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Écureuil

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Écureuil


L'appellation « Écureuil » s'applique en français à plusieurs taxons distincts.

Description de cette image, également commentée ci-après

Dessin d'« écureuil »

Taxons concernés

Dans la famille des Sciuridae :

  • genre Myosciurus (écureuils pygmées d'Afrique)
  • genre Sciurus (écureuils communs,
    dont l'écureuil roux d'Eurasie et l'écureuil gris)
  • genre Tamias
    (dont les écureuils de Corée)
  • genre Tamiasciurus
    (écureuils roux d'Amérique du Nord)
  • genre Ratufa (écureuils géants)
  • genre Spermophilus
    (écureuils terrestres - certaines espèces)
  • etc.

Écureuils volants :

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Le terme écureuil [ekyʁœj] est un nom vernaculaire ambigu qui désigne en français de nombreuses espèces de rongeurs grimpeurs de taille moyenne, parfois même « volants ». Leur queue, plus ou moins touffue selon les espèces, forme un panache ou un plumeau caractéristique. Ils appartiennent presque tous à la famille des Sciuridés, qui comprend aussi les chiens de prairies et les marmottes, mais quelques écureuils volants font partie de la famille des Anomaluridés.

La queue en panache de l'écureuil et son acharnement à faire des provisions pour l'hiver ont contribué à sa popularité et en ont fait un animal emblématique souvent présent dans la symbolique et la culture.

Sommaire

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Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme écureuil vient du latin scūriolus, lui-même emprunté au grec ancien σκίουρος, composé de σκὶα, qui signifie « ombre, » et d'οὐρά, qui signifie « queue »1. Suivant les régions et les époques, ce terme a pris plusieurs formes : escureul, escuireul, escuriel, escuriuel1.

Systématique[modifier | modifier le code]

Les écureuils appartiennent le plus souvent à la famille des Sciuridae qui comprend aussi des animaux appelés funisciures, héliosciures, tamias et parfois rats ( rat palmiste).

D'autres écureuils volants sont des rongeurs de la famille des Anomaluridae.

Physiologie, comportement et écologie[modifier | modifier le code]

Les caractéristiques générales des écureuils sont celles des rongeurs de la famille des Sciuridés, ou des Anomaluridés pour certains écureuils volants, avec des nuances pour chaque espèce : voir les articles détaillés pour plus d'informations sur leur comportement ou leur physiologie respective.

Il y aurait 264 espèces recensées dans le monde dont 56 % sont arboricoles, 12,5 % sont terrestres et 31,5 % volantes. Ils ne sont absents que d'îles et de certains archipels, de l'Australie et de la pointe sud de l'Amérique, ainsi que d'une zone concernant l'Est de l'Afrique du Nord et une partie du Moyen-Orient2.

Leur taille varie de 13 pour les écureuils pygmées d'Afrique à 90 pour les écureuils géants d'Asie.

Les écureuils vont généralement avoir une à deux portées dans l'année. Le nombre de petits issus de ces portées dépendra de l'espèce. Bien que les petits voient le jour sans fourrure, aveugles et sans dents, ils grandissent vite pour arriver à l'aspect que nous connaissons.

Caractéristiques communes[modifier | modifier le code]

Leur queue, plus ou moins touffue selon les espèces, forme un panache ou un plumeau caractéristique; ils ont la faculté de sauter de branche en branche.

Sur tous les continents, en raison de leur mode de vie, les écureuils semblent jouer des fonctions écosystémiques importantes, notamment en « oubliant » des graines qui germent d'autant mieux qu'elles sont parfois enterrées par ces animaux dans des trous où elles sont mises en contact avec des champignons symbiotes. On a récemment montré3 que les écureuils consomment (de nuit surtout pour certaines espèces et toute l'année pour les espèces testées) dans les régions froides et tempérées une grande quantité de champignons, contribuant ainsi à la propagation des spores de ces champignons, dont certains ne font que des fructifications souterraines (truffe du cerf par exemple).

Noms français et noms scientifiques correspondants[modifier | modifier le code]

Liste alphabétique des noms vulgaires ou des noms vernaculaires attestés en français4.
Note : certaines espèces ont plusieurs noms et, les classifications évoluant encore, certains noms scientifiques ont peut-être un autre synonyme valide. En gras, les espèces les plus connues des francophones.

État, pressions (et réponses), dynamiques de populations[modifier | modifier le code]

De nombreuses espèces sont en régression du fait de la dégradation ou destruction ou fragmentation écologique de leur habitat. Le phénomène de roadkill (animaux écrasés sur les routes) peut être limité par la construction d'« écureuilloducs » (passerelles de cordes faisant efficacement office d'écoduc leur permettant de traverser les routes en sécurité).

Quelques espèces introduites ou s'étant adaptées aux contextes urbains prospèrent (ex : écureuil gris en Angleterre), au détriment de l'écureuil roux en Europe (Royaume-Uni et Italie principalement) qui régresse face à l'écureuil gris considéré comme invasif et qui fait aussi des dégâts sur les arbres qu'il écorce en période de sécheresse (pour boire la sève semble-t-il).

Des études récentes montrent que beaucoup d'écureuils sont significativement mycophages9. La régression des champignons, en particulier en forêt gérée avec la régression du bois-mort et de la naturalité des milieux, ou l'empoisonnement par bioaccumulation de métaux ou radionucléides bioconcentrés par les champignons (à la suite des retombées des essais nucléaires, puis de la catastrophe de Tchernobyl par exemple), ou à la suite de l'intensification des pratiques sylvicoles10,11, cette régression donc, pourrait peut-être expliquer la régression de certaines populations d'écureuils.

L'écureuil dans la culture[modifier | modifier le code]

Symbolisme de l'écureuil[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Petit-gris (écureuil).

tenture brodée à l'écureuil

Tenture marquée de l'écureuil de Nicolas Fouquet au château de Vaux-le-Vicomte

Un écureuil rouge sur fond jaune

Blason d'un quartier de Tübingen

En Europe, les écureuils étaient considérés autrefois avec une grande méfiance. Les mythes des Germains du Nord relatent l'existence d'un écureuil appelé Ratatöskr (« dent de rat ») qui ne cessait de monter et de descendre sur le tronc de l'arbre du monde Yggdrasil (voir Frêne) et semait la discorde entre l'aigle installé sur sa cime et le serpent Nidhogr, en racontant à chacun ce que l'autre avait dit de lui. L'écureuil fut aussi rapproché du dieu germain Loki. Cet animal roux qui fuit sans cesse à toute vitesse et ne se laisse jamais attraper fut considéré à l'époque chrétienne comme une véritable incarnation du Diable12.

Pour les indiens d'Amérique, avoir la force de l'écureuil se dit de l'homme qui est toujours en mouvement. Rêver d'un écureuil est une invitation à se préparer pour un grand changement13. Il apprend aussi à réserver son énergie pour un besoin ultérieur mais aussi à réserver son jugement pour l'avenir14.

En héraldique, l'écureuil est le symbole de la prévoyance, de l'agilité, de la vivacité et de l'indépendance ou bien encore des contrées boisées15. S'il est d'azur, il symboliserait la foi dans le commerce, s'il est de sable il symboliserait « un homme juste qui corrige les vices »16.

Nicolas Fouquet, intendant général des finances de Louis XIV, portait sur ses armes un écureuil (fouquet en dialecte gallo) accompagné de la devise Quo non ascendet ? (« Jusqu'où ne montera-t-il pas ? » en latin).

Expression : « agile comme un écureuil »

L'écureuil dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

L'image de l'écureuil accumulant ses noisettes est souvent associée à l'idée d'épargne, ce qui explique le logo du Groupe Caisse d'épargne.

Cet animal est également l'emblème de l'équipe nationale de football du Bénin.

C'est un terme qui entre dans la composition de plusieurs noms vernaculaires de poissons (comme merluche-écureuil, le genre Sargocentron), d'autres mammifères (comme singe-écureuil) et d'un papillon de nuit.

Selon les croyances populaires suisses, l'écureuil est aussi appelé « Heidy ». En effet, selon la légende, « Heidi » aurait recueilli un écureuil en descendant chercher du lait en bas de la vallée.

Par analogie avec les anciennes cages destinées à maintenir ces animaux en captivité, incluant généralement une roue pour leur permettre de faire de l'exercice, on nomme familièrement les grues médiévales à roue une « cage à écureuil ».

Fiction[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des écureuils de fiction.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Définitions lexicographiques et étymologiques de « écureuil » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  2. () Les écureuils introduits en France et en Europe occidentale : de la connaissance à la prévention Actes du Forum des gestionnaires du 16 mars 2007 (31 p)
  3. Marc D. Meyer, Malcolm P. North, and Douglas A. Kelt ; Fungi in the diets of northern flying squirrels and lodgepole chipmunks in the Sierra Nevada ; Can. J. Zool. 83: 1581–1589 (2005) doi: 10.1139/Z05-156
  4. Attention aux appellations et traductions fantaisistes circulant sur l'Internet
  5. Message du ministre sur Nature et biodiversité algérienne.
  6. Écureuil terrestre de Barbarie
  7. ()()() Liste des espèces CITES, Référence aux annexes de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Revue et corrigée par Tim Inskipp & Harriet J. Gillett. 2003. Lire le document pdf p.90
  8. D. Sheil et E. Meijaard. La vie reprend après les abattages OIBT Actualités des Forêts Tropicales 13/2 2005. Lire le document pdf
  9. () Marc D. Meyer, Malcolm P. North, and Douglas A. Kelt ; Fungi in the diets of northern flying squirrels and lodgepole chipmunks in the Sierra Nevada ; Can. J. Zool. 83: 1581–1589 (2005) doi: 10.1139/Z05-156
  10. () Carey, A.B., Kershner, J., Biswell, B., and Dominguez de Toledo, L. 1999. Ecological scale and forest development: squirrels, dietary fungi, and vascular plants in managed and unmanaged forests. Wildl. Monogr. No. 142. 1–71.
  11. () Carey, A.B., Colgan, W., Trappe, J.M., and Molina, R. 2002. Effects of forest management on truffle abundance and squirrel diets. Northwest Sci. 76: 148–157.
  12. d'après l'Encyclopedie des symboles La Pochothèque, Le livre de poche,
  13. Les symboles des animaux dans la croyance indienne
  14. Les animaux totems
  15. écureuil sur le site Au blason des armoiries.
  16. L. Foulques-Delanos, Manuel héraldique ou Clef de l'art du blason(Avertissement), Limoges, oct. 1816]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Émulateur de système de jeux vidéo

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image illustrant le jeu vidéo image illustrant un logiciel

Cet article est une ébauche concernant le jeu vidéo et un logiciel.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) (voir l’aide à la rédaction).

Un émulateur de système de jeux vidéo est un programme informatique qui permet à un ordinateur ou à une console de jeux vidéo d'émuler le comportement d'une autre console de jeux vidéo, ou d'un système d'arcade.

Ces émulateurs sont surtout utilisés pour jouer à de vieux jeux vidéo sur des ordinateurs personnels et sur des consoles de jeux actuelles, mais ils sont aussi utilisés pour jouer à des jeux traduits dans d'autres langues ou à des jeux modifiés appelés « hack ». Ces émulateurs sont également utiles pour le développement de démos faites maison et de nouveaux jeux pour les anciennes consoles.

Sommaire

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Émulation de jeu[modifier | modifier le code]

Les extractions des jeux de consoles, sous forme de fichier, sont couramment appelées ROM. L'extension des fichiers ainsi que les renseignements concernant le jeu sont généralement indiqués dans le nom du fichier. Il s'agit d'une nomenclature particulière qui s'est imposée d'elle-même afin d'apporter des précisions utiles et importantes à la ROM et ainsi d'en faciliter son partage avec d'autres utilisateurs. Ces codes, devenus standards, sont régis par le GoodXXXX.

Une ROM peut par exemple être nommée Arkanoid (Bung) (PD) [C].gbc

Émulation de consoles de jeux[modifier | modifier le code]

Dans ce contexte les systèmes de stockage de la console sont appelés des ROM, car dans les consoles de jeux (d'arcades ou autres) les programmes de jeux étaient effectivement stockés dans des mémoires mortes (soit sur la carte mère, soit dans des cartouchesenfichables). Pour les machines utilisant comme support le CD-ROM ou le DVD, on utilise généralement le terme ISO.

Il est également possible d'émuler une console de jeu sur une autre console de jeu, par exemple, un émulateur qui permet de jouer aux jeux NES (Nintendo Entertainment System) sur une PlayStation.

Émulation de systèmes d'arcade[modifier | modifier le code]

Certains programmeurs se sont spécialisés dans l'émulation des systèmes inclus dans les bornes d'arcade (ces meubles de jeux vidéo que l'on trouve souvent dans les bars).
Ce secteur est dominé par un projet célèbre et vivant nommé MAME, très structuré autour d'une équipe de développeurs réguliers et efficaces.

Popularisation de l'émulation[modifier | modifier le code]

Les émulateurs étant devenus très populaires au milieu des années 1990, une très grande communauté de fans et de programmeurs s'est formée sur l'Internet, ce qui a popularisé plusieurs sites web dédiés à l'émulation. Les artefacts de cette « culture de l'émulation » commencent à faire l'objet d'un effort de conservation. Le site web EmuWiki.com, l'encyclopédie de l'émulation a pour vocation de recenser l'ensemble des émulateurs ayant existé (toutes plateformes confondues) ainsi que leur historique respective, leur programmeur, et plus particulièrement vise à promouvoir la conservation des artefacts de la culture de l'émulation de ses débuts à aujourd'hui. Le site détaille largement les différentes versions distribuées pour chaque émulateur ainsi que le contenu de chaque mise à jour (par exemple, la révision complète de l'histoire de Final Burn1 ou de Basilisk II2).

Le problème légal des ROM[modifier | modifier le code]

Sur les consoles de jeu et les bornes d'arcade, le logiciel du jeu et le système d'exploitation de la machine sont enregistrés sur des mémoires mortes (ROM - de l'anglais Read Only Memory) soudées dans la machine, ou sur une cartouche. L'émulateur permet techniquement de faire fonctionner le jeu sans utiliser la console, cependant le contenu des ROM n'est pas fourni avec l'émulateur - pour des raisons de droit d'auteur, or ce contenu est indispensable à l'utilisation du jeu.

Le fait de copier le contenu d'une ROM et de la vendre ou la distribuer sans l'accord de son auteur est assimilé à de la contrefaçon et est illégal, les auteurs qui autorisent la copie sont rares.

La copie de ROM est autorisée si la durée du copyright est passée.

Les auteurs de l'émulateur MAME recommandent d'attendre au minimum 3 ans depuis le début de la commercialisation du jeu, cependant cette règle empirique n'a aucune base juridique3.

La distribution légale[modifier | modifier le code]

La distribution légale, effectuée avec l'accord de l'auteur, et parfois son soutien, est l'exception plus que la norme.

  • Les auteurs des jeux Gridlee et Robby Rotto sont parmi les seuls auteurs qui autorisent la distribution gratuite et la copie des ROM de leurs jeux.
  • Les sociétés Capcom et Atari mettent à disposition le contenu des ROM de leurs anciens jeux qui ne sont plus disponibles dans le commerce.

Distribution alternative[modifier | modifier le code]

  • Des CD ou des DVD contenant un grand nombre de copies de ROM sont vendus par l'intermédiaire de sites de vente en ligne.
  • Des copies de ROM sont distribuées via des forums, comme Usenet.

La distribution d'une ROM est libre une fois la durée du copyright passée. L'extraction de la ROM ou la création d'un ISO d'un jeu en sa possession est en revanche légale dans un but de copie privée ou de compatibilité technique (lancement sur un émulateur par exemple).

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'histoire de l'émulateur Final Burn, EmuWiki.com - L'encyclopédie de l'émulation.
  2. L'histoire de l'émulateur Basilisk II, EmuWiki.com - L'encyclopédie de l'émulation.
  3. () « »
  • Next Generation 43 Juillet 98 p.20-21 - Emulation: Harmless or Lawless

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Patinage artistique

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Patinage artistique

Description de l'image Figure skating pictogram.svg.

Données clés
Fédération internationaleISU (fondée en 1892)
Sport olympique depuis1908

Description de cette image, également commentée ci-après

Angela Nikodinov (É.-U.) en layback

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Le patinage artistique est un sport et un art exécuté sur la glace (synthétique ou artificielle) avec des patins à lames.

Ce sport est particulièrement populaire en Amérique du Nord, en Europe et en Asie (particulièrement au Japon). D'après Médiamétrie, c'est le seul sport à être davantage regardé par les femmes que par les hommes.

Sommaire

[masquer]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot « patin » vient du grec πᾰτεῖν [patein] qui signifie « marcher ». Le mot anglais skate vient du néerlandais schaats, qui veut dire « os de la jambe ».

Historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du patinage artistique.

Premiers patins hollandais

Les premiers patins à glace sont constitués d'os de bœuf ou d'autre animal en lame mince et polie. Ils sont utilisés comme moyen de locomotion. Les premières lames en acier apparaissant ensuite permettent au patinage de devenir un véritable divertissement, comme en témoigne la peinture hollandaise.

Scène de patinage en Hollande

1813 : publication à Paris de l’ouvrage de Jean Garcin : « Le vrai patineur ou les principes sur l’art de patiner avec grâce », qui pose les premières bases du patinage dit « artistique ».

1879 : la première édition des championnats de Grande-Bretagne de patinage artistique se tient le 8 décembre.

1882 : à l’occasion de la première compétition de patinage artistique à Vienne, le patineur Norvégien Axel Paulsen invente la figure de l’axel.

1891 : première édition des championnats d’Europe de patinage artistique et de patinage de vitesse à Hambourg.

1892 : fondation de l'Union internationale de patinage (UIP), également appelée ISU (International Skating Union), en juillet. À la suite de l'invitation des Pays-Bas, 15 délégués des pays européens se réunissent à Scheveningenpour établir les règles du sport. Paris attendra jusqu'à cette date avant de se doter d'une patinoire artificielle : le « Pôle Nord ».

1894 : le Canada rejoint les rangs de l'Union internationale de patinage.

Le couple britannique Edgar et Madge Syers, Jeux olympiques 1908

9-10 février 1896 : première édition des championnats du monde de patinage artistique à Saint-Pétersbourg.

1898 : le Suédois Ulrich Salchow reste dans les mémoires en passant sa figure, le «Salchow».

1902 : en l'absence de clause excluant les femmes, première participation au championnat du monde de Madge Syers, qui se classe seconde1.

1903 : l'ISU exclut les femmes, en prévoyant qu'elles participent à un championnat féminin séparé.

1906 : organisation de la première épreuve féminine aux championnats du monde.

1908 : les couples apparaissent en compétition à l'occasion des débuts olympiquesOlympic flag.svg du patinage artistique.

La grande figure du patinage de l'entre-deux-guerres est une femme, Sonja Henie (trois titres olympiques et dix fois championne du monde), qui révolutionne la discipline.

1950 : début de la danse sur glace en compétition officielle aux championnats du monde de Londres.

1976 : début officiel de la danse sur glace aux Jeux olympiques à Innsbruck, Autriche.

1986 : Naissance de Patinage Magazine, le seul magazine français consacré au patinage artistique.

1995-1996 : début de la série du Grand Prix ISU.

1999 : création des premiers Championnats des Quatre Continents pour l'Amérique, l'Asie, l'Afrique et l'Océanie.

2000 : premier championnat du monde de patinage synchronisé à Minneapolis, États-Unis.

2002 : scandale lors de la compétition en couple lors des Jeux olympiques de Salt Lake City. Deux médailles d'or attribuées pour la première fois de l'histoire du patinage olympique aux couples Salé/Pelletier (CAN) et Berezhnaya/Sikharulidze (RUS). Cet événement précipita la mise en place d'un nouveau système de pointage qui était en ébauche.

2003 : test du nouveau système de pointage CoP pour les compétitions du Grand Prix ISU seniors.

Équipement[modifier | modifier le code]

Les Patins[modifier | modifier le code]

  • Lames de patins - carre dehors, carre dedansLa lame de patinage est courbée de l'avant vers l'arrière, créant ainsi un arc de cercle dont le rayon principal, appelé berceau, varie entre 1,83 m et 2,94 m. Récemment, des lames paraboliques ont été conçues pour augmenter la stabilité du patineur sur la glace. La lame a aussi une coulisse/un creux au centre sur sa longueur; un creux sur le dessous de la lame la divise en deux carres distinctes, l'extérieur (dehors) et l'intérieur (dedans). L'aisance et la facilité, regroupés avec la puissance de poussée et de glisse démontrés par les patineurs d'élite viennent en fait de l'utilisation adéquate des carres afin de générer de la vitesse à moindre effort.
  • Les patins de patinage artistique diffèrent des patins de hockey en ayant un arsenal de dents de pointe (improprement appelées griffes) de forme et de dimensions diverses à l'avant de la lame. Les dents sont utilisées principalement pour les sauts et ne devraient pas être utilisées durant les poussées ou les pirouettes. Le design des dents a beaucoup évolué au cours des dernières années et inclut une rangée de dents additionnelles sur chacun des côtés de la lame, appelées K-Pick et inventées par Pieter Kollen.
  • Les bottines de patinage sont fabriquées traditionnellement à la main à partir de plusieurs couches de cuir. Depuis quelques années, les bottines faites à partir de matériaux synthétiques se moulant à la chaleur sont devenues très populaires auprès de plusieurs patineurs. Combinant solidité et légèreté, ces bottes sont plus faciles à « casser ». Les derniers développements en matière de chaussures reposent sur l'utilisation d'une bottine articulée à la cheville (modèle Proflex conçu par la compagnie Jackson Ultima), procurant un support latéral tout en permettant plus de flexibilité et d'amplitude de mouvement. Les lames sont montées sur la semelle, fixée sur la plaquette avant et sur la plaquette arrière par des vis. Habituellement, les patineurs de haut niveau utilisent des patins faits sur mesure pour eux par des spécialistes de renommée mondiale.
  • Des protège-lames sont installés sur les lames, quand le patineur doit marcher avec ses patins en dehors de la glace. Les protège-lames protègent contre la poussière et/ou la surface du plancher qui pourrait abîmer l'aiguisage ou faire des encoches.
    • Des protège-lames en linge (parfois appelés pantoufles ou crevettes) sont utilisés après les entraînements pour absorber la condensation et protéger les lames de la rouille.

Les Costumes[modifier | modifier le code]

  • Les coussins fessiers (pads) sont d'autres pièces d'équipement utilisés en patinage. Ces rembourrures sont placées à l'intérieur des collants ou des pantalons afin d'amoindrir l'impact des chutes durant la période d'apprentissage de nouveaux sauts.
  • L'habillement porté lors des pratiques varie de pantalons, jupes, collants, robes, vêtements une-pièce, pirouettes, tous flexibles afin de modeler les lignes du patineur et permettre toute l'amplitude de mouvement.
    • Lors des compétitions, les vêtements doivent être sportifs et de bon goût, les costumes de type théâtral étant proscrits (entraînant une déduction). De nos jours les tenues (bien que de plus en plus originales) n’entraînent plus aucune déduction et les filles peuvent porter des pantalons depuis la saison 2005 - 2006.
  • Quelques patinoires possèdent un harnais afin d'aider les patineurs à apprendre de nouveaux sauts dans un environnement sécurisé. L'entraîneur assiste le saut du patineur en le soulevant de terre à l'aide d'un système de poulies (fixées au plafond ou à l'aide d'un harnais mobile).

Patinoires et glaces[modifier | modifier le code]

Canal Rideau à Ottawa

Les premières patinoires furent naturellement les étangs et les rivières. La préparation de la surface était parfois difficile et soumises aux conditions météorologiques, ce qui explique les débuts du patinage dans les régions plus adaptées à la formation de glace de qualité. Par exemple, dans les annales de 1844 du club de Philadelphie, on peut y lire que l'équipement de sauvetage devait être présent sur les lieux en cas de trous dans la glace. Au Canada, l'épaisseur de la glace n'était pas un problème; c'était plutôt la neige qui encombrait les surfaces. Alors en 1860 fut inaugurée en grande pompe la première patinoire au monde. Le Glacarium, la première patinoire avec surface artificielle vit le jour à Londres en 1876, à Chelsea. Le développement d'autres patinoires s'avérait crucial pour l'expansion de ce sport.

  • Le plus gros stade jamais construit : Tokyo, Japon (1960). Superficie : 4 000 mètres2.
  • Plus grande surface glacée au monde : Japon (1967). Superficie : 15 400 mètres2.

De nos jours, on retrouve des patinoires non seulement au Canada, aux États-Unis, en Suède ou dans d'autres pays adeptes du hockey ou du patinage, mais un peu partout dans le monde, comme en Espagne ou en Afrique (en Côte d'Ivoire).

Les compétitions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Compétitions de patinage artistique.

Il existe de nombreuses compétitions dont les championnats nationaux, mais également les compétitions internationales généralement endossées par l'ISU dont les Grand Prix ISU, les championnats d'Europe, des Quatre Continents, du monde et les Jeux olympiques.

Les compétitions séparent les patineurs en quatre disciplines :

  • patinage individuel pour dames
  • patinage individuel pour hommes
  • patinage en couple (aux sauts s'ajoutent alors, entre autres, des portés)
  • danse sur glace (réalisée en couple, elle se distingue du patinage en couple par l'absence de sauts et le respect des rythmes de danses classiques comme la valse, le tango, etc.)

Les épreuves de chacune de ces disciplines sont séparées en deux parties: le programme court (il dure 2 min 30 à 2 min 50 s maximum et inclue certains éléments obligatoires) et le programme libre (durée de 4 min à 4 min 30 s, chorégraphie libre). La somme des scores de ces deux programmes donne le score total sur lequel est basé le classement final et le podium. Lors des compétitions les plus importantes, comme les championnats du monde, une première sélection est réalisée après le programme court et seuls les meilleurs participent ensuite au programme libre.

La notation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jugement du patinage artistique.

L'« ancien » système de jugement mis en place en 1905, nommé 6.0, ayant essuyé de nombreuses critiques, notamment lors du scandale des Jeux olympiques d'hiver de 2002, un nouveau système de jugement nommé CoP (Code of Points) a été mis en place pour toutes les compétitions ISU à la saison 2004 - 2009 et utilisé lors des Jeux olympiques d'hiver de Turin en 2006.

Les figures[modifier | modifier le code]

Les sauts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des sauts de patinage artistique.

  • Les sauts de carre
  • Une combinaison de sauts est un enchaînement de deux ou trois sauts consécutifs, avec prise d'appel du deuxième saut sur la carre de réception du premier saut et ainsi de suite. On peut combiner le premier saut avec un saut de boucle, ou avec un boucle piqué.
  • Une séquence de sauts est un enchaînement de sauts (2 ou plus) liés par des petits pas, tout en gardant un rythme. Il ne peut y avoir plus de 360 degrés de rotation entre l'atterrissage du premier saut et l'appel du deuxième saut pour que la séquence soit valable. Les croisés, mocs et virages 3 sont interdits.
  • Les mouvements de sauts sont des « petits » sauts, non considérés comme éléments, mais plutôt comme des mouvements de liaison :
    • Sauts écartés (demi-flip écarté, flip écarté)
    • Saut à la russe (russian split)
    • Saut de biche (stag)
    • Walley
    • Tour jeté (improprement appelé Feuille qui tombe) (calque du mot anglais falling leaf)
    • Saut de lapin/pas de géant
    • Saut de trois

Les pirouettes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des pirouettes de patinage artistique.

  • Les trois pirouettes de base :
    • La pirouette debout (incluant la cambrée)
    • La pirouette assise
    • La pirouette allongée ou pirouette arabesque
  • Les pirouettes sautées
    • Toute pirouette de base incluant un saut à l'entrée.
  • Les combinaisons de pirouettes incluent au minimum un changement de position et/ou de pied et/ou de carre.

Les pas et retournements[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des pas de patinage artistique.

  • Les retournements
    • Le trois
    • Le double-trois
    • L'accolade (bracket)
    • Le mohawk
    • Le choctaw
    • La contre-accolade (rocker)
    • Le contre-trois (counter)
    • La boucle
    • La volte (twizzle)
    • Le pivot
    • La voiture
  • Les pas
    • Le croisé
    • Le chassé
    • Le roulé
    • Le progressif
    • Le pas de valse
  • Il existe trois dessins de suites de pas (jeu de pieds) :
    • en ligne droite (médiane, diagonale)
    • en serpentin (deux ou trois lobes)
    • circulaire

Les attitudes et mouvements de transition[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des attitudes et mouvements de transition de patinage artistique.

Yu-Na Kim réalisant un Ina Bauer, à Skate Canada 2006
  • La fente / La fente cambrée
  • La fente électrique (popularisée par Ivan Lopchenko)
  • L'arabesque
  • La fenêtre
  • Le tir au canard / la chaise
  • La royale
  • L'aigle - royal
  • Le Besti-squat
  • La fente Ina Bauer
  • La dedans Gilletti ou cygne
  • La Biellman
  • Le Y / Le Y inversé
  • La canadienne

L'hydroblading ou l'araignée se réfère à des positions exécutées sur une carre profonde avec le corps le plus près de la glace que possible dans le plan horizontal.

Les portés ou levées[modifier | modifier le code]

Tatiana Totmianina & Maxim Marinin (Russie)

L'ISU a regroupé les types de portés ou levées en 5 différents groupes, selon le niveau de difficulté :

  • Groupe 1 – Portés/levées avec prise sous les bras
  • Groupe 2 – Portés/levées par la taille
  • Groupe 3 – Portés/levées par la hanche
  • Groupe 4 – Portés/levées main dans la main
  • Groupe 5 – Portés/levées lasso main dans la main

Les spirales[modifier | modifier le code]

Le partenaire exécute un pivot tout en tenant sa partenaire qui tourne autour de lui. Il existe plusieurs figures spiralées en couple, dont quatre spirales « classiques », popularisées par le couple russe des Protopopov. Ces figures sont classées ici en ordre de difficulté :

  • avant intérieure = spirale de la vie ;
  • arrière intérieure = spirale cosmique ;
  • arrière extérieure = spirale de la mort ;
  • avant extérieure = spirale de l'amour.

Athlètes marquants[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des personnalités du patinage artistique.

Surya Bonaly (France), vice-championne du monde en 1993, 1994 et 1995

Brian Joubert (France), champion du monde en 2007

Stéphane Lambiel (Suisse), vice-champion olympique en 2006, champion du monde en 2005 et 2006

Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron (France), champions du monde en 2015 et 2016

Palmarès[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Championnats du monde ISU de patinage artistique » [archive], sur skatecanada.ca, (consulté le 27 juillet 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sports dans lesquels des patins sont utilisés

Freestyle sur glace

Autres sports de glace
Hors glace

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Star Trek

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Star Trek (homonymie).

Logo de la série télévisée Star Trek.

Star Trekn 1 est un univers de science-fiction, créé par Gene Roddenberry en 1966, qui regroupe sept séries télévisées qui comptabilisent 731 épisodesn 2 (soit plus de cinq cent trente heures de programme), treize longs métragesn 3, des centaines de romans, de bandes dessinées et des dizaines de jeux vidéo, ainsi qu'une fanfiction importante. Elle est, de manière plus prosaïque, une franchise de télévision et de cinéma appartenant à Paramount Pictures, propriété de la compagnie CBS.

Dans l'univers Star Trek, l'humanité développe le voyage spatial à vitesse supraluminique, grâce à un moteur à distorsion, à la suite d'une période post-apocalyptique du milieu du XXIe siècle (voir le Jour du Premier Contact). Plus tard, l'homme s'unit à d'autres espèces intelligentes de la galaxie pour former la Fédération des planètes unies. À la suite d'une intervention extraterrestre, et grâce à la science, l'humanité surmonte largement ses nombreux vices et faiblesses terrestres, au XXIIIe siècle. Les histoires de Star Trek dépeignent souvent les aventures d'êtres humains et d'espèces extra-terrestres qui servent dans Starfleet, ainsi que les nombreux contacts de ceux-ci avec d'autres civilisations.

Les protagonistes, dont les idéaux sont parfois imparfaitement appliqués aux dilemmes présentés dans la série, sont essentiellement altruistes. Les conflits et les dimensions politiques de Star Trek forment des allégories pour des réalités culturelles contemporaines ; la série télévisée originale de Star Trek aborde les questions des années 1960, tout comme, plus tard, des séries dérivées ont reflété des questions de leurs époques respectives. Les problèmes soulevés dans les différentes séries sont : la guerre et la paix, l'autoritarisme, l'impérialisme classique, la lutte des classes, l'eugénisme, la géopolitique, le racisme, les droits de l'homme, le sexisme, le féminisme et le rôle de la technologie1.

Sommaire

Histoire

La Terre, berceau de l'humanité et siège de Starfleet.

L'univers Star Trek dépeint un futur optimiste, utopique, dans lequel l'humanité a éradiqué la maladie, l'injustice, le racisme, la pauvreté, l'intolérance et la guerre sur Terre, où la paix règne. Elle s'est également unie à d'autres espèces intelligentes de la galaxie. Les personnages explorent l'espace, à la recherche de nouveaux mondes et de nouvelles civilisations et s'aventurent « là où aucun homme, là où personne, n'est jamais allé ».

Emblème de Starfleet.

Bien que la première série n'ait pas rencontré un grand succès lors de sa diffusion, il est apparu que cet univers suscitait beaucoup d'enthousiasme chez un public particulier de fans, les Trekkies ou Trekkers scolarisés. Ces amateurs inconditionnels ont fait le succès des rediffusions et créé un marché pour les séries suivantes et autres films fondés sur le travail de Gene Roddenberry. Star Trek reste, au XXIe siècle, un des divertissements de science-fiction les plus populaires de la télévision.

Les histoires de Star Trek font partie intégrante de la culture américaine. À la suite d'une opération de lobbying des fans de la série, la NASA a accepté de nommer Enterprise le prototype de la navette spatiale.

Plusieurs épisodes de la première série se fondent sur une confrontation entre une puissance supérieure, généralement une race extraterrestre avancée (possédant souvent de formidables pouvoirs mentaux), avec une technologie de pointe, et un être humain ayant acquis, dans des circonstances particulières, des pouvoirs inhabituels, parfois avec un dieu. Souvent, le but de la puissance en question est d'asservir (ou de détruire) le vaisseau et son équipage, mais tous deux sont sauvés par le capitaine James T. Kirk (James R. Kirk dans le premier épisode de la série, Où l'homme dépasse l'homme), qui est interprété par l'acteur William Shatner. Un cas exceptionnel est l'épisode fameux des Tribbles qui, avec humour, fait entrevoir une autre série de thèmes possibles sur les divers points de vue des espèces ou sur l'environnement. Parfois le scénario est inversé, et les entités « supérieures » « moralisent » les humains (Arena, Les Arbitres du cosmos, L'Impasse). Certains épisodes font appel à des scénaristes réputés (par exemple Robert Bloch sur trois épisodes, dont celui concernant Jack l'Éventreur).

Il n'y a pas d'histoire se prolongeant tout le long de la série originale (contrairement à la série dérivée Deep Space Nine, ou, dans une moindre mesure, Voyager), chaque épisode formant une structure close, séparée des autres, le seul élément de continuité étant la distribution et certains ennemis récurrents comme les Klingons. Tous les épisodes sont au format 52 minutes, sauf l'épisode La Ménagerie, en 2 x 52 minutes, en raison de la réutilisation du premier pilote The Cage, qui fait référence à un couple (équipage, vaisseau) plus ancien.

Drapeau de la Fédération des planètes unies

La société utopique, la Fédération des planètes unies (FPU), dépeinte dans Star Trek, se fonde sur une « économie de l'abondance », autorisant un progrès des sciences et des technologies. Cette abondance permet, aussi, à chacun, de satisfaire presque tous ses besoins et désirs. Le travail et le commerce ne sont pas nécessaires, l'argent n'existe plus. Les émotions négatives, comme l'avarice ou la jalousie, y sont quasiment inexistantes.

Roddenberry était partisan d'une politique égalitaire et a fréquemment utilisé les épisodes pour présenter sa vision d'une société utopique, basée sur ces principes. La série originale, par exemple, possède un membre d'équipage féminin afro-américain : Nyota Uhura, rôle interprété par l'actrice Nichelle Nichols, une des premières femmes afro-américaines à tenir un rôle principal à la télévision américaine. Il fait également intervenir un personnage originaire de RussiePavel Chekov, interprété par Walter Koenig — et ce en pleine guerre froide entre les États-Unis et l'Union soviétique. Le premier officier vulcain M. Spock, joué par Leonard Nimoy, n'a pas eu, tout d'abord, les faveurs des cadres de la chaîne sous le prétexte que son aspect vaguement satanique pouvait s'avérer trop inquiétant pour le public, mais M. Spock est devenu l'un des personnages les plus populaires de la série originale.

Pour illustrer cette vision idéaliste, le premier pilote de la série, The Cage, a été refusé parce que le commandant en second de l'Enterprise était joué par une femme (Majel Barrett, alias l'infirmière Christine Chapel dans Star Trek puis Lwaxana Troi dans Star Trek : La Nouvelle Génération), ce que la Paramount a jugé « irréaliste ».

De même, pour faire accepter à la Paramount l'actrice noire Nichelle Nichols, qui était pourtant une artiste reconnue en Angleterre, Roddenberry a dû recourir à un chantage devenu classique : « She stays or I leave! » (« Elle reste ou je pars ! »). En outre, le baiser échangé entre celle-ci et le capitaine Kirk, dans l'épisode 3-10 (La Descendance), met alors en œuvre un contrôle mental comme prétexte pour briser ce tabou du premier baiser interracial de la télévision américaine2,3,4. L'épisode fut diffusé le 22 novembre 1968, alors que la sortie nationale du film Devine qui vient dîner ? datait déjà cependant du 12 décembre 1967. Un courrier impressionnant fut à l'époque adressé à la Paramount qui craint même, un moment, une fin de diffusion dans les États du Sud. Lors d'une rencontre particulière entre Nichelle Nichols et Martin Luther King, ce dernier dissuada l'actrice de quitter la série, arguant qu'elle représentait une icône importante pour les mouvements noir et féminin. Son personnage a été recruté uniquement pour ses capacités, et sur aucun autre critère à bord de l'Enterprise5. En pleine guerre froide, la série présente également le Russe Chekov et l'Américain Kirk travaillant sereinement avec le Japonais Sulu6.

Le vaisseau spatial Enterprise du capitaine Kirk, chargé d'une mission d'exploration interstellaire de cinq ans (réplique située dans la ville de Vulcan Alberta, Canada).

Presque dix années se sont écoulées entre la fin de la première série et le premier film de cinéma. Dans l'intervalle, de nombreux romans ont été publiés par des auteurs multiples. L'univers de Star Trek a survécu à une longue traversée audiovisuelle du désert, grâce à l'écriture. Il s'est également enrichi par le partage et le travail collectif. Sauvée une première fois par ses fans, maintenue et développée par une collectivité informelle d'auteurs, l'utopie de Star Trek se trouve autant dans sa naissance que dans son contenu.

En 1987, une nouvelle série est lancée, Star Trek : La Nouvelle Génération (Star Trek : The Next Generation ou ST : TNG), comportant un nouvel équipage. Contrairement à la série originelle, ST : TNG décrit un univers dans lequel la plupart des races rencontrées sont équivalentes, d'un point de vue technologique, et un nombre important d'épisodes n'est plus basé sur le concept de « premier contact », mais sur de nouveaux arguments, tels que les paradoxes du voyage temporel, ainsi que les univers parallèles.

La Directive Première (Prime Directive), qui contraint la Fédération à ne pas interférer dans l'évolution des espèces moins évoluées, prend plus d'importance dans cette série. Elle est l'occasion de cas de conscience, lorsque des espèces menacées de destruction ne devraient pas être assistées par respect de cette directive. Mais, souvent, l'existence de cette directive devient un prétexte pour la contourner... Avec le décès de Roddenberry, en 1991, la technologie perd son cachet optimiste et prend un visage oppressif.

Enfin, cette série connaît des liens historiques forts entre les épisodes, avec des objets ou des personnages qui apparaissent au cours de plusieurs épisodes (et même provenant de saisons précédentes), donnant à la série une cohérence plus forte. Des personnages de la série originelle font aussi leur apparition.

Roddenberry continua à être crédité en tant que producteur exécutif de ST : TNG, même lorsque son influence diminua, alors que la série progressait. Avec l'arrivée du producteur Rick Berman, elle a lentement pris une nature plus basée sur les masques, en intégrant de plus en plus des scènes d'animation et des discours cryptés pour certaines audiences. Ceci est devenu plus apparent dans la majeure partie de la série suivante.

Star Trek à l'écran

Télévision

Six séries
Une série d'animation

Cinéma

Article détaillé : Star Trek (série de films).

Films fondés sur la série originale :
Film fondé sur la série originale et Star Trek : La Nouvelle Génération
Films fondés sur Star Trek : La Nouvelle Génération
Films fondés sur l'univers de Star Trek et reprenant les personnages de la série originale, en se déroulant dans un univers parallèle

Ligne temporelle des séries

Article détaillé : Chronologie de Star Trek.

Voici la chronologie « en-univers Star Trek » des séries télévisées et des films. Elle permet de situer, dans le temps, les événements s'y déroulant. On peut voir que les événements de la série Enterprise se déroulent un siècle avant la série Star Trek et que les autres séries (TNG, DS9, VOY) se déroulent environ un siècle après.


Aujourd'hui

La plus récente série télévisée Star Trek: Discovery se déroule une dizaine d'années avant la série originale et introduit de nouveaux personnages qui ne sont pas liés au film de 2016, Star Trek: Sans limites. La série est diffusée depuis le 24 septembre sur la chaîne américaine CBS ainsi que sur le service vidéo à la demande de la chaîne: CBS All Access. Elle est également diffusée sur Netflix dans 188 pays (dont la France), les droits de télédiffusion ont été attribués à Bell Media au Canada. Plusieurs séries amateurs ont également été produites depuis, comme Star Trek : New Voyages (désormais Star Trek Phase II), dans laquelle des artisans de la franchise font des apparitions7.

Un onzième long-métrage, reboot et relancement de la franchise, intitulé simplement Star Trek, est sorti le 6 mai 2009, et met en vedette Chris Pine, dans le rôle du jeune James T. Kirk, et Zachary Quinto, dans le rôle d'un jeune Spock. Leonard Nimoy accepta de participer au film et de reprendre son rôle de Spock. Grâce à son scénario utilisant le voyage temporel, le film est à la fois un nouveau départ et une suite de la franchise. Le retour dans le passé du Spock incarné par Leonard Nimoy permet en effet de créer une nouvelle temporalité, une sorte de monde parallèle, sans remettre en cause les évènements racontés dans les précédents films et séries.

Un MMORPG, intitulé sobrement Star Trek Online, est également sorti le 5 février 2010, en France, et le 2 aux États-Unis. L'histoire se déroule en 2409, et poursuit donc l'exploitation de l'univers Star Trek. De nombreux clins d'œil, envers les différentes séries Star Trek, y attendent les joueurs connaisseurs de cet univers.

Romans

Article détaillé : Liste des romans de Star Trek.

L'univers Star Trek est aussi une série de romans, s'inscrivant dans tous les univers des différentes séries. À la suite du succès éditorial de la série Star Trek: New Frontier par l'écrivain Peter David (qui présente les aventures de l'USS Excalibur, un équipage original jamais apparu dans une série ou un film Star Trek), d'autres romans se basant sur l'univers Trek en général, sans s'appuyer sur une série en particulier, ont été publiés. William Shatner, le fameux capitaine Kirk de la première série, a lui-même écrit plusieurs romans Star Trek, dont une série qui se poursuit d'un roman à l'autre. Faisant suite au film Generation, le dernier film à mettre en scène le capitaine Kirk et le premier avec le nouveau capitaine Jean-Luc Picard, cette série de romans s'amorce avec le titre Les Cendres d'Eden et se termine avec Les Préservateurs.

Notes et références

Notes

  1. Le titre original peut se traduire littéralement par : « Le sentier des étoiles ».
  2. À la date du 16 octobre 2017, après la diffusion du cinquième épisode de Star Trek: Discovery.
  3. À la date du 22 juillet 2016, après la sortie de Star Trek : Sans limites.

Références

  1. « Présente dans la structure même de Star Trek, l'ambiguïté entre une vision utopiste de la nature humaine et le besoin de traiter les réalités politiques contemporaines n'est jamais vraiment résolu. Toute tentative d'intervenir de façon positive dans les situations rencontrées par l'Enterprise renvoie à des parallèles, avec des problèmes actuels (le racisme, la Guerre Froide, la guerre du Vietnam), qui minent les prétentions utopiques de la série. » David Buxton, De « Bonanza » à « Miami Vice ». Formes et idéologie dans les séries télévisées, Éditions de l'Espace Européen 1991, p. 66, (ISBN 2-7388-0127-7).
  2. (en) « Shattered TV Taboos: How Bea Arthur and Others Broke Barriers » [archive], sur TVGuide.com, (consulté le 25 octobre 2013).
  3. (en) « After 40 Years, Star Trek 'Won't Die' » [archive], sur Space.com (consulté le 25 octobre 2013).
  4. (en) Christian Höhne Sparborth, « Nichols Talks First Inter-Racial Kiss » [archive], sur TrekToday, (consulté le 25 octobre 2013).
  5. DVD édition spéciale de Star Trek VI, interview personnelle de Nichelle Nichols.
  6. « Building Star Trek - L'histoire secrète d'une série à succès » [archive], arte.tv.
  7. Star Trek: New Voyages [archive] sur imdb.com.

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • Fabrice Defferrard, Le droit selon Star Trek, Coll. Libre Droit, Éditions Mare & Martin, 2015.
  • Richard Hanley, La Métaphysique de Star Trek, Bayard Culture, octobre 1998, (ISBN 2-2271-3762-2)
  • Lawrence M. Krauss, La Physique de Star Trek, Bayard, coll. « Essais », 1998, (ISBN 978-2-2271-3751-6) (Ouvrage réputé sur la science de Star Trek mais dont la traduction, à cause des termes techniques spécifiques à l'univers de Star Trek, rend la compréhension difficile.)
  • Gene Roddenberry, Star Trek, J'ai Lu, 1980. (Voir l'« avant-propos de l'auteur » et les notes de bas de page).
  • William Shatner, Chris Kreski, Star Trek : Les Mémoires, Lefrancq, 1993

Articles connexes

Liens externes

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Kingsman : Services secrets

Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le film. Pour le comic book original, voir Kingsman : Services secrets (comics). Pour les articles homonymes, voir Secret Service.

Kingsman : Services secrets

Description de l'image Kingsman.png.

Données clés
Titre québécois Kingsman : Services secrets
Titre original Kingsman: The Secret Service
Réalisation Matthew Vaughn
Scénario Jane Goldman
Matthew Vaughn
Acteurs principaux

Colin Firth
Samuel L. Jackson
Taron Egerton
Mark Strong
Michael Caine

Sociétés de production Marv Films
Shangri-La Entertainment (en)
20th Century Fox
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre espionnage
Durée 129 minutes
Sortie 2015

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Kingsman : Services secrets (Kingsman: The Secret Service) est un film d'espionnage britannico-américain réalisé par Matthew Vaughn, sorti en 2015.

Sommaire

Synopsis

Durant une mission au Moyen-Orient, l'espion britannique Harry Hart et presque tous ses agents échappent à la mort grâce au sacrifice de l'un d'eux. À son retour en Angleterre, il tente de réconforter la veuve de celui-ci. Mais celle-ci est inconsolable et refuse la médaille de bravoure que Harry lui offre ; aussi la donne-t-il à son jeune fils, Gary « Eggsy » Unwin ; cette médaille comportant un numéro de téléphone, à utiliser avec un mot de passe en cas d'urgence.

Dix-sept ans plus tard, le professeur James Arnold est kidnappé par les sbires de Richmond Valentine, un homme d'affaires milliardaire. Au cours de cet affrontement, l'agent Lancelot est tué. Cet agent, tout comme Harry Hart, fait partie d'une agence d'espionnage privée nommée Kingsman, dont le quartier général est situé dans la boutique d'un tailleur. Selon la coutume, l'agence doit alors trouver un remplaçant à Lancelot : chacun des agents de Kingsman doit envoyer un candidat au remplacement du défunt, un seul pouvant être retenu. C'est alors que le jeune Eggsy appelle à l'aide Harry Hart, grâce au numéro de la médaille de bravoure. Eggsy, bien qu'intelligent et capable, est devenu un jeune adulte sans emploi vivant avec sa mère, sa demi-sœur et Dean, son beau-père violent, après avoir quitté la formation des Marines. Après plusieurs démonstrations de leurs talents respectifs, Harry décide de choisir Eggsy comme candidat.

Au cours de la première nuit de l'entrainement dirigé par l'agent Merlin, Eggsy, qui s'est lié d'amitié avec Roxanne « Roxy », échappe à la noyade, mais n'empêche pas, comme ses condisciples, la mort d'une de leurs coéquipières. Le lendemain, les novices, qui aspirent tous à devenir Lancelot, doivent choisir un chiot. Roxy décide de prendre un caniche pour plusieurs raisons dont la facilité à le dresser, et Eggsy choisit un carlin, pensant qu'il s'agit d'un bébé bulldog.

En parallèle, les Kingsman doivent déjouer un complot mondial. Harry interroge violemment le professeur Arnold, qui prétend ne jamais avoir été kidnappé. Mais celui-ci meurt en explosant et laisse Harry dans le coma. Ce dernier se réveille le matin où Valentine annonce mondialement qu'il offre des cartes SIM permettant d'accéder gratuitement à son réseau téléphonique et à Internet.

Lors d'un entrainement, les six derniers candidats sautent en parachute. L'épreuve consiste à sauter dans le vide et ouvrir leur parachute suffisamment tard pour ne pas être détecté par un radar. Alors que tous sont en chute libre, Merlin leur demande par radio ce qu'il adviendrait si l'un d'entre eux n'avait pas de parachute. Eggsy leur propose alors de se tenir les uns les autres et d'ouvrir leur parachute à tour de rôle ; il finit par se retrouver seul avec Roxy, qui ouvre également le sien. Après l’atterrissage, Merlin montre à Eggsy qu'il en avait également un, et que l'épreuve visait en fait à tester la solidarité entre équipiers. Lors de cette épreuve, trois autres novices sont éliminés, laissant Roxy, Eggsy et Charlie.

La même journée, les trois derniers candidats essayent de plaire à une fille dans un club en mettant en œuvre les techniques qui leur ont été enseignées. Mais les trois jeunes se font droguer par un inconnu et se retrouvent attachés un par un sur les rails d'un chemin de fer. Le kidnappeur leur demande tour à tour le nom du chef des Kingsman sous peine de se faire écraser par un train en approche. Toute la mise en scène s'avère être en fait un test, réussi par Eggsy et Roxy qui n'ont pas révélé l'identité d'Arthur, soit Chester King, au contraire de. Charlie, qui ayant choisi de trahir l'agence, se fait donc disqualifier.

Comme dernière épreuve, Roxy et Eggsy doivent abattre leurs chiens respectifs dans des salles différentes séparées. Roxy finit par le faire, tandis qu'Eggsy, qui n'a pu se résoudre à tirer sur JB (pour Jack Bauer), son carlin, se fait donc renvoyer. Rentré chez lui, il décide, en voyant l'œil au beurre noir de sa mère, d'aller combattre son beau-père qui en est responsable. Harry, qui a enquêté sur Valentine pendant ce temps, l'en empêche et l'amène chez lui. Il avoue sa déception concernant le carlin et lui explique qu'il s'agissait de balles à blanc : l'épreuve visait à tester les nerfs et le cran des novices. Il lui apprend aussi que la candidate, apparemment décédée par noyade lors de la première épreuve, était en fait une employée de Kingsman et qu'elle est toujours bien vivante. Pendant la conversation, Harry doit partir pour le Kentucky pour une mission.

Richmond Valentine, qui a autrefois tenté de résoudre le problème du changement climatique sans y parvenir, a maintenant décidé de réduire drastiquement la population humaine sur Terre, en utilisant les cartes SIM qu'il a distribuées gratuitement : celles-ci possèdent en effet une fonction cachée permettant de lever les inhibitions des personnes et d'exciter leurs centres d'agressivité. Une fois activées, les gens alentour s’entre-tuent. C'est ainsi que Harry décime les fidèles d'une église extrémiste ; il est ensuite tué par Valentine en personne.

Eggsy se rend au siège de Kingsman, où il retrouve Arthur, qui se révèle être en fait un des convertis de Valentine. Arthur explique au jeune homme le point de vue du milliardaire : l'humanité est comme un virus, la fièvre est le réchauffement climatique, et Valentine a l'intention d'éliminer le « virus » grâce à un signal diffusé partout dans le monde, épargnant seulement ceux qu'il juge dignes de vivre. Après leur discussion, Arthur tente d'éliminer Eggsy avec un verre d'alcool empoisonné. Mais Eggsy, grâce à sa dextérité, a interverti subrepticement les verres, et Arthur meurt après avoir bu le verre empoisonné. Avec l'aide de Roxy, devenue le nouveau Lancelot, et de Merlin, Eggsy tente d'empêcher le projet criminel de Valentine, retranché dans un bunker en montagne, malgré le peu de temps restant.

Tandis qu'Eggsy et Merlin se rendent en avion dans le bunker, Roxy, installée dans un ballon stratosphérique, réussit à désactiver le réseau de Valentine en détruisant un des satellites grâce à un missile. Mais celui-ci parvient à remplacer le satellite détruit par un autre appartenant à un contact, provoquant un début de chaos mondial. Pendant ce temps, Merlin pirate le système de sécurité de Valentine et active un protocole de sécurité dans les puces implantées sur les VIP dignes de vivre pour Valentine, les tuant tous sauf Valentine et Gazelle. Eggsy se bat avec Gazelle et la tue avec la pointe de lame empoisonnée de sa chaussure, puis lance l'une des prothèses de cette dernière sur Valentine, lui transperçant la poitrine. Valentine meurt peu après, ce qui empêche le carnage.

(Les scènes qui suivent se déroulent durant le générique de fin.) Peu après les événements, Eggsy est devenu un agent Kingsman. Il retrouve sa mère et sa demi-sœur dans un bar et lui propose d'aller vivre dans une nouvelle maison pour les éloigner de son beau-père violent. Ce dernier tente de le maîtriser avec ses complices, mais Eggsy attaque Dean de la même manière que celle qu'Harry avait employée au début pour neutraliser une bande de voyous dans ce même bar.

Fiche technique

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent de la base de données IMDb.

Distribution

Sources et légendes : version française (VF) sur AlloDoublage6 et sur carton de doublage et version québécoise (VQ) sur Doublage.qc.ca7

Production

Développement

Le film est annoncé en après le départ de Matthew Vaughn du projet X-Men: Days of Future Past. Il préfère se concentrer sur l'adaptation cinématographique du comic book The Secret Service de Dave Gibbons et Mark Millar. Le réalisateur avait déjà adapté un autre comic de Mark Millar, Kick-Ass. C'est d'ailleurs durant le tournage de Kick-Ass que Mark Millar et Matthew Vaughn ont envisagé cette histoire et cet univers influencé par James Bond8. Le premier volume du comic sort le 9.

Distribution des rôles

Le rôle d'Eggsy a d'abord été proposé à Aaron Taylor-Johnson, puis à Jack O'Connell et John Boyega. Taron Egerton est choisi après les auditions10.

Pour incarner Roxy, Bella Heathcote et Emma Watson ont été évoquées avant que la moins connue Sophie Cookson ne soit finalement choisie10.

Plusieurs rumeurs annonçaient des caméos de célébrités comme Adele11, Elton John11,12, Lady Gaga13,14 ou encore David Beckham11. Ils n'apparaissent pas dans le film.

Tournage

Le tournage débute le à Deepcut, un village militaire situé à Surrey Heath dans le Sud-Est de l'Angleterre15,16,17. Quelques scènes ont été tournées à Londres10.

Musique

Kingsman: The Secret Service
Original Motion Picture Score

Bande originale de Henry Jackman et Matthew Margeson
Sortie 18
Durée 57:27
Genre musique de film
Compositeur Henry Jackman, Matthew Margeson
Label La-La Land Records18

modifier Consultez la documentation du modèle

La musique du film est composée par Henry Jackman et Matthew Margeson.

Liste des titres18
  1. Manners Maketh Man
  2. The Medallion
  3. Valentine
  4. To Become a Kingsman
  5. Pick a Puppy
  6. Drinks with Valentine
  7. Skydiving
  8. Shame We Had to Grow Up
  9. Kentucky Christians
  10. Curious Scars and Implants
  11. Toast to a Kingsman
  12. An 1815 Napoleonic Brandy
  13. Eat, Drink, and Paaaaarty
  14. Calculated Infiltration
  15. Out of Options
  16. Hand on the Machine
  17. Finale
  18. Original Valentine Ideas (demo Suite)

Autres chansons présentes dans le film19 :

Par ailleurs, le titre Suffragette City de David Bowie a été utilisé pour la bande-annonce du film10.

Sortie

Le film devait à l'origine sortir aux États-Unis le et en France le . La sortie est finalement repoussée en février 2015 à travers le monde. Au Royaume-Uni, quelques scènes jugées trop violentes ont été coupées pour permettre une classification interdit aux jeunes âgés de moins de 15 ans10.

Promotion

En , la 20th Century Fox et le site Internet TalentHouse organisent un concours de création d'affiches sur Internet. Les internautes pouvaient ensuite voter pour leur préférée. Le vainqueur de ce vote reçoit 500 dollars, et celui qui est choisi par la Fox et le réalisateur obtient 3 000 dollars20,21.

Critique

Aux États-Unis, le film reçoit des critiques plutôt positives. Sur l'agrégateur Rotten Tomatoes, il obtient 73 % d'opinions favorables, pour 162 critiques recensées22. Sur Metacritic, le film décroche une moyenne de 59/100 pour 38 critiques23.

En France, Kingsman obtient une note moyenne de 3,9/5 pour 24 titres de presse24. Du côté des avis positifs, Aurélien Allin écrit dans Cinemateaser « Matthew Vaughn invite toute la culture anglaise à botter les fesses du désormais trop sérieux film d'espionnage » et pense que le film est « Jouissif et complètement cinglé »24. Marilyne Letertre de Metro décrit le film comme « la rencontre d’un château Yquem et d’un Big Mac »24. Jacky Bornet de Culturebox - France TV écrit : « Cela faisait longtemps qu'un film de pur divertissement n'était parvenu à une telle perfection »24. Sur le site FilmsActu, Fabien Waxin voit un « [v]ibrant hommage à un genre aujourd'hui disparu » et trouve que le film « est une véritable pépite, un morceau de péloche ultra moderne, couillu, drôle et ultra-violent »24. La critique du Dauphiné libéré souligne la performance de Colin Firth (« impayablement british ») et « une belle idée de scénario, qui vise à rien de moins qu’à faire émerger un nouveau James Bond »24. Dans Le Journal du dimanche, Baptiste Thion écrit que « Matthew Vaughn réinvente le film d’espionnage avec un humour potache et irrévérencieux, tout en multipliant les clins d’œil aux classiques du genre et en en détournant les codes »24.

Certains critiques français sont plus partagés. Comme Jean-Baptiste Herment de Mad Movies : « Du spectacle ironique et décontracté. Un peu trop d'ailleurs… »24. Dans Télérama, Frédéric Strauss écrit que le « réalisateur Matthew Vaughn possède les qualités de ses deux héros. […] Mais (il) […] sait aussi avoir mauvais goût. Adaptant, à nouveau, une bande dessinée, il ne recule devant aucun excès »24. Thomas Sotinel du Monde est beaucoup moins élogieux. Il pense que c'est un « symptôme un peu inquiétant, pas très ragoûtant » de la « fascination des Britanniques pour leur propre système de classes sociales »25.

Box-office

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
128 261 724 $1 26 2126
Drapeau de la France France 1 656 721 entrées27 28 728
Monde Monde 414 351 546 $1

Différences entre le comic et le film

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  • Dans la bande dessinée originale, Gazelle est un homme avec des jambes bioniques. Dans le film, c'est une femme danseuse-acrobate avec des lames ultra tranchantes aux jambes. Elle est incarnée par la danseuse de break dance franco-algérienne Sofia Boutella10.
  • Dans le comic, le méchant principal est le docteur James Arnold, alors que dans le film, le professeur James Arnold est une victime kidnappée par les hommes de Richmond Valentine. Par ailleurs, dans le comic, le scientifique capturé se nomme Mark Hamill. Ironiquement, le professeur Arnold est incarné par Mark Hamill à l'écran.
  • Le personnage de Harry Hart s'appelle Jack London dans le comic. Par ailleurs, le jeune Gary « Eggsy » Unwin se nomme Gary London dans le comic. De plus, dans la bande-dessinée, le jeune homme est le neveu de Jack London, alors qu'ils n'ont aucun lien dans le film8.
  • Dans le film, les espions travaillent pour une agence privée nommée Kingsman (« l'homme du roi »), et tous les membres portent des noms de code faisant référence aux chevaliers de la Table ronde et à la légende arthurienne : le chef est Arthur et les agents se nomment Galaad (Colin Firth), Merlin (Mark Strong), Lancelot (Jack Davenport), etc.. Mais dans le comic, les agents travaillent pour le MI68.

Suite

Article détaillé : Kingsman : Le Cercle d'or.

En février 2015, Mark Millar et Matthew Vaughn évoquent la possibilité d'une suite, si le premier film est un succès au box-office29,30. La Fox confirme plus tard la suite, sans préciser si Matthew Vaughn en sera le réalisateur31. Le réalisateur est réputé comme étant opposé aux suites (il a notamment refusé Kick-Ass 2 et X-Men: Days of Future Past), mais il a cependant déclaré en juin 2015 : « J'aime ces personnages et je veux à nouveau travailler avec eux, donc je vais probablement casser la règle qui veut que je ne fasse pas de suites »32.

Il est ensuite confirmé que Matthew Vaughn écrira la suite et qu'il pourrait même la réaliser33,34. Le tournage débute en mai 2016, pour une sortie prévue aux États-Unis le 35,36. Le titre original Kingsman: The Golden Circle est révélé en mars 201637.

Notes et références

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  2. (en) Technical Specifications [archive] sur l’Internet Movie Database
  3. (en) Dates de sortie [archive] sur l’Internet Movie Database
  4. (en) « Mark Hamill Talks 'Star Wars,' Prepares For 'Secret Service' Role » [archive], sur splashpage.mtv.com, (consulté le 4 septembre 2014)
  5. A.G., « The Secret Service : Matthew Vaughn enrôle une méchante française ! » [archive], sur AlloCiné.fr, (consulté le 30 octobre 2013)
  6. « Fiche du doublage français du film » [archive] sur AlloDoublage, consulté le 6 avril 2015
  7. Fiche du doublage québécois du film [archive] sur Doublage.qc.ca, consulté le 18 février 2015
  8. a, b et c « Kingsman avec Colin Firth, l'adaptation déjantée du comic » [archive], sur RTL.fr, (consulté le 21 février 2015)
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  10. a, b, c, d, e et f Secrets de tournage [archive] - Allociné
  11. a, b et c (en) « Adele, Elton John, David Beckham Appearing In Spy Thriller, "The Secret Service" » [archive], sur www.newnownext.com,
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  13. (en) « The Secret Service: Lady Gaga to play herself in the film » [archive], ibnlive.in.com, (consulté le 9 avril 2014)
  14. (en) « Lady Gaga lands The Secret Service role – report » [archive], sur www.express.co.uk, (consulté le 9 avril 2014)
  15. (en) « First Photos From the Set of The Secret Service » [archive], sur comingsoon.net, (consulté le 12 octobre 2013)
  16. (en) « Bridget Jones star Colin Firth spotted shooting The Secret Service in London » [archive], sur radiotimes.com, (consulté le 12 octobre 2013)
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  18. a, b et c (en) « ‘Kingsman: The Secret Service’ Soundtrack Details » [archive], sur FilmMusicReporter.com (consulté le 20 février 2015)
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  20. « Kingsman services secrets : votez pour votre affiche préférée ! » [archive], sur Allociné.fr, (consulté le 22 janvier 2015)
  21. (en) « Design a Limited Edition Movie Poster for Kingsman: The Secret Service » [archive], sur Talenthouse.com (consulté le 22 janvier 2015)
  22. (en) « Kingsman: The Secret Service » [archive], sur Rotten Tomatoes.com (consulté le 20 février 2015)
  23. (en) « Kingsman: The Secret Service » [archive], sur Metacritic.com (consulté le 20 février 2015)
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  25. Thomas Sotinel, « « Kingsman : service secrets » : au service de sir Rupert » [archive], sur Le Monde, (consulté le 21 février 2015).
  26. a et b (en) « Kingsman: The Secret Service - weekly » [archive], sur Box Office Mojo (consulté le 13 août 2015)
  27. « Kingsman: The Secret Service » [archive], sur JP box-office.com (consulté le 13 août 2015)
  28. a et b « Kingsman: The Secret Service box-office France » [archive], sur JP box-office.com (consulté le 13 août 2015)
  29. (en) « Kingsman Sequel? Mark Millar Interview » [archive], YouTube,
  30. (en) Alex Maidy, « Exclusive: Matthew Vaughn Shares Details On Kingsman 2 and Kick-Ass 3 » [archive], Joblo,
  31. (en) Todd Cunningham, « 'Kingsman: The Secret Service' Sequel in Works At Fox (Exclusive) » [archive], The Wrap,
  32. « Kingsman : Matthew Vaughn pourrait réaliser la suite » [archive], sur Allociné, (consulté le 13 août 2015)
  33. (en) Kevin Jagernauth, « Matthew Vaughn Says He's Writing The 'Kingsman' Sequel And May Direct » [archive], sur Indiewire.com, (consulté le 11 juin 2015)
  34. (en) Edward Bovingdon, « Matthew Vaughn Confirms Plans For Kingsman 2 (Exclusive) » [archive], Yahoo UK,
  35. (en) Borys Kit, « 'Kingsman' Star Creates Tug-of-War Between Lionsgate and Fox » [archive], The Hollywood Reporter, (Prometheus Global Media), (consulté le 30 septembre 2015)
  36. Pamela McClintock, Mia Galuppo, « 'Kingsman 2,' Amy Schumer's 'Mother/Daughter' Get Release Dates » [archive], The Hollywood Reporter, (Prometheus Global Media), (consulté le 22 octobre 2015)
  37. « Kingsman : un titre et des visuels pour la suite signée Matthew Vaughn » [archive], sur Allociné, (consulté le 30 mars 2016)

Voir aussi

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Star Wars

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Le logotype de Star Wars tel qu'il apparaît en introduction des films de la saga et sur de nombreux produits dérivés.

Star Wars (à l'origine nommée sous son titre français, La Guerre des étoiles) est un univers de fantasy et de science-fiction créé par George Lucas. D'abord conçue comme une trilogie cinématographique sortie entre 1977 et 1983, la saga s'élargit ensuite de trois nouveaux films entre 1999 et 2005, narrant des événements antérieurs à la première trilogie. Cette dernière (épisodes IV, V et VI) ainsi que la deuxième trilogie dite « Prélogie » (épisodes I, II et III) connaissent un immense succès commercial et un accueil critique généralement positif. Dans un souci de cohérence et pour atteindre un résultat qu'il n'avait pas pu obtenir dès le départ, le créateur de la saga retravaille également les films de sa première trilogie, ressortis en 1997 et 2004 dans de nouvelles versions. Les droits d'auteur de Star Wars sont achetés en par la Walt Disney Company pour 4,05 milliards de dollars : la sortie au cinéma du septième épisode de la saga et premier de la troisième trilogie (épisodes VII, VIII et IX) est alors planifiée pour 2015. Le Réveil de la Force devient en l'espace d'un mois le plus important succès commercial de la franchise. Le lancement d'une quatrième trilogie est annoncé par Disney en novembre 2017.

Par ailleurs, Disney et la société de production Lucasfilm inaugurent en 2016 une série de films dérivés regroupés sous le sigle A Star Wars Story, avec la sortie de Rogue One dont les évènements se situent juste avant l'épisode IV, tandis que Solo, film sur la jeunesse de Han Solo est en postproduction.

En accord avec les lois du genre space opera, l'action se déroule « il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine » et se fonde sur la lutte entre les chevaliers Jedi et les Sith. Le personnage central des deux premières trilogies cinématographiques, Anakin Skywalker cède à la tentation du côté obscur de la Force pour devenir Dark VadorNote 1, puis connaît sa rédemption grâce à l'action de son fils, Luke. La troisième trilogie, à partir de l'épisode VII, se déroule trois décennies plus tard avec une nouvelle génération de héros et d'antagonistes. Les nombreux personnages emblématiques, humains et extraterrestres, ont permis de lancer quelques carrières d'acteurs, notamment Harrison Ford et Natalie Portman. L'univers a été décliné dans divers produits dérivés conçus ou non sous l'égide de Lucas : romans, bandes dessinées, jeux vidéo, séries télévisées, etc. L'histoire de la série est ainsi élargie et approfondie par divers médias.

Le monde de Star Wars est inspiré de nombreuses œuvres cinématographiques (serials, western, cinéma japonais), mais aussi littéraires (essentiellement d'après les ouvrages d'Edgar Rice Burroughs, de Frank Herbert, de Joseph Campbell, mais aussi d'Isaac Asimov et de J. R. R. Tolkien) et de faits historiques réels. À son tour, le monde créé par George Lucas a influencé une génération de réalisateurs et contribué à la création de nouvelles techniques dans le domaine du cinéma, notamment en ce qui concerne le montage, les bruitages et les effets spéciaux. L'univers de Star Wars a fait l'objet de nombreuses parodies et hommages et dispose également d'une grande communauté de fans qui s'exprime par le biais de diverses manifestations.

Sommaire

Univers

L'histoire de Star Wars se déroule dans une galaxie qui est le théâtre d'affrontements entre les Chevaliers Jedi et les Seigneurs noirs des Sith, personnes sensibles à la Force, un champ énergétique mystérieux leur procurant des pouvoirs psychiques. Les Jedi maîtrisent le Côté lumineux de la Force, pouvoir bénéfique et défensif, pour maintenir la paix dans la galaxie. Les Sith utilisent le Côté obscur, pouvoir nuisible et destructeur, pour leurs usages personnels et pour dominer la galaxie1.

Histoires

Article détaillé : Chronologie de la saga Star Wars.

La galaxie de Star Wars a fait l'objet de cartes dressées par les fans.

Depuis le rachat de la société Lucasfilm par The Walt Disney Company, il existe deux univers Star Wars : le « Légendes » et l'« officiel ». Ils ont pour point commun, les six premiers films et la série télévisée Star Wars: The Clone Wars. L'univers Légendes reprend en plus les histoires complémentaires présentées dans des livres, des bandes-dessinées, des téléfilms ou des jeux sortis avant 2014. L'univers officiel reprend lui, les histoires des films et des autres supports parus depuis 20142,Note 2.

Histoire commune

La République galactique a été fondée pour amener la paix dans la galaxie, mais, tout au long de son existence, elle a été secouée par des sécessions et des guerres, notamment contre l'Empire Sith. Les chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice, réussissent à éliminer les Sith et la galaxie retrouve la prospéritéa 1,3. Mais après des millénaires d'existence, la République montre d'innombrables failles et se trouve fragilisée. Selon une prophétie Jedi, un « Élu » naîtra et rétablira un jour l'équilibre dans la Forcea 2.

Un seigneur Sith, Dark Sidious, profite des faiblesses de la République pour se faire élire Chancelier suprême3,a 2 sous le nom de Palpatine. Manipulant dans l'ombre le Sénat, l'Ordre Jedi et la Confédération des systèmes indépendants, Palpatine déclenche la Guerre des clones, qui oppose la République aux forces Séparatistes. C'est pendant cette période obscure que se distinguera un jeune Jedi, Anakin Skywalker, qui sera le héros de nombreuses batailles aux côtés de son mentor Obi-Wan Kenobi. Il se murmure alors qu'Anakin pourrait bien être « l'Élu » de la Prophétie. Palpatine se voit offrir les pleins pouvoirs par le Sénat galactique4,a 3 et, lorsque la guerre prend fin au bout de trois ans, réalise un coup d'État en proclamant la naissance de l'Empire galactique. Il manipule le jeune Skywalker et en fait son apprenti maléfique : Anakin, perverti par le Côté Obscur de la Force, assassine les dirigeants Séparatistes et la plupart de ses amis Jedi, devenant ainsi Dark Vadora 4. Lors d'un duel sur la planète Mustafar contre son ancien mentor Obi-Wan Kenobi, Vador se retrouve brûlé, amputé et défiguré et ne devra son salut qu'à une armure respiratoire qui seule le maintiendra en vie pour le restant de ses jours. Sa propre femme, Padmé Amidala, meurt en accouchant de jumeaux qui seront mis à l'abri des persécutions de l'Empire. Les événements de cette période sont relatés dans les épisodes I à III, ainsi que dans les séries Star Wars: The Clone Wars et plusieurs récits de l'Univers étendu5.

Vingt ans plus tard, l'Empire fait régner la terreur dans la galaxie. Les espèces non-humaines sont opprimées, les Jedi sont réduits à un très faible nombre d'exilés et traqués aux quatre coins de la galaxie. C'est dans ce climat d'oppression que naît l'Alliance rebelle avec pour but de rétablir les valeurs de la République. L'un des membres les plus influents de l'Alliance est la princesse Leia Organa, qui détient les plans de la nouvelle arme de l'Empire, l'Étoile de la Mort, une station capable de détruire une planète entière. Les rebelles lancent un assaut qui se solde par la destruction de la station grâce à un jeune homme maîtrisant la Force, Luke Skywalker6,a 5. Entraîné par les maîtres Obi-Wan Kenobi et Yoda, il devient un puissant Jedi. Lors d'un combat contre Dark Vador, ce dernier lui révèle qu'il est son père7,a 6. Yoda confirme à Luke qu'il est bien le fils d'Anakin Skywalker, et que la princesse Leia est sa sœur jumelle. Au cours d'une bataille dans les propres quartiers de l'Empereur, Luke tente de faire revenir son père du bon côté de la Force, mais ce dernier a juré allégeance au Côté Obscur. Finalement, alors que l'Empereur Palpatine tente de porter un coup fatal à Luke, Vador se sacrifie en tuant son maître et sauve son fils, rétablissant ainsi l'équilibre dans la Force. Cette bataille marque la destruction de la deuxième Étoile de la Mort. Ces événements sont ceux de la Trilogie originale8,a 7.

Suite de l'histoire dans la troisième trilogie de Star Wars

Dans la troisième trilogie cinématographique de Star Wars9, la bataille d'Endor a marqué une victoire majeure et la proclamation d'une Nouvelle république mais pas la fin des affrontements10. La fin de la guerre est marquée par la terrible bataille de Jakku qui met fin à l'Empire11. Cependant, des officiers et des nobles impériaux s'exilent dans des régions inconnues pour reconstruire une nouvelle entité nommée le Premier Ordre12. Effrayé par cette nouvelle menace, Leia Organa fonde la Résistance, une nouvelle force militaire privée afin de surveiller les agissements du Premier Ordre. Bien que tolérée par les dirigeants de la Nouvelle république, la Résistance est considérée par eux comme des alarmistes13. Le dernier Jedi en vie, Luke Skywalker, a disparu. Le Premier Ordre comme la Résistance fouillent la galaxie pour le retrouver. Han Solo et Leia Organa ont eu un fils, Ben, qui a basculé du côté obscur de la Force pour devenir Kylo Ren, un puissant guerrier du Premier Ordre obéissant au suprême leader Snoke. Parallèlement, une jeune pilleuse d'épaves solitaire vivant sur Jakku, Rey, sensible à la Force, va progressivement découvrir ses pouvoirs et se mettre à la contrôler. Ces événements sont ceux de Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force, premier film de la troisième trilogie cinématographiquea 8.

Suite de l'histoire dans l'univers Légendes

Article détaillé : Univers Légendes de Star Wars.

Dans l'univers « Légendes » qui ne fait plus partie du canon de Star Wars, l'Empire Galactique se voit énormément fragilisé par la mort de son empereur et l'Alliance rebelle se transforme en Nouvelle République. L'Empire, qui subit de nombreux coups d'État en son sein, finit par perdre la plupart de son territoire au profit de la Nouvelle République. Cependant, les derniers Impériaux finissent par s'organiser et forment les Vestiges de l'empire. La jeune République, aidée par le Nouvel Ordre Jedi, doit les affronter dans une guerre qui dure des années avant qu'une paix ne soit signéea 9. Elle est cependant envahie peu après par des êtres extra-galactiques, les Yuuzhan Vong. Malgré la défaite de ces derniers, la plupart des planètes de la galaxie ont été lourdement touchées ou rendues inhabitables. La Nouvelle République prend fin et la Fédération galactique des Alliances libres la remplace14,a 10. Cependant, un Nouvel Empire galactique est instauré. Aidé par le Nouvel Ordre Sith, il provoque la chute de l'Alliance galactique et fait une nouvelle fois régner la terreur et la tyrannie dans la galaxie15,a 11.

Technologie et armes

Article détaillé : Technologie de Star Wars.

Un sabre laser, arme emblématique des Jedi et Sith dans la saga.

L'histoire se déroule dans un univers de haute technologie. Les Jedi et Sith se battent au sabre laser, capable de traverser la plupart des matières. Malgré son nom, sa nature reste inconnue : le nom original, « lightsaber » (« sabre de lumière » ou « sabre lumineux »), désigne mieux l'aspect mais est moins explicite. Une exposition à la Cité des sciences explique qu'un laser ne pourrait pas produire cet effet, mais que du plasma confiné par un champ magnétique y correspondrait mieux16. Omniprésente dans la série, cette arme donne lieu à des duels spectaculaires et de plus en plus épiques au fur et à mesure de la réalisation des films, avec notamment l'apparition du sabre à doubles lames du Sith Dark Maul17.

Outre leurs sabres, les Sith et les Jedi ont appris à maîtriser la Force, une énergie à la définition assez floueNote 3. La Force permet notamment aux êtres qui y sont sensibles d'avoir des réflexes plus aiguisés, des dons de prescience et la capacité de déplacer des objets par la simple force de leur volonté18.

Les voyages spatiaux sont courants dans la galaxie. Grâce à la technologie de l'hyperpropulsion, les vaisseaux sont capables de voyager rapidement d'une planète à l'autre. Les différentes factions utilisent aussi des vaisseaux de guerre tels que les destroyers stellaires, devenus dans les films symboles de l'Empire, ou encore les chasseurs X-wing comme celui de Luke Skywalker. Les pilotes de la galaxie ont d'ailleurs leur jargon propre, qui n'est pas toujours expliqué au spectateur19. Les pistolets lasers sont les armes les plus courantes dans la saga. Des véhicules très perfectionnés apparaissent également durant les batailles, à l'instar des gigantesques TB-TT qui marquent le début de l'épisode Va 6.

Les droïdes sont également très présents, utilisés à des fins civiles ou militaires. Les plus visibles sont R2-D2 et C-3PO, présents dans les sept films de la saga20. L'armée de la Confédération des systèmes indépendants, dans la prélogie, est pour sa part entièrement composée de droïdes de combat, tandis que les Kaminoens, qui ont développé des techniques de clonage avancées, créent des armées entières de clones pour la République21.

Planètes

Article détaillé : Liste des planètes de Star Wars.

Coruscant, siège du pouvoir central galactique.

L'univers de Star Wars met en scène de nombreuses planètes. Certaines reviennent dans la plupart des films comme Tatooine, planète désertique où grandissent Anakin et Luke Skywalker22, ou encore Coruscant, œcumenopole, centre physique et politique de la galaxie. Un grand nombre de planètes s'inspirent d'un type de paysage particulier comme Mustafar qui offre un paysage volcanique de désolation ou Hoth, planète balayée par des tempêtes de neige. Au contraire, des planètes ressemblent fortement à la Terre, à l'image de Naboo ou Alderaan23. Par ailleurs, si des planètes ou des lunes volcaniques telles que Mustafar, ou recouvertes de forêt comme Endor, n'ont jamais été découvertes, certaines originalités imaginées dans la saga sont scientifiquement avérées. Ainsi, le double coucher de soleil sur Tatooine est possible, dans la mesure où il existe effectivement des systèmes planétaires qui gravitent autour de deux étoiles. Le surnom de « Tatooine » a même été donné à la planète HD 188753 Ab en raison de son système à trois étoiles24.

D'autres planètes, telles que Corellia ou Kessel, sont simplement citées dans les films par des personnages voyageurs, donnant l'impression d'un monde plus étendu que celui qui est montré dans les films25. Elles ont ensuite été détaillées dans les romans, les bandes dessinées et les jeux vidéo de l'univers étendu. Ainsi, Corellia est le théâtre de certains événements des romans de La Trilogie Corellienne de Roger MacBride Allen ou encore de la Trilogie de Han Solo26.

Espèces

Article détaillé : Liste des espèces de Star Wars.

Un fursuit de Wookiee (à gauche) et un cosplay de Jawa (à droite).

La galaxie de Star Wars est cosmopolite, constituée de nombreux peuples. L'espèce humaine est la plus répandue, mais de nombreuses autres sont présentées. Certaines sont humanoïdes, comme les Gungans, ou les Neimodiens, financiers corrompus à la peau verdâtre présents dans la prélogie. D'autres s'inspirent des animaux, à l'image des Wookiees, imposantes créatures humanoïdes poilues et des Ewoks, sortes d'oursonsa 7.

Certaines restent mystérieuses comme la race de Yoda : moins d'une dizaine de représentants de cette espèce apparaissent dans l'univers de Star Wars et gardent volontairement le secret sur les origines de leur espèce. Les Jawas demeurent tout aussi mystérieux, leur visage restant inconnu, dissimulé sous un manteaua 5.

Les espèces présentes dans la trilogie originale sont pour la plupart des espèces humanoïdes, la technique étant alors limitée par les effets spéciaux de l'époque. La prélogie offre des espèces plus variées grâce à l'avancée technologique. Ainsi, Nick Dudman, qui a travaillé à la conception des créatures sur Le Retour du Jedi et La Menace fantôme, explique que le bond de quinze ans entre les deux films a radicalement changé la façon de concevoir les personnages, avec notamment l'apparition des images de synthèse27.

Films

Article détaillé : Films Star Wars.

Trilogie originale (1977 à 1983)

Articles détaillés : Trilogie originale, épisode IV, épisode V et épisode VI.

Synopsis


« J'ai pris beaucoup de plaisir à renverser la trajectoire des films à l'origine. Si vous les visionnez dans l'ordre de leur parution, IV, V, VI, I, II, III, vous obtenez un certain film. Si vous les visionnez en partant du I jusqu'au VI, le résultat est complètement différent. Une ou deux générations les ont vus d'une certaine manière, qui sera complètement autre pour les prochaines. C'est une façon de faire du cinéma extrêmement moderne, presque interactive. Vous prenez des cubes, vous les agencez différemment et vous obtenez des états émotionnels différents. »

— George Lucas28

L'épisode IV débute lorsque le croiseur de Dark Vador capture le vaisseau de la princesse Leia qui détient les plans volés de l'Étoile Noire, l'arme absolue du puissant Empire galactique. La princesse dissimule les plans dans la mémoire du droïde R2-D2 qui s’éjecte sur la planète Tatooine en compagnie de son alter ego C-3PO. Les droïdes sont capturés par des ferrailleurs Jawas avant d'être finalement vendus à la ferme d'Owen Lars où vit Luke Skywalker, un jeune fermier qui rêve d'aventures. Ce dernier intercepte un message de la princesse Leia qui cherche de l'aide d'un certain Obi-Wan Kenobi. Ce dernier est un vieux Jedi qui vit en ermite sur Tatooine depuis la fin de la Guerre des clonesNote 4 et l'avènement de l'Empire. Il révèle à Luke qu'il était ami avec son père avant que ce dernier ne soit « assassiné » par Dark Vador, un Jedi déchu perverti par le côté obscur de la Force. Avec l'aide d'Obi-Wan, du contrebandier Han Solo et de son copilote Chewbacca, Luke parvient à libérer la princesse Leia dans les couloirs de l'Étoile Noire et à apporter les plans dérobés à ses alliés. Ceux-ci parviennent à identifier le point faible de la station et lancent une offensive sur celle-ci. L'apogée du film est atteinte lors de la Bataille de Yavin qui se solde par la destruction de l'Étoile Noire et la victoire de l'Alliance rebelle, malgré de nombreuses pertes dont la mort de Kenobia 5.

L'épisode V commence par une grande bataille, lorsque l'Empire attaque la base rebelle de la planète Hoth. Dans la débandade qui s'ensuit, les héros se retrouvent séparés. Leia, Chewbacca, Solo et C-3PO doivent en effet faire face à une panne de leur vaisseau et se réfugient chez un ancien ami du contrebandier, Lando Calrissian, sur la planète Bespin. Dans le même temps, Luke Skywalker suit un entraînement sur Dagobah auprès du maître Jedi Yoda et apprend à se méfier du côté obscur de la Force. Vador s'empare de ses amis pour tenter d'attirer Luke auprès de lui sur Bespin pour en faire un puissant allié de l'Empire. Han Solo se retrouve emprisonné dans un bloc de carbonite, puis est offert au mafieux Jabba le Hutt sur Tatooine. Lors d'un éprouvant duel, Dark Vador révèle à Luke qu'il est son père. Celui-ci, plutôt que de se rendre, choisit de se jeter dans le vide et est sauvé in extremis par ses compagnonsa 6.

Le début de l'épisode VI présente le plan mis au point par les héros pour secourir Han Solo des mains de Jabba le Hutt. Il se révèle être un succès et se solde également par la mort du Hutt. Dans le même temps, l'Empire met au point une deuxième station de combat, l'Étoile de la Mort, dont la construction est supervisée par l'Empereur Palpatine lui-même. L'Alliance rebelle voit donc là une occasion de frapper un coup décisif pour la victoire, d'autant que la station semble vulnérable. En réalité, cette faiblesse n'est que feinte et il s'agit d'un piège destiné à éliminer définitivement les rebelles. Cependant, l'intervention du petit peuple des Ewoks sur Endor permet de retourner la situation. Dans les quartiers de l'Empereur, Luke tente de faire revenir son père, Dark Vador alias Anakin Skywalker, du bon côté. Alors que Palpatine se prépare à achever son fils, Vador jette son maître dans le puits de la station, non sans avoir été gravement meurtri par ce dernier. Il meurt en paix dans les bras de Luke tandis que les rebelles détruisent l'Étoile de la Mort. Alors que l'on célèbre la fin de l'Empire dans la galaxie, les esprits d'Anakin, d'Obi-Wan et de Yoda se réunissent une dernière fois avant de se fondre dans la Forcea 7.

Des débuts difficiles mais un succès sans précédent

Mark Hamill, interprète de Luke Skywalker, lors de la première du film F.I.S.T. en 1978.

Le scénario de Star Wars est imaginé par George Lucas au début des années 1970. Le premier scénario est écrit en 1973 sous le titre Le Journal des Whills et raconte les aventures du Jedi Mace WinduNote 5 : certains éléments qui y figurent, comme la structure de l'Ordre Jedi, n'apparaîtront finalement que dans la prélogie, 25 ans plus tard29. Le premier projet intitulé The Star Wars est rédigé au mois de mai : en 14 pages, Lucas résume globalement les aventures du Général Skywalker. Progressivement, Lucas étoffe son scénario, y ajoutant des personnages, des lieux, des concepts, qui n'apparaîtront parfois que bien plus tard30. Il devient alors impossible de faire tenir toute l'histoire dans un seul film. Lucas pense alors devoir réaliser trois trilogies et décide de commencer par la trilogie centrale31.

Cependant, l'époque n'est pas favorable aux films de science-fiction et les studios de cinéma ne sont pas tentés par le film. Le succès de son film American Graffiti permet cependant à Lucas d'obtenir un contrat pour Star Wars avec la 20th Century Fox31,32. Pour financer son projet, Lucas parvient à défendre le potentiel en faisant appel au dessinateur Ralph McQuarrie qui illustre des scènes spectaculaires de son scénario et pose les bases de l'apparence de certains personnages. Les producteurs sont intéressés et acceptent d'investir 8 250 000 dollars dans le projet33. Lucas réussit également, fort du succès commercial de son film précédent, à obtenir les droits sur les deux épisodes suivants, même si, comme il le craint, le premier tournait au désastre. Il tente également un pari risqué : tout en refusant certains privilèges que lui propose la Fox, il demande à toucher l'intégralité des revenus des produits dérivés. Ce qui est alors une pratique dérisoire va se révéler, pour lui, une véritable manne financière34.

Dans les rôles principaux, le réalisateur décide d'engager des acteurs débutants : Mark Hamill, déjà connu à la télévision, et Carrie Fisher, fille d'acteurs reconnus, sont finalement choisis pour interpréter Luke Skywalker et Leia Organa35. Harrison Ford est pour sa part tout d'abord rejeté (car il a déjà joué avec Lucas), mais le réalisateur change d'avis après l'avoir vu donner la réplique aux acteurs pendant les auditions et lui donne le rôle de Han Solo. Pour jouer le rôle du sage Obi-Wan Kenobi, un acteur plus établi est choisi : Sir Alec Guinness, qui, selon George Lucas, joue sur le tournage le même rôle de mentor que dans le film36,37.

La réalisation de l'épisode IV, alors simplement titré La Guerre des étoiles à la demande des studios qui ne veulent pas embrouiller le public, se révèle assez désastreuse : les studios se montrent de plus en plus pressants à mesure que les coûts de tournage augmentent. Les séquences tournées en Tunisie sont troublées par le climat et les problèmes techniques. La suite du tournage, dans des studios londoniens, est marquée par un rythme de travail effréné et la mauvaise volonté des équipes techniques britanniques38. Qui plus est, les projections test du film (dont il manque alors la musique et les effets spéciaux), peinent à convaincre. L'échec semble programmé et la sortie n'est prévue que dans 32 salles de cinéma à travers les États-Unis, en 197739. Le succès est cependant immédiat et les retombées générées par les ventes de produits dérivés permettent à Lucas d'envisager la suite de ses films40. En quelques mois, diffusé dans le monde entier, Star Wars connaît un grand succès et devient un phénomène de société41.

La réalisation du deuxième épisode est donc à l'ordre du jour et Lucas surprend le monde du cinéma en décidant de le financer lui-même, par le biais de sa société Lucasfilm42. Cependant, l'état de santé du réalisateur s'est fortement dégradé lors du premier tournage, en particulier à cause du stress et du calendrier serré. S'il continue à écrire le scénario et à s'impliquer dans la production, Lucas laisse donc sa place de réalisateur à un cinéaste confirmé, Irvin Kershner, qui se charge de la réalisation de l'épisode V : L'Empire contre-attaque43. Le film implique des effets spéciaux plus imposants et plus de moyens, mais le succès assuré évite les problèmes connus précédemment. Il sort en 1980 et est un succès critique et commercial à la hauteur de l'épisode précédent44,45. Un souci se pose cependant : le fait que le film commence, non pas par un générique, mais par un texte déroulant présentant l'intrigue, conduit à un procès de la part de la Directors Guild of America et de la Writers Guild of America que le réalisateur quitte ensuite, se mettant en marge des règles d'Hollywood46. À la même époque, Lucas fait construire le Skywalker Ranch, contenant les locaux de postproduction et de montage où seront achevés les prochains films de la série47.

L'épisode VI est ensuite tourné. Contrairement au premier film, L'Empire contre attaque n'a pas été conçu pour être indépendant et sa fin implique obligatoirement une suite que le public attend48. Kershner ne se sentant pas capable de réitérer l'expérience, la réalisation échoit à Richard Marquand49. Cependant, pour éviter les retards et dépassements de budget rencontrés sur le tournage précédent, Lucas se montre plus présent50,51. Le film sort en 1983 et devient le plus rentable de la trilogie52. Il marque, pour 15 ans, la fin de Star Wars, le temps que le réalisateur puisse profiter de ses enfants et disposer de la technologie nécessaire à ses ambitions53.

Prélogie (1999 à 2005)

Articles détaillés : Prélogie, épisode I, épisode II et épisode III.

Synopsis

Un fan déguisé en clone de la 501e Légion, soldat de la République dans la prélogie.

L'épisode I débute 32 ans avant les événements de l'épisode IV. Deux Jedi, Qui-Gon Jinn et son apprenti Obi-Wan Kenobi sont chargés d'enquêter sur une crise politique touchant la planète pacifique de Naboo. Celle-ci est envahie et sa reine, Padmé Amidala, fuit la planète avec les Jedi pour plaider sa cause devant le Sénat, sur Coruscant. En chemin, le groupe s'arrête sur Tatooine pour réparer son vaisseau et y rencontre un jeune esclave, Anakin Skywalker, qui présente de fortes affinités avec la Force. Il rejoint finalement le groupe. Les héros se rendent vite compte que le Sénat ne fera rien pour les aider et repartent sur Naboo mener eux-mêmes la libération de la planète, tandis que le sénateur Palpatine profite de la crise pour accéder au pouvoir. Sur Naboo, un mystérieux Sith, Dark Maul, tue Qui-Gon, avant d'être tué par Obi-Wan. La planète est finalement libérée et Anakin entame une formation de Jedi, tandis que les maîtres Yoda et Mace Windu s'interrogent sur un possible retour des Sitha 2.

Dix ans plus tard se déroule l'épisode II. La République envisage de créer une armée pour lutter contre les forces séparatistes qui prennent de l'importance dans la galaxie. Obi-Wan Kenobi est chargé de retrouver la trace d'un mystérieux tueur et découvre qu'une armée de clones a déjà été commandée par la République, de façon non officielle. Dans le même temps, Anakin doit maintenir Amidala, désormais sénatrice, en sécurité et tous deux tombent amoureux. Kenobi est finalement fait prisonnier par les séparatistes et Anakin vient à son secours avec la sénatrice, tandis que le Sénat vote les pleins pouvoirs au chancelier Palpatine, qui proclame la création d'une Grande Armée de la République. Celle-ci, menée par les Jedi, intervient pour secourir les héros, déclarant de fait la guerre des clones. Peu après la bataille, Anakin épouse secrètement Padmé sur Naboo, la planète natale de la sénatricea 3.

L'épisode III débute lorsque les Jedi Skywalker et Kenobi sauvent le chancelier capturé par les séparatistes durant la guerre. Peu à peu, l'influence de ce dernier devient de plus en plus forte. Dans le même temps, les Jedi suspectent de plus en plus la présence d'un Seigneur Sith dans les hautes sphères du pouvoir. Alors que des chevaliers sont envoyés lutter aux quatre coins de la galaxie avec leurs bataillons de clones, Anakin découvre que le chancelier est le Seigneur Sith en question. Cependant, ce dernier lui explique avoir les moyens de sauver Padmé d'une mort jugée certaine. Anakin empêche alors les Jedi de tuer le Sith en s'interposant dans son duel contre Mace Windu. Palpatine en profite pour éliminer le maître Jedi et décrète ensuite l'ordre 66 : tous les chevaliers sont éliminés par les clones. Certains, cependant, échappent au massacre, Yoda et Obi-Wan en tête. Le premier part affronter Palpatine, nouvellement autoproclamé Empereur et échoue. Dans le même temps, Obi-Wan affronte Anakin, devenu le Seigneur Vador et le laisse pour mort, atrocement brûlé. Tandis que Palpatine fait opérer Vador, désormais enfermé dans une imposante armure noire, Padmé donne naissance à deux enfants, Luke et Leia, avant de mourir. Le premier est confié à son oncle et sa tante sur Tatooine, tandis que la seconde est élevée par la famille royale d'Alderaana 4.

Réalisation : le retour de Lucas aux commandes

Hayden Christensen, qui tient le rôle d'Anakin Skywalker dans les épisodes II et III, en 2005.

Le scénario de la prélogie était déjà ébauché depuis les années 1980. Ainsi, le fait qu'Anakin soit gravement brûlé dans un volcan, que les ennemis des Jedi soient les Sith ou encore le fait que l'Empereur soit nommé Palpatine, bien que non mentionnés dans les films de la trilogie originale, sont déjà expliqués dans les novélisations parues à la même époque que les films. Le contexte politique de la fin de la République est également clair dans l'esprit de George Lucas54. De même, certains faits et lieux, comme Kashyyyk, la planète des Wookiees (que l'on peut déjà voir dans The Star Wars Holiday Special de 1978), ou Coruscant, la capitale de la République, apparaissent dans des livres antérieurs à la saga et les travaux de l'illustrateur Ralph McQuarrie. Lucas s'attaque à la rédaction précise du scénario en 1994. Celui-ci est terminé en 1995, bien que, de l'aveu même du réalisateur, sa technique de travail le pousse à poursuivre les ajouts et modifications jusqu'au montage final55.

Contrairement à ce qu'il a fait pour la trilogie originale, Lucas choisit cette fois-ci des acteurs jeunes, mais qui ont déjà fait leurs preuves : Natalie Portman s'est ainsi illustrée dans Léon et Ewan McGregor dans Trainspotting56. Des acteurs plus prestigieux sont également engagés : Liam Neeson interprète Qui-Gon Jinn et joue sur le tournage un rôle proche de celui d'Alec Guinness lors de la première trilogie57. Samuel L. Jackson joue Mace Windu, tandis que Christopher Lee fait son retour au cinéma dans le rôle du comte Dooku. Ian McDiarmid, après une carrière dans le théâtre classique britannique, reprend le rôle de Palpatine qu'il avait déjà tenu dans le Retour du Jedi, tandis que Kenny Baker et Anthony Daniels reprennent le rôle des deux droïdes et sont les seuls acteurs présents dans les six films58. Enfin, un certain nombre de personnages sont désormais totalement virtuels comme Yoda ou Jar Jar Binks59.

Les trois films sont réalisés par Lucas, contrairement à ce qui s'était fait dans la trilogie originale. Bien que l'informatique et les décors virtuels soient de plus en plus utilisés, des décors réels sont aussi le théâtre de l'action. L'équipe du film tourne ainsi en Italie et en Tunisie60.

La Menace fantôme sort en 1999 et marque le retour de Star Wars sur les écrans. Cependant, la critique se montre mitigée et même souvent négative. Certains accusent notamment l'abondance d'effets spéciaux et l'intrigue complexe, mais c'est surtout le personnage de Jar Jar Binks qui attire les foudres de la critique61.

L'Attaque des clones sort en 2002. Il est l'un des premiers films de l'histoire du cinéma à avoir été tourné en numérique et premier de la série à bénéficier d'une sortie mondiale simultanée pour éviter de souffrir du piratage62. Une nouvelle fois, l'accueil critique est très partagé, entre ceux qui voient un essoufflement de la saga et une perte de nouveauté et ceux qui sentent un réel retour en force après l'épisode précédent63.

La Revanche des Sith doit enfin faire le lien entre les deux trilogies et marquer le passage de la flamboyante République à l'ère de l'EmpireNote 6. L’épisode, particulièrement sombre, est ainsi marqué par un très long combat au sabre entre Anakin et Obi-Wan64. Le scénario n'est pas achevé et évolue entre 2002 et 2003 : une apparition de Han Solo enfant est ainsi rayée du script, tandis que la fin définitive de la saga se dessine65. Lors du tournage, cet épisode est le seul pour lequel les acteurs ne quittent pas les studios66. Le film ouvre le festival de Cannes de 2005 et connaît un grand succès commercial67.

Troisième trilogie (2015 à 2019)

Articles détaillés : Troisième trilogie de Star Wars, épisode VII et épisode VIII.

Lorsqu'il a commencé l'écriture de Star Wars, George Lucas a progressivement envisagé de réaliser trois films, puis trois trilogies. La trilogie centrale étant, selon lui, la plus commerciale, c'est par celle-ci qu'il a débuté. La première trilogie, ou prélogie, est pour sa part réalisée vingt-cinq ans plus tard68. La troisième trilogie a été mentionnée à de nombreuses reprises, au point de devenir une véritable légende. Ainsi, lors de la sortie du Retour du Jedi en 1983, Time Magazine annonçait déjà les deux autres trilogies. Si le résumé des épisodes I, II et III est déjà ébauché, celui des VII, VIII et IX est alors décrit comme très vague, bien que les acteurs Mark Hamill, Harrison Ford et Carrie Fisher doivent reprendre leurs rôles pour le tournage, à condition qu'ils aient l'air assez vieux69. La trilogie romanesque de Timothy Zahn L'Héritier de l'Empire, La Bataille des Jedi et L'Ultime Commandement, a été annoncée à tort par des éditeurs français comme correspondant à la troisième trilogie70.

George Lucas a cependant déclaré à de nombreuses reprises que le scénario avait été modifié et que l'épisode VI marquait la fin réelle de la série71. Selon lui, l'histoire de Star Wars est celle d'Anakin et Luke Skywalker et elle s'achève à la fin de l'épisode VI. De même, Gary Kurtz, producteur des épisodes IV et V, a dévoilé les scénarios prévus pour la saga en neuf épisodes. Selon cette interview, la saga en neuf épisodes supposait que l'Empereur n'apparaisse que dans le neuvième, confirmant que l'épisode VI tel que réalisé ne laisse pas la porte ouverte aux suites initialement prévues72.

Lucas a également déclaré ne pas avoir de réponse quand on lui demande ce qui se passe après Le Retour du Jedi73. Des rumeurs et de fausses interviews fleurissent régulièrement sur Internet pour annoncer les épisodes VII, VIII et IX et sont condamnées par Lucasfilm qui a parfois pris des mesures à l'encontre des auteurs des canulars74. Il lui est également arrivé de dire, en 2002, qu'il pourrait reprendre le projet après avoir laissé passer vingt ans, comme il l'a fait pour la prélogie, mais, ajoute-t-il : « ne comptez pas trop là-dessus ». Il ajoute en 2005 : « Je ne laisserai personne d'autre diriger les épisodes VII, VIII et IX. C'est la fin, je ne veux pas que d'autres personnes fassent d'autres épisodes de La Guerre des étoiles. Il y a d'autres possibilités, des livres, mais des films, des longs-métrages, non. C'est quelque chose qui m'appartient »75.

En 2011, George Lucas entame de manière secrète l'écriture d'une troisième trilogie Star Wars76,77, et commence dans les mêmes conditions les discussions de ventes de son studio avec Bob Iger, PDG de la Walt Disney Company78. Le , la Walt Disney Company annonce avoir racheté Lucasfilm pour un montant estimé à 4,05 milliards de dollars. Lucas et Iger annoncent publiquement le même jour la sortie au cinéma de Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force pour 201579, suite qui initiera une troisième trilogie dont les deux épisodes suivants sont prévus pour 2017 et 201980. Deux films dérivés sont également annoncés respectivement pour 2016 (Rogue One) et 2018 (Solo) 81. À cette occasion, la société affirme dans un communiqué que « le septième épisode que d'autres films devraient continuer au-delà de la saga et faire prospérer la franchise bien au-delà dans le futur »82. George Lucas déclare : « il est maintenant temps pour moi de passer Star Wars à une nouvelle génération de réalisateurs. J'ai toujours cru que Star Wars me survivrait et je pense qu'il était important de mettre la transition en place de mon vivant »83. La réalisation de l'épisode VII échoit dès lors au réalisateur J. J. Abrams, connu notamment pour avoir réalisé les onzième et douzième longs-métrages de la franchise Star Trek. Sorti en décembre 2015, Le Réveil de la Force devient l'épisode le plus rentable de la franchise avec plus de 2 milliard de dollars de recettes84. L'épisode VIII est confié à Rian Johnson qui en achève le tournage en juillet 2016 pour une sortie prévue le 15 décembre 2017. Le réalisateur choisi pour diriger l'épisode IX est Colin Trevorrow85. Cependant, suite à un conflit au niveau du scénario entre Colin Trevorrow et Lucasfilm, ce dernier est remplacé à la réalisation le 12 septembre 2017 par J.J. Abrams, déjà à la réalisation du septième volet86. L'actrice qui a personnifié la Princesse Leia depuis 1977, Carrie Fisher, décède d'une crise cardiaque à 60 ans le 27 décembre 2016, peu de temps après avoir tourné toutes ses scènes pour l'épisode VIII, où elle apparaitra pour la dernière fois87. La sortie de l'épisode IX est quant à elle prévue le 20 décembre 201988.

Quatrième trilogie (après 2019)

Le 9 novembre 2017, Robert Iger, le PDG du groupe Disney, annonce le lancement d'une quatrième trilogie Star Wars en déclarant « Nous avons déjà d'autres super films Star Wars déjà prévus pour les années qui viennent en plus de la sortie en 2019 de l'épisode IX. Nous sommes très heureux d'annoncer que nous venons de signer un accord avec Rian Johnson, le réalisateur des Derniers Jedi, pour développer une toute nouvelle trilogie Star Wars »89.

Cette nouvelle trilogie sera « séparée » de la saga de la famille Skywalker qui est au centre des épisodes I à IX, ne constituant donc pas la suite de l'épisode IX qui sortira en décembre 201990.

Films dérivés (depuis 2008)

Articles détaillés : Films dérivés de Star Wars, The Clone Wars, Rogue One et Solo.

Le premier film dérivé est un film d'animation sorti en 2008, qui sert de pilote à la série télévisée du même nom : Star Wars: The Clone Wars. Il est produit par Lucasfilm Animation et se déroule entre les épisodes II et III de la saga. Il relate les aventures d'Obi-Wan Kenobi, d'Anakin Skywalker et d'Ashoka Tano. Ces Jedi ont pour mission de ramener sain et sauf le fils du trafiquant Jabba le Hutt : Rotta91.

L'achat de Lucasfilm par Disney en 2012 passe également par la volonté de George Lucas de choisir Kathleen Kennedy comme présidente, et productrice des films à venir92. En même temps qu'est préparée la troisième trilogie, il est également décidé d'« étendre » l'univers officiel avec des films dérivés. Kathleen Kennedy explique : « George a été très clair sur la façon dont ça marche. Le canon qu'il a créé, c'est Star Wars. Et l'épisode VII s'inscrit dans ce canon. Les films dérivés existeront dans ce vaste univers qu'il a créé. Il n'y a aucune tentative de transporter les personnages de ces films autonomes dans et hors les épisodes de la saga. Par conséquent, d'un point de vue créatif, c'est une feuille de route très clairement définie par George Lucas »93. Le premier de ces spin-off sort en décembre 2016, il s'agit de Rogue One qui raconte le vol des plans de l'Étoile de la mort par les rebelles qui luttent contre l'Empire Galactique. Ce film s'achevant quelques instants avant les premières images de l'épisode IV tourné par Lucas en 1977. La série dérivée prend le nom de A Star Wars Story. Solo: A Star Wars Story, consacré à la jeunesse de Han Solo, est prévu pour 2018, et un autre est en préparation et est prévu pour 202093'94, il pourrait être centré sur le personnage d'Obi-Wan Kenobi95.

Critiques

Accueil critique et commercial de la saga

Les films de la trilogie originale sont très appréciés par la critique. Un nouvel espoir est nommé 11 fois pendant la cérémonie des Oscars de 197896 et reçoit sept Oscars dont celui des meilleurs effets visuels, ce qui est alors rare pour un film de science-fiction97. L'Empire contre-attaque reçoit l'Oscar du meilleur son et un Oscar pour ses effets visuels98. Enfin, Le Retour du Jedi ne reçoit qu'un seul Oscar, aussi pour ses effets visuels99. Dans son livre Anatomie d'une saga, Laurent Jullier étudie l’accueil critique des cinq premiers films de la série (son livre étant sorti avant La Revanche des Sith) dans la presse française. Dès le premier film, il apparaît qu'un clivage oppose clairement une presse élitiste qui déteste, d'une presse plus populaire qui adhère, tout en considérant parfois que le scénario est faible. Le film n'échappe par ailleurs pas à la comparaison avec ce qui est alors le classique du genre : 2001, l'Odyssée de l'espace. Cependant, la plupart des critiques considèrent qu'il est impossible de comparer l'incomparable100.

L'Empire contre-attaque connaît un accueil similaire, tout en étant généralement comparé à son prédécesseur. Même s'ils trouvent souvent quelque chose à critiquer au film, notamment son dualisme, la plupart des journaux accueillent de façon bienveillante ce nouvel opus101. Le troisième film, Le Retour du Jedi, attire des critiques plus affirmées : une partie des journalistes commencent à s'insurger contre ce qui semble être un phénomène de mode, tandis que des journaux de fans consacrés au genre font les louanges du film102. Aux États-Unis, la tendance est la même, comme en témoigne le site Metacritic : l'épisode IV obtient une note de 91/100, avec treize critiques positives103 ; le V obtient 78/100, avec onze critiques positives et quatre neutres104. Enfin, le VI n'arrive qu'à 52/100, avec huit critiques positives, trois neutres et trois négatives, qui critiquent principalement la répétitivité de la saga et l'apparition des Ewoks, jugés infantilisants105.

Les films de la prélogie ont été moins bien accueillis par la presse et le public, La Menace fantôme n'ayant que trois nominations aux Oscars sans en remporter un seul106. Au contraire, il est nommé huit fois au Razzie Awards107 et remporte le pire second rôle pour Jar Jar Binks108. Les critiques reprochent en effet à Lucas d'avoir privilégié des effets spéciaux travaillés au détriment de l'intrigue et s'en prennent particulièrement au personnage de Jar Jar Binks et au jeu d'acteur de Jake Lloyd (Anakin enfant)109,110. Une version du film modifiée par un fan a par la suite été publiée, supprimant notamment la plupart des scènes de Jar Jar ; en créant un certain engouement médiatique111.

George Lucas prend les critiques en compte et réduit ainsi fortement le rôle de Jar Jar Binks dans les films suivants112. L'Attaque des clones et La Revanche des Sith ne remportent pas d'Oscar et ne sont nommés qu'une fois, respectivement pour les meilleurs effets visuels113 et pour le meilleur maquillage114. L'épisode II reçoit des critiques plus favorables que son prédécesseur, bien que l'histoire d'amour soit régulièrement critiquée pour sa naïveté115. Le troisième connaît un plus grand succès critique, qui le ramène presque au niveau de l'ancienne trilogie, aux yeux d'une partie de la critique116.

D'un point de vue commercial, Star Wars attire d'immenses foules devant les cinémas. La franchise est très rentable, avec 261 millions de dollars rapportés jusqu'à la sortie de l'édition spéciale en 1997, établissant à l'époque un record en termes de revenus pour le jour de sortie52. Ce faisant, George Lucas a contribué à l'apparition des blockbusters et d'une industrie du cinéma centrée avant tout sur la production d'argent, alors qu'il a lui-même toujours nié faire les films pour cela117. Il a ainsi toujours cherché à rester indépendant vis-à-vis des studios et a repoussé les suggestions qui visaient à rendre les films plus commerciaux en détournant son histoireNote 7,118.

Star Wars : édition spéciale


« Pour moi, l’Édition Spéciale est la version définitive. Je ne m'inquiète même plus des autres, car il a fallu passer par de nombreuses étapes avant d'arriver au résultat final. »

— George Lucas119

Lorsqu'il prépare la prélogie, au milieu des années 1990, George Lucas considère également que la technologie lui permet de reprendre les films déjà réalisés pour mieux correspondre à l'idée qu'il en avait, ou pour en améliorer la cohérence. Des scènes sont retouchées pour être plus spectaculaires ou esthétiques (multiplication de personnages secondaires virtuels, ajout de scènes de liesses sur diverses planètes à la fin de l'épisode VI), mais d'autres sont totalement narratives120. Ainsi, l'épisode IV, qui était le plus décevant aux yeux du réalisateur, voit apparaître de nombreux changements ; la scène la plus importante met en scène un Jabba le Hutt de synthèse en grande conversation avec Han Solo : tournée dès 1977, elle n'avait pas pu être ajoutée faute de moyens techniques121. Ressortis au cinéma en 1997 dans cette version modifiée, les films connaissent à nouveau un grand succès ; c'est pour George Lucas le moyen de faire connaître sa saga à une nouvelle génération de spectateurs, mais aussi d'obtenir les fonds pour réaliser sa nouvelle trilogie122.

En 2004, à l'occasion de la sortie de l'ancienne trilogie en DVD, Lucas reprend à nouveau ses films pour les remettre à niveau vis-à-vis de la prélogie. Les films sont ainsi restaurés et remasterisés et connaissent chacun leur lot de modifications. Jabba le Hutt est ainsi amélioré dans sa prestation de l'épisode IV, tandis que, dans l'épisode V, l'Empereur (qui apparaissait lors d'une conversation holographique était interprété par une vieille femme à qui on avait superposé des yeux de chimpanzé) est réinterprété par Ian McDiarmid, qui joue Palpatine dans les autres films. Enfin, lors du final du Retour du Jedi, l'acteur Sebastian Shaw, qui interprétait jusque là le fantôme d'Anakin Skywalker, est remplacé par Hayden Christensen, son alter-ego de la prélogie123.

Cette ressortie ulcère particulièrement les fans de la première heure, dont une partie considère que les Star Wars authentiques sont ceux qu'ils ont vus jeunes, tels qu'ils étaient à l'époque. Une scène les choque particulièrement, dans l'épisode IV : la version originale montrait Han Solo tirant le premier sur le chasseur de primes Greedo. Dans l'édition spéciale, il tire en réponse au tir de Greedo, puis, dans la version de 2004, les deux tirent quasi-simultanément. Ce changement fait de nombreux mécontents, rassemblés derrière le slogan « Han shot first ». En septembre 2006, Lucas cède et publie les films dans une édition spéciale de deux DVD chacun, où la nouvelle version côtoie l'ancienne ; elles sont cependant retirées du marché dès le 31 décembre suivant119. En 2011, avec la sortie de la saga au format Blu-ray, Lucas réalise de nouveaux changements. Ainsi, lorsque Dark Vador tue l'Empereur à la fin de l'épisode VI, il ne le fait plus en silence, mais accompagne son geste d'un « Nooooo ! » qui a énervé une partie des fans124.

Au même moment, Lucasfilm annonce une ressortie future des films au cinéma en 3D pour l'année 2012125. Le producteur Rick McCallum précise plus tard qu'elle se fera au rythme d'un film par an, entre 2012 et 2017, mais le travail sur les épisodes II à VI se ferait sous réserve que la ressortie du premier film soit un succès126. L'épisode I est donc le premier film sorti aux États-Unis en 3D le 10 février 2012127. Lucasfilm annule ensuite la ressortie des autres films, officiellement pour se concentrer sur l'épisode VII128.

Univers étendu

Article détaillé : Univers étendu de Star Wars.

L'univers étendu de Star Wars désigne toute l'histoire de la saga relatée sur un support autre que les films. En 2009, George Lucas considère que l'univers de Star Wars se divise en trois ensembles. La première catégorie regroupe ce sur quoi le réalisateur a un contrôle direct : les films et séries télévisées. Cet ensemble forme le canon de la saga. Le deuxième groupe comprend les produits officiels qui ne sont cependant pas du ressort direct de Lucas : jeux vidéo, bandes dessinées, romans… S'ils ne sont pas en contradiction avec le premier groupe, ces éléments intègrent également le canon. Une troisième catégorie existe ; elle comprend tout ce qui est produit par les fans. Il arrive quelquefois que des éléments de cet ensemble entrent dans le canon. Par exemple, la 501e compagnie de stormtroopers, association de cosplay, a été intégrée à l'intrigue du jeu Star Wars : Battlefront II et à l'univers de la saga129.

À la suite du rachat de la société Lucasfilm par The Walt Disney Company, tous les éléments racontés dans les produits dérivés sont déclarés comme étant en dehors du canon. Ils sont alors regroupés sous l’appellation « Star Wars Légendes »130,131. Seuls les six films, le long-métrage The Clone Wars, la série associée restent dans le canon. La nouvelle série d'animation Star Wars Rebels ainsi que tous les produits dérivés réalisés après août 2014 rentrent eux aussi dans ce nouvel ensemble130,132.

Séries télévisées et téléfilms

Article détaillé : Star Wars à la télévision.

Star Wars: The Clone Wars est l'une des principales séries de l'univers étendu.

Le premier téléfilm Au temps de la guerre des étoiles (Star Wars Holiday Special) fut tournée un an après la sortie du premier opus. Les acteurs du film y reprenaient leur rôle. Le personnage de Boba Fett y apparaissait pour la première fois. Mais le téléfilm de facture très médiocre, ne plut pas à George Lucas, à tel point qu'il en interdit toute diffusion133. Ce programme reste un sujet de plaisanterie pour les fans, mais également pour les acteurs, notamment Harrison Ford et Carrie Fisher (qui en nie parfois l'existence en conférence de presse, mais qui, lors d'une convention, a repris la chanson qu'elle y interprétait). Quant à George Lucas, il déclare que « si j'avais un marteau et du temps, j'en traquerais chaque copie pour l'écraser »134.

En 1984 et 1985, George Lucas produit deux téléfilms pour ABC, principalement destinés aux enfants. Centrés sur le peuple des Ewoks présentés dans Le Retour du Jedi, ils sont intitulés L'Aventure des Ewoks et La Bataille d'Endor et remportent un Emmy Award pour leurs effets spéciaux133. Les deux productions mettent en scène le jeune acteur Warwick Davis, découvert par Lucas lors du tournage de Star Wars et par la suite présent dans de nombreux films de science-fiction135. À la même période apparaissent deux séries animées réalisées par les studios Nelvana (qui avaient contribué à Au temps de la guerre des étoiles) : Droïdes raconte les aventures de R2-D2 et C-3PO entre les épisodes III et IV, tandis que Ewoks raconte la vie de l'Ewok Wicket avant la bataille d'Endor. Cette deuxième série a fait l'objet d'une deuxième saison136.

Dans les années 2000 et accompagnant la sortie de la prélogie, de nouveaux projets fleurissent. Une série animée racontant la guerre des clones sort à la télévision en 2003 : Star Wars: Clone Wars. Sortie entre les épisodes II et III, elle fait le lien entre eux, en introduisant notamment le personnage du général Grievous136. En 2008, une série en images de synthèse apparaît sur les écrans : Star Wars: The Clone Wars ; elle est introduite par un film utilisant la même technique, Star Wars: The Clone Wars137. À la suite de son interruption après six saisons, une nouvelle série animée est lancée en 2014 : Star Wars Rebels138. En 2017, alors que l'un des producteurs délégués de Rebels, Dave Filoni, annonce le renouvellement de Star Wars Rebels pour une quatrième saison, une nouvelle série animée est également dévoilée : Star Wars : Forces du destin139.

Lors d'une convention de fans en 2005, George Lucas annonce l'arrivée d'une nouvelle série, avec de vrais acteurs, qui se déroulerait entre les épisodes III et IV. D'abord envisagée pour 2009, elle est repoussée, tandis que son scénario s'épaissit140. En 2011, Lucas déclare que, pour des raisons économiques, la série ne verra finalement pas le jour avant 3 ans141. En 2012, le titre de la série est dévoilé : Star Wars Underworld142. Cependant, il est annoncé en 2016 que le projet est en veille143.

Romans

Article détaillé : Star Wars dans la littérature.

Dès 1977 et la sortie de La Guerre des étoiles, la saga est adaptée en roman puisque George Lucas signe lui-même la novélisation du premier épisode (en réalité écrite par Alan Dean Foster), avec de multiples précisions narratives inspirées, notamment, des scènes coupées144. Tous les autres épisodes font l'objet d'adaptations en roman, par d'autres auteurs cette fois-ci. Là encore, les auteurs s'inspirent des scènes coupées et du scénario original des films : ainsi, la novélisation de La Revanche des Sith accentue par de nouvelles scènes le passage d'Anakin Skywalker du Côté obscur de la Force136.

Rapidement, d'autres romans viennent détailler des événements qui n'étaient qu'ébauchés dans la saga cinématographique. Ainsi, l'idylle entre Han Solo et Leia Organa est conclue dans Le Mariage de la Princesse Leia, paru en 1994145. Certaines séries connaissent également un franc succès en explorant le passé des personnages, comme les deux trilogies sur la jeunesse de Han Solo : les publications de ce type connaissent une grande mode dans les années 1990133. Les récits s'inspirent souvent de la forme des films et parfois réciproquement. Les trames souvent fondées sur des personnages et éléments familiers creusent cependant l'histoire de la saga avant et après les événements des films146.

Avec les années 2000 et les séries sur le sujet, la Guerre des clones fait l'objet de plusieurs romans, notamment la série Republic Commando de Karen Traviss. Au total, les romans Star Wars, publiés en France aux éditions Presses de la Cité, Fleuve noir et Pocket pour une partie, sont plus de deux cents147.

Bandes dessinées

Article détaillé : Bandes dessinées Star Wars.

Dès le début de la série, George Lucas désire que Star Wars soit adapté en bande dessinée. Marvel Comics publie ainsi une version très adaptée de l'épisode IV en prenant de grandes libertés avec les personnages de la série, par manque de documentation148. De façon générale, une grande partie des œuvres produites autour de Star Wars, qu'il s'agisse des films, de séries ou de jeux vidéo, sont également adaptées en bande dessinée. Les films font même l'objet d'une adaptation en manga146.

Les autres bandes dessinées s'attachent à raconter d'autres points de l'histoire en insistant sur des personnages peu détaillés dans les films, comme Dark Maul, ou même sur de nouveaux points de l'histoire. Ainsi, Star Wars Legacy raconte les aventures de Cade Skywalker, descendant direct de Luke. L'action se passe 133 ans après l'épisode VI et raconte une nouvelle guerre entre d'une part les Sith et les impériaux et d'autre part l'Alliance Galactique et les Jedi, qui se solde par la défaite de ces derniers. Depuis le début de l'année 1991, Dark Horse Comics a le monopole de l'édition de ces bandes dessinées. En France, elles sont distribuées par les éditions Delcourt149. Néanmoins, à la suite du rachat de LucasFilm par Disney en 2012, Marvel annonce que les contrats avec Dark Horse ne seront pas renouvelés, la licence revenant donc à Marvel150.

Jeux vidéo

Article détaillé : Jeux vidéo Star Wars.

Jeu vidéo faisant partie de l'univers étendu

Depuis la sortie des films, un très grand nombre de jeux vidéo inspirés de la saga Star Wars ont vu le jour. Si certains ont été plébiscités par la critique, d'autres ont été de véritables déceptions pour les joueurs. Les premiers jeux voient le jour sur Atari 2600 en 1982 et en jeux d'arcades en 1983 avec Star Wars. D'autres suivent sur Amstrad, Game Boy et NES et sont des adaptations des films, telles que le jeu Star Wars : The Empire Strikes Back en 1988151. Les années 1990 voient l'arrivée des simulateurs de vol avec Star Wars: X-Wing (en 1993) et ses suites et dérivés152. Les années 1990 voient également naître d'autres séries appréciées par la critique : Dark Forces et ses suites dérivées de Jedi Knight en 1995153 et Star Wars: Rogue Squadron en 1998, qui reste longtemps une référence du genre154.

La sortie de la nouvelle trilogie au tournant de l'an 2000 marque l'arrivée de nouvelles adaptations de film, telles que Star Wars, épisode I : Racer s'inspirant des courses de modules de Tatooine, Star Wars, épisode I : La Menace fantôme155 et Star Wars, épisode III : La Revanche des Sith, bien que ce dernier déçoive par sa faible durée de vie156.

D'autres jeux explorent de nouvelles pistes scénaristiques, en comblant le vide entre les films, comme la série Star Wars: Battlefront, inspirée de la jouabilité de Battlefield 1942, qui permet de revivre un grand nombre de batailles dans différents camps157. Star Wars: Empire at War est pour sa part un jeu de stratégie en temps réel aux critiques également positives158. Le summum de ce concept est atteint en 2003 avec Star Wars: Knights of the Old Republic consacré par beaucoup de magazines comme le jeu de l'année159 et en 2008 avec Star Wars : Le Pouvoir de la Force, dont l'histoire, développée avec l'aval de George Lucas, s'inscrit totalement dans la chronologie de la saga entre les deux trilogies160. Apprécié par la critique pour son scénario et ses graphismes, il se voit adjoindre une suite jugée très décevante161.

En 2011 sort le jeu en ligne massivement multijoueur (MMORPG) Star Wars: The Old Republic développé par BioWare et édité par Electronic Arts162. Le , Disney Interactive réorganise les jeux vidéo Star Wars après de nombreux licenciements et projets arrêtés et annonce la sortie de Star Wars: Battlefront d'Electronic Arts le 17 novembre et d'un set Star Wars dans le jeu vidéo de plates-formes Disney Infinity163,164.

La plupart de ces jeux sont développés par la société LucasArts fondée en 1982 et célèbre non seulement pour ses adaptations vidéo-ludiques de la saga, mais également pour d'autres séries à succès telles que les Monkey Island165.

Autres produits dérivés

Dès 1977, Star Wars se décline en jouet. C’est le fabricant américain Kenner qui obtient la licence. En 1991, à la suite du rachat de cette société par Hasbro c’est sous le nom de cette dernière que sont ensuite fabriqués les jouets de la saga. En 2006, le livre Star Heroes Collector indique que plus de mille figurines ont été réalisées par le fabricant de jouets166. Ce n’est en revanche qu’en 1999 que la société Lego obtient la licence pour produire des jouets de construction Star Wars167.

En 1987, une attraction baptisée Star Tours est lancée au parc Disneyland de Californie. Des attractions du même type sont par la suite proposées dans d’autres parcs Disney168. Toujours en 1987, c’est un jeu de rôle Star Wars qui est édité par la société West End Games169. En 1989, la même société lance aussi un jeu de figurines consacrée à la saga : Star Wars Miniatures170. De nombreux jeux de cartes à collectionner sont également produits, le premier, réalisé par Topps, date de 1977171. Le , lors du D23, Disney Parks annonce convertir deux terrains de 14 acres (56 656 m2) chacun pour construire des zones dédiées à Star Wars à Disneyland en Californie et à Disney's Hollywood Studios en Floride172,173,174,175,176.

Le , le parc Disney's Hollywood Studios annonce présenter à compter du 4 avril un spectacle sur les moments clés de la saga Star Wars, auquel s'ajoute durant l'été un spectacle pyrotechnique nocturne intitulé Star Wars: A Galactica Spectacular177,178.

Inspirations

George Lucas, en 2009.

Un univers inspiré de la fiction…

Pour sa saga, George Lucas a puisé de nombreuses sources d'inspiration dans les livres notamment John Carter179,180,181,182,183, films et séries qui l'ont marqué. Les cycles d'Isaac Asimov posent ainsi les bases de sa conception des droïdes, mais également l'idée de planètes-villes comme Coruscant184. Un autre classique de la science-fiction inspire particulièrement le réalisateur : les serials des années 1930, notamment Flash Gordon — c'est de là que Lucas tire ses titres (lui-même revendique cet amour pour les titres de type La revanche de... et ainsi de suite) et les textes déroulants au début des films. De même, plusieurs personnages de Star Wars exploitent des stéréotypes déjà vus dans ces serials185. Le cinéma d'Akira Kurosawa, notamment son film La Forteresse cachée, inspire également particulièrement le réalisateur, tant sur le fond que sur la forme. C'est en effet de ce film qu'il tire l'idée de centrer une partie de l'intrigue sur les deux personnages les plus insignifiants (les deux droïdes, principalement dans l'épisode IV), mais Lucas s'en inspire aussi pour les volets qui se rabattent sur l'image pour servir de transition entre deux scènes, typique du cinéma de la première moitié du XXe siècle186.

L'inspiration vient également d'autres types de cinéma. Le western est ainsi à l'origine de certaines scènes, notamment sur Tatooine, tandis que le polar inspire le début de l'épisode II187. Le péplum joue également un rôle, notamment à travers la course qui occupe une place centrale dans La Menace fantôme et qui est directement inspirée de la course de chars de Ben Hur188. Les films de guerre et de pirates inspirent également de nombreuses scènes : l'attaque sur l'Étoile Noire est réalisée par Lucas à l'aide d'extraits de films représentant la Seconde Guerre mondiale dans les airs pour guider le travail des sociétés d'effets spéciaux ; tandis que l'assaut sur Kashyyyk dans l'épisode III s'inspire du film Il faut sauver le soldat Ryan189.

Star Wars s'est aussi inspiré de l'univers graphique de la bande dessinée Valérian et Laureline de Jean-Claude Mézières190. Lorsque fut projeté pour la première fois en France Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir, Mézières déclara à la fin de la projection : « On dirait une adaptation de Valérian au cinéma191. »

L'inspiration est, enfin, littéraire : l'étude anthropologique de Joseph Campbell Le Héros aux mille et un visages et la légende arthurienne sont une de ses principales sources pour créer les archétypes de son histoire, comme le jeune et pauvre héros appelé à l'aventure, le vieil ermite qui le prend sous son aile, la princesse en détresse192... Le Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien est également une grande source d'inspiration pour George Lucas : les deux sagas partagent une trame très proche et des personnages assez semblables (Obi-Wan Kenobi et Gandalf, par exemple), mais aussi des procédés narratifs similaires (par exemple rapporter l'histoire d'amour de protagonistes hors du récit : Leia épouse Han Solo dans un livre de l'univers étendu, Aragorn et Arwen voient leur idylle relatée dans les appendices du livre)193.

… et de la réalité

Un décor de Tatooine en Tunisie pour le tournage de l'épisode I.

George Lucas s’est également inspiré de la réalité, notamment de faits historiques. Outre les scènes de combats spatiaux inspirées des films sur le Blitz, le réalisateur s'est entre autres inspiré du Moyen Âge occidental, de l'histoire et des philosophies d'Extrême Orient. Ainsi, les Jedi ont une philosophie teintée de bouddhisme, tandis que le casque de Dark Vador a été inspiré au dessinateur Ralph McQuarrie par ceux des samouraïs194. Lucas explique également s'être inspiré, pour la progressive ascension de Palpatine et la transition de République à Empire, de ce qui est arrivé à Jules César, Napoléon Bonaparte et Adolf Hitler195. Il admet aussi que l'Empire dépeint dans les premiers films s'est inspiré de l'époque de Richard Nixon et de la guerre du Viêt Nam, qui l'a poussé à s'interroger sur la façon dont une démocratie peut se transformer en dictature. En 2005, Lucas a également déclaré : « J'espère qu'on ne le vivra pas dans notre pays ; peut-être que le film pourra réveiller les gens aux États-Unis, notamment face aux menaces contre la démocratie196. »

Lucas s'est par ailleurs inspiré de faits de la vie quotidienne. Ainsi, l'idée d'un copilote alien, Chewbacca, lui est venue par sa chienne, de taille imposante, qui se tenait souvent sur le siège passager lorsqu'il conduisait à l'époque197. De même, le nom de Jar Jar Binks est venu d'un nom inventé par un des enfants du réalisateur198. Le court-métrage George Lucas in Love réalisé par Joe Nussbaum, parodie de Shakespeare in Love, montre d'ailleurs un jeune George Lucas s'inspirant du contexte du campus qui l'entoure pour créer l'ambiance de son premier film. Bien que parodique, ce film a été très apprécié, y compris par le réalisateur199.

Postérité

Impact culturel

Mel Brooks en 2010. Il a réalisé La Folle Histoire de l'espace, parodiant Star Wars.

Star Wars a été de nombreuses fois parodié et repris dans des films et séries. Ainsi, La Folle Histoire de l'espace est un film réalisé par Mel Brooks parodiant ceux de la trilogie originale. S'il s'inspire également d'autres films du genre comme Alien, l'influence de la saga de Lucas est très présente : le film commence par un résumé déroulant, le méchant est Lord Casque Noir, parodie de Dark Vador, on croise également Pizza the Hutt, parodie de Jabba le Hutt constituée de pizza et référence à Pizza Hut et les héros vont rencontrer le vénérable maître Yaourt, spécialiste en produits dérivés200. Les références faites à Star Wars dans des séries et sur Internet sont par ailleurs innombrables : dessins et vidéos parodiques circulent en effet sur la toile. Nombre de références à la saga sont également faites dans Les Simpson, comme dans l'épisode Boire et déboires qui parodie la sortie de l'épisode I et les réactions des fans201.

Par ailleurs, Star Wars a joué un rôle important pour le cinéma, en arrivant à une époque où les genres dominants étaient le film catastrophe et la comédie satirique et où la science-fiction paraissait dépassée. Lucas lui-même produit ainsi au début des années 1980 la série des Indiana Jones réalisée par son ami Steven Spielberg. Pareillement, la décision de réaliser en 1979 Star Trek, le film est prise par la Paramount après avoir vu le succès de Star Wars200. De même, l'épisode de James Bond annoncé sous le titre Rien que pour vos yeux est retardé pour laisser place à Moonraker, qui va jusqu'à mettre en scène un combat spatial200. D'autres réalisateurs, comme Peter Jackson (Le Seigneur des anneaux), déclarent également avoir été inspirés par l'œuvre de George Lucas. Enfin, les années 1980 voient fleurir un grand nombre de navets cinématographiques reprenant les codes de la saga (le jeune fermier parti à la conquête des étoiles, les robots farceurs etc.)200.

Star Wars a également marqué le cinéma par les avancées dans le domaine de la technique. Les effets spéciaux ont notamment été fortement développés, avec la création d'une société par George Lucas : Industrial Light & Magic, à l'origine par exemple des dinosaures de Jurassic Park202. L'une des branches de cette société, spécialisée dans le domaine de l'informatique, a par la suite été revendue pour devenir Pixar, à l'origine de films d'animation par ordinateur tels que Toy Story. Par ailleurs, la saga a également entraîné des innovations dans le domaine du son, avec Skywalker Sound, qui a aidé à l'élaboration de centaines de films et le système THX202. Enfin, les films de la prélogie innovent fortement dans le domaine des créatures réalisées par ordinateur, à l'image des kaminoens ou de Jar Jar Binks. Ce genre de création devient par la suite courant dans les films des années 2000 comme Le Seigneur des anneaux ou Avatar. Lucas l'explique ainsi : « Nous avons fait de Jar Jar, Sebulba et Watto des personnages crédibles, capables de jouer un rôle. [...] Nous avons ouvert une porte que n'importe qui d'autre peut désormais franchir202. »

Dans la culture populaire

Des cosplayers déguisés en Jedi et Sith en 2006.

Star Wars a un important impact sur la culture populaire. Ses répliques deviennent vite cultes, comme « que la Force soit avec toi »Note 8, ou encore le « Je suis ton père » de Vador. Le titre même de Star Wars est réutilisé dans le contexte pourtant très éloigné de la Guerre froide. En effet, lorsque Ronald Reagan propose le programme Initiative de défense stratégique visant à préparer la défense du territoire contre les missiles soviétiques, son projet est très vite surnommé « Star Wars », à tel point que Lucasfilm intente, et perd, un procès à ce sujet203.

L'enthousiasme pour Star Wars entraîne de grandes réunions de fans de par le monde à l'occasion de la sortie des films ou dans d'autres cadres. Un fan club officiel s'est ainsi formé aux États-Unis : Starwars Hyperspace. Des conventions ont également lieu. Certaines sont organisées par Lucasfilm Ltd comme Star Wars Celebration aux États-Unis dont la quatrième édition s'est tenue à Los Angeles en mai 2007 avec notamment Carrie Fisher204 alors que la sixième eut lieu en août 2012 à Orlando205. En France, Star Wars Reunion, organisée par Lucasfilm MagazineNote 9, s'est tenue au cinéma Le Grand Rex à Paris en mai 2005 et octobre 2007. La deuxième édition de cette convention française donna lieu à une diffusion marathon en deux jours des six films de la série et proposait comme invités le producteur Rick McCallum et Roger Carel, doubleur français de C-3PO206. Des évènements indépendants de Lucasfilm Ltd ayant parmi leurs sujets principaux la saga Star Wars ont également lieu chaque année comme Star Wars Fan Days (Dallas, États-Unis), FACTS207 (Gand, Belgique), Générations Star Wars et Science Fiction208 (Cusset, France) ou encore la JediCon209 (Düsseldorf, Allemagne). Un grand nombre de fans pratiquent le cosplay lors de ces événements, donnant parfois lieu à la naissance de véritables associations telles que la 501e légion qui tire son nom d'une compagnie de stormtroopers et se met souvent au services d’œuvres caritatives210.

Par ailleurs, l'activité des fans passe aussi par l'animation de sites web et d'encyclopédies en ligne sur l'univers de la saga. De véritables débats naissent parfois au sujet de certains personnages et certaines scènes. La sortie de l'épisode I voit ainsi apparaître sur le web une vague de haine à l'encontre de Jar Jar Binks211. Des polémiques naissent également sur les versions refaites de la trilogie originale, sorties en 1997 puis 2004, comme en témoigne le slogan Han shot first, considérant que la retouche d'une scène de l'épisode IV frôle l'hérésie212. L'implication des fans va parfois très loin, comme avec le phénomène Jedi de 2001 : lors de recensements dans les pays anglophones, nombre de gens ont, généralement en signe de contestation ou par humour, répondu « chevalier Jedi » à la question « quelle est votre religion ? »213. Certains revendiquent également plus sérieusement leur appartenance au jediisme (les chiffres allant jusqu'à 500 000 membres de l’International Church of Jediism) et ceux-ci se sont vus refuser l'agrément au même titre que les religions et croyances, lorsqu'une commission britannique a étudié, en 2010, les discriminations sur les opinions. La commission a en effet expliqué que « les croyances [concernées par la loi] doivent être sincères »214.

Place des femmes dans la saga

Dans les six premiers films de la saga Star Wars, les femmes ont une place strictement définie, les films étant majoritairement réservés à un public masculin. En janvier 2015, George Lucas (créateur et réalisateur de quatre des huit longs métrages sortis) confirme qu'il a « fait Star Wars pour les garçons de 12 ans ». Ainsi, les personnages de Padmé Amidala et de Leia Organa apparaissent à première vue comme des héroïnes puissantes, la première étant une reine qui devient ensuite sénatrice et la seconde étant l'une des chefs de l'Alliance rebelle (une organisation qui s'oppose à l'Empire). Cependant, toutes les deux ont une position inférieures aux hommes, la sénatrice Amidala devient par exemple éperdument amoureuse du personnage central Anakin Skywalker et finit par mourir en accouchant de leurs enfants. La princesse Leia, quant à elle se retrouve dans une situation où elle est menacée par des hommes et se fait libérer par d'autres. Le personnage de Leia est très sexualisé pour plaire au public masculin. La saga montre donc des femmes qui subissent les événements au lieu d'en être les actrices215,216. Le manque d'importance des femmes s'illustre par le temps de parole qui leur est consacrée, au total, sur les 586 minutes des trois premiers films (Un nouvel espoir, L'Empire contre-attaque, Le Retour du Jedi), les femmes occupant un rôle secondaire ne parlent qu'une seule minute217.

Depuis le rachat de Lucasfilm Ltd. par The Walt Disney Company en 2012, les choses évoluent. D'un point de vue sociologique, alors que la société souhaite pouvoir s'identifier de plus en plus à des personnages féminins, les films intègrent des héroïnes qui se détachent de l'image véhiculée par les femmes dans les six premiers films. Loin d'être victimes des événements, les femmes — qui occupent également les rôles principaux — deviennent des personnages débrouillards, indépendants et capables de vaincre des hommes potentiellement plus puissants à l'image de Rey dans le film sorti en 2015, Le Réveil de la Force dont le titre même est lié au fait qu'elle découvre ses pouvoirs au cours du récit. Ce même film met en scène des femmes ayant des rôles à responsabilité comme des chefs militaires et une chef de bande. Elles peuvent également être très bagarreuses comme Jyn Erso qui est comparable à Jeanne d'Arc dans Rogue One: A Star Wars Story, sorti en 2016216.

Dans l'industrie cinématographique, tandis que J.J. Abrams (réalisateur, scénariste et producteur de Le Réveil de la Force) déclare : « Star Wars a toujours été un truc de garçons, et un film où les pères emmènent leur fils. Et, bien que ce soit encore beaucoup le cas, j'espère vraiment que pour ce film, des mères emmèneront aussi leur fille le voir ». Le Réveil de la Force a accueilli un public composé de femmes à un tiers218. Aussi, alors qu'une polémique relaye que les revenus des hommes sont supérieurs aux revenus des femmes pour un même niveau de popularité219, l'actrice principale de Rogue One: A Star Wars Story est celle qui parmi les acteurs principaux a reçu le revenu le plus élevé220. Un effort a également été accompli dans la parité entre hommes et femmes, les deux genres étant représentés à égalité dans les équipes chargées de l'écriture du film de 2015. De plus, Kathleen Kennedy, présidente de Lucasfilm Ltd., soutenue par J.J. Abrams, est favorable à la réalisation de films par une femme217. En revanche, le personnage de Rey a tardé à apparaître dans les produits dérivés de l'épisode VII, Lucasfilm craignant que ses reproductions ne se vendent pas mais après des accusations de sexisme, Disney a finalement lancé des produits à l'effigie de Rey en affirmant que certains jouets étaient « gardés secrets » pour protéger l'intrigue du film221,222.

Le 13 avril 2017, juste avant la Star Wars Celebration se tenant à Orlando, Lucasfilm dévoile qu'une série de courts métrages animés sont en cours de production223. Ces derniers mettent au cœur de leur intrigue chacune des principales héroïnes de la franchise : Leia Organa, Padmé Amidala, Rey, Jyn Erso, Sabine Wren et Ahsoka Tano. L'objectif de cette série intitulée Star Wars : Forces du destin est de « permettre au jeune public de mieux les comprendre et découvrir différentes facettes de leur personnalité (héroïsme, ténacité, courage...). Nous allons donc y retrouver tout leur univers, en abordant des histoires tantôt liées à leur passé, tantôt à leur présent » selon Carrie Beck, productrice et scénariste chez Lucasfilm Animation224.

Notes et références

Notes

  1. Darth Vader en version originale.
  2. Il constitue donc le nouveau canon de Star Wars.
  3. D'abord définie comme un concept flou maître Qui-Gon Jinn explique en effet au jeune Anakin Skywalker que les êtres sensibles à la Force sont ceux qui présentent un fort taux de midi-chloriens, des micro-organismes présents dans tous les êtres vivants. Cet ajout d'une dimension à la Force a déçu une partie des fans originaux de la série qui appréciaient son caractère spirituel et religieux ; cependant, George Lucas a précisé que l'idée des midi-chloriens, bien que jamais expliquée dans la trilogie originale, existait bien dès la réalisation du premier film.
  4. La Guerre des Clones est appelée Guerre Noire dans la version française de 1977.
  5. Le personnage de Mace Windu inspire finalement celui du Jedi du même nom dans l'épisode I.
  6. Il doit également marquer une transition pour les personnages : ainsi, Ewan McGregor calque son jeu sur celui d'Alec Guinness et reprend sa toute première réplique de l'épisode IV, « Hello there ! » (traduit par « Bonjour toi ! » en version française).
  7. Il a ainsi rejeté la demande de ceux qui voulaient que Dark Vador apparaisse dès l'épisode II pour pallier le manque de succès du premier opus.
  8. « May the Force be with you » en version originale.
  9. Magazine du Fan Club Officiel Star Wars en France renommé par la suite Star Wars Magazine puis disparu en 2009.

Références

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Annexes

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Bibliographie

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Pokémon

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Pokémon (prononcé [pɔ.ke.mɔn] ; en japonais ポケモン, Pokemon, prononcé [pkʲmõ̞ɴ]) est une franchise créée par Satoshi Tajiri en 1996, présente en particulier en jeu vidéo, dans des séries éditées par Nintendo. Selon les statistiques officielles de Nintendo en 2010, les jeux Pokémon se sont vendus à environ 250 millions d’unités. Le jeu vidéo Pokémon Rouge et Bleu s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires, ce qui en fait un record des ventes dans l’Histoire du jeu vidéo.

La franchise est également exploitée sous forme d’anime, de mangas, et de jeux de cartes à collectionner. Dans la série animée homonyme, le personnage principal, Sacha, voyage à travers diverses régions fictives dans le but d’attraper de nouvelles sortes de monstres éponymes, un concept qu’on retrouve également dans les jeux vidéo de la franchise. Pokémon a eu un impact culturel très important dans les pays où il a été introduit, dont le Japon, les États-Unis, le Canada, la France et d'autres pays européens.

Sommaire

Nom

Le nom Pokémon est issu de la contraction de la romanisation du japonais ポケ'ットモンスター Poketto Monsutā1 traduisant l'anglais Pocket Monsters. Le terme Pokémon, en plus de référer à la franchise Pokémon elle-même, réfère aussi collectivement aux 807 espèces fictionnelles réparties en sept générations Pokémon. Pokémon est identique au singulier et au pluriel, comme dans chaque nom d'une espèce ; il est grammaticalement correct de dire un Pokémon et de nombreux Pokémon, ainsi que un Pikachu et des Pikachu2.

Concept

Description

Articles détaillés : Poké Ball, Pokédex, Dresseur Pokémon et Système de jeu de Pokémon.

Photo d'une fille en cosplay.

Cosplay de la dresseuse Célesta qui tient une peluche de Kaiminus, des Poké Ball à sa ceinture et une Appât ball à la main.

Dans l'univers des PokémonN 1, les animaux du monde réel n'existent pas (ou très peu). Le monde est peuplé de Pokémon, des créatures qui vivent en harmonie avec les humains, mais possèdent des aptitudes quasiment impossibles pour des animaux du monde réel, telles que cracher du feu, comme Dracaufeu, ou encore générer de grandes quantités d'électricité, comme Magnéti3. Chaque sorteN 2 de Pokémon possède un nom, qui peut à la fois être utilisé pour parler de Pokémon individuels ou de l'ensemble des Pokémon de la même sorte. Certains Pokémon dits « légendaires » sont les seuls représentants de leur sorte et dans les jeux récents sont des entités incarnant une puissance naturelle. Dans la série animée, les Pokémon ne peuvent prononcer en règle générale que leur nomN 3, mais il existe quelques cas rares où des Pokémon ont appris un langage humainN 4,4,5. Des humains utilisent ces aptitudes dans leurs activités professionnelles : ainsi les Caninos de l'Agent Jenny l'aident à poursuivre les criminels.

Certains dressent les Pokémon pour organiser des combats entre eux, transportant généralement les Pokémon dans des Poké balls, des balles compactes où un Pokémon peut être contenu3,6,7. Ces dresseur Pokémon voyagent à travers le monde dans le but d'attraper le plus grand nombre de Pokémon, puis éventuellement devenir Maître Pokémon, un titre donné au dresseur ayant battu le maître de la ligue. Certains dresseurs enregistrent les informations des Pokémon qu'ils ont capturés ou observés dans un Pokédex, un appareil électronique qui répertorie et affiche les informations sur les différents Pokémon8. À partir de l'âge de dix ans, il est possible de commencer son apprentissage de dresseur en recevant une licence de la Ligue Pokémon9. L'apprentissage consiste à partir capturer des Pokémon dans leurs habitats naturels, puis à les entraîner au combat.

Les matchs Pokémon consistent en combats entre les Pokémon de deux dresseurs, et se terminent quand tous les Pokémon de l'un d'entre eux sont KO. La mort des Pokémon est donc évitée, et les Pokémon peuvent être soignés au Centre Pokémon, un bâtiment où les infirmières guérissent les Pokémon blessés10,7. Pour participer à des compétitions, les dresseurs peuvent se déplacer aux différentes Arènes Pokémon où un badge leur est offert s'ils sortent victorieux d'un match contre le champion d'arène9. Après avoir gagné tous les badges de la région, un dresseur peut partir au siège de la Ligue Pokémon pour affronter quatre dresseurs d'élite, souvent appelés le « Conseil des 4 ». Ce n'est qu'après avoir battu ces quatre dresseurs que le dresseur peut affronter le Maître de la Ligue11.

Types et évolution

Articles connexes : Types de Pokémon et Évolution des Pokémon.

Une balle.

Normal

Une flamme.

Feu

Une goutte d'eau.

Eau

Une plante.

Plante

Un éclair.

ÉlectriqueN 5

Un manchot.

Glace

Un coureur.

Combat

Une tête de mort.

Poison

Un point de localisation.

Sol

Un nuage.

Vol

Une tour radio wi-fi.

Psy

Un insecte.

Insecte

Plusieurs plaques.

Roche

Un fantôme.

Spectre

Un dinosaure.

Dragon

La pleine lune.

Ténèbres

Un engrenage.

Acier

Une baguette magique.

Fée

Il existe dix-huit types (voir la liste ci-contre). Chaque Pokémon possède un ou deux types qui conditionnent la plupart de ses attaques et caractérisent ses forces et ses faiblesses vis-à-vis des autres types, organisées comme le pierre-feuille-ciseaux pour équilibrer les combats12. De nombreux Pokémon se transforment en une nouvelle sorte (ce phénomène est appelé une « évolutionN 6 ») après avoir atteint un certain niveau d'expérience ou d'autres critères plus complexes (objets, échange, etc) ; cela leur donne souvent de meilleures statistiques de combat et parfois un nouveau type. En tout, un Pokémon de base peut évoluer au plus deux foisN 7.

Quelques Pokémon peuvent évoluer de plusieurs manières différentes (l'archétype de ces Pokémon est Évoli)13.

Les types acier et ténèbresN 8 apparaissent dans la deuxième génération (Pokémon Or, Argent et Cristal), de même que le type fée apparaît dans la sixième génération (Pokémon X et Y). Ils sont principalement attribués à des monstres propres à ces nouvelles générations, toutefois des Pokémon des générations antérieures se sont également vu attribuer ces types. Magnéti, créé dans la première génération en tant que type électrique, est ainsi du double-type électrique et acier à partir de la deuxième génération.

Depuis l'apparition de la sixième génération, il existe un nouveau système d'évolution nommé "méga-évolution", décliné de deux manières différentes : la Primo-résurgence ( réservée à Kyogre et Groudon) et la méga-évolution classique. Cette dernière se réalise par l’intermédiaire d'une pierre portée par le Pokémon, dont le nom se compose de celui du Pokémon et du suffixe -ite (exemple : braségalite pour Braségali).

Lors de la septième génération, c'est une autre forme d'évolution qui a fait son apparition, pouvant être assimilée au résultat d'une spéciation allopatrique. Ainsi, sur l'île d'Alola, on trouve des formes endémiques de certains Pokémon comme Noadkoko, appelées sobrement "formes d'Alola".

Historique

Genèse

Article connexe : Genèse de Pokémon Rouge et Bleu.

Pokémon est issu de l'imagination du développeur japonais Satoshi Tajiri. Celui-ci se serait inspiré de l'élevage de criquets qu'il faisait pendant son enfance14,15,16. Ces insectes, destinés à concourir dans des courses, lui auraient donné la certitude que les criquets les plus vieux étaient plus expérimentés, gagnaient donc plus de courses et voyaient donc leur valeur vénale augmenter lors d'un échange17.

Première génération

Principaux médias :

Les premiers jeux vidéo Pokémon, Pocket Monsters Vert et Rouge sortent sur Game Boy en 1996, exclusivement au Japon, sous le nom de Pocket Monsters (ポケットモンスター, Poketto Monsutā?)18. Ils deviennent rapidement très populaires au Japon, se vendant à plus de 10 millions d'exemplaires19,20. Une série animée et un jeu de cartes à collectionner sont alors créés15. C'est pendant cette période de succès local que la contraction Pokémon (venant de Poketto Monsutā) devient courante10,15. Deux ans plus tard, les jeux Pokémon Rouge et Bleu sortent aux États-Unis, aux côtés de la série animée, diffusée sur le programme télévisé Kids' WB du CW Television Network, et une version du jeu de cartes à collectionner en anglais15. Les versions Rouge et Bleu se vendent très bien, battant tous les records de vente avec plus de 30 millions d'exemplaires21. La série, quant à elle, aide la chaîne de télévision à grimper dans les classements, au point que Warner Bros. Pictures sort un long métrage animé au cinéma l'année suivante, en 199919. Avec 163 millions de dollars de recettes, Mewtwo Contre-Attaque est l'anime ayant eu le plus de succès au box-office22.

Deuxième génération

Principaux médias :

La sortie en 2000 de Pokémon Or et Argent, marque le début de la deuxième génération. Ces deux nouvelles versions, sorties sur Game Boy Color, incorporent des nouveautés, comme une centaine de nouvelles variétés de Pokémon, une nouvelle carte, et un nouveau scénario23. Leur parution est précédée de la sortie du film Le pouvoir est en toi, qui rapporte 133 millions de dollars22. En 2001, la série animée Pokémon reste la série télévisée préférée des enfants dans de nombreuses catégories, dont les enfants de 2 à 11 ans, et Kids' WB est le programme télévisé no 1 des enfants15,24. Malgré le succès de l'anime et de la nouvelle génération de jeux, la franchise perd de la popularité, les films La Voix de la Forêt et Le Héros Pokémon ne rapportant qu'un million de dollars et 700 000 dollars, respectivement22.

Troisième génération

Principaux jeux :

La franchise freine donc sa production pendant les deux années suivantes, prenant le temps de développer de nouveaux jeux pour se réinventer. C'est en 2003 que sortent les versions Rubis et Saphir sur Game Boy Advance, avec de nouveaux concepts, comme celui des PokéBlocs, mais aussi une addition considérable de nouvelles espèces de Pokémon, la liste des espèces atteignant 38625. Ces deux jeux se vendent bien, occupant la seconde et troisième place des jeux vidéo les plus vendus en 200326. Cette renaissance de la popularité de Pokémon ne se fait pas uniquement au niveau des jeux vidéo, mais également via le jeu de cartes à collectionner25. En effet, une organisation du nom de Pokémon Organized Play se forme en 2003 et organise des tournois nationaux qui ravivent la popularité du jeu de cartes27. La série animée se réinvente elle aussi, avec un nouveau cycle de saisons appelé Pokémon: Advanced, qui lui rend sa popularité perdue25. Cette période marque le retour de Pokémon en matière de popularité mais aussi en matière de production28.

Cette troisième génération de jeux continue avec la sortie d'une dizaine de nouveaux jeux Pokémon sur Game Boy Advance comme sur GameCube25. En 2004, les versions Rouge Feu et Vert Feuille sortent29. Ces deux nouvelles versions ne marquent pas le début d'une nouvelle génération, étant des remakes des deux premières versions à être commercialisées partout dans le monde, Pokémon Rouge et Bleu30.

Quatrième génération

Principaux médias :

La quatrième génération devra attendre 2006, l'année de sortie des versions Diamant et Perle sur Nintendo DS au Japon. La sortie européenne se fait presque un an plus tard, en juillet 200731. Cette fois-ci, le nombre de sortes de Pokémon passe à 493, et les jeux bénéficient de la technologie de la Nintendo DS, qui dispose de deux écrans28. Pendant ce temps, la série animée rentre dans un nouveau cycle, Pokémon Diamant et Perle, qui jouit d'une popularité correcte aux États-Unis, étant diffusée sur Cartoon Network28. Pokémon Platine, qui est le troisième épisode de la génération Perle-Diamant sur Nintendo DS, sort le 13 septembre 2008 au Japon, le 22 mars 2009 aux États-Unis et le 22 mai 2009 en Europe32,33,34,35.

Lors de la sortie des versions Diamant et Perle, le nombre de Pokémon différents est de 493. On peut leur ajouter quelques variantes (souvent le nombre 497 est aussi annoncé, à cause des différentes formes de l'un d'eux), et quelques Pokémon qui n'ont pas été placés volontairement dans le jeu, mais apparaissent à cause de bugs (ces Pokémon n'apparaissent jamais dans les autres médias que les jeux)36. En 2010, les versions Pokémon Or HeartGold et Argent SoulSilver sortent, cette fois en tant que remakes des versions Pokémon Or et Argent, mais avec toutes les nouveautés issues des nouvelles générations, notamment techniques, ou au niveau du système de jeu.

Cinquième génération

Principaux médias :

En 2010, une cinquième génération de Pokémon arrive au Japon, puis l'année suivante en Amérique et en Europe avec la sortie des versions Noir et Blanc. Il existe désormais 649 Pokémon. Une fois de plus, les jeux sont un succès, et atteignent en Amérique un score de 1,4 million d'exemplaires vendus le premier jour de commercialisation37. Ces versions sont les premières de la licence à connaitre une suite, constituée de Pokémon version Noire 2 et Pokémon version Blanche 2. Jusque là, les jeux n'avaient connu que des versions complémentaires, dont le scénario différait peu des premières versions de la génération. Ces suites sortent le 23 juin 2012 au Japon, le 7 octobre 2012 aux États-Unis et le 12 octobre en Europe. Au Japon, 1,6 millions d'exemplaires sont écoulés en deux jours38.

Sixième génération

Principaux médias :

Le 8 janvier 2013, Game Freak annonce l'arrivée d'une sixième génération avec les jeux Pokémon X et Y. Ces jeux sont les premiers à connaître la même date de sortie dans tous les pays du monde : le 12 octobre de la même année39. Ils amènent deux grandes nouveautés : l'ajout du type fée et celui des méga-évolutions, qui modifient radicalement le déroulement des combats Pokémon. Avec 72 nouvelles créatures ajoutées pour cette édition, le nombre total de Pokémon atteint 721. Le 7 mai 2014, Nintendo annonce la sortie de Pokémon Rubis Oméga et de Pokémon Saphir Alpha pour novembre 2014. Ces jeux sont des remakes des versions Rubis et Saphir sorties en 2003. Les premières images du jeu ont été révélées à l'occasion du Nintendo Digital Event donné lors de l'E3 2014, le jeu reprend le moteur graphique de Pokémon X et Y.

Septième génération

Principaux médias :

La septième génération est annoncée le , avec les jeux Pokémon Soleil et Pokémon Lune, qui sortent officiellement le 18 novembre 2016 dans le monde. Ils souffriront cependant d'un retard de cinq jours sur la date annoncée en Europe. L'histoire se passe à Alola, une région inspiré d'Hawaï. Dans cette saga, une nouvelle sorte de Pokemon fait son apparition : les formes d'Alola. D'anciens Pokémon de la première génération, comme Taupiqueur ou Tadmorv, obtiennent ainsi une nouvelle forme avec un type et des statistiques différents. 81 nouveaux Pokémon pour un total de 802. Le 6 juin 2017, Nintendo a annoncé les jeux Pokémon Ultra-Soleil et Pokémon Ultra-Lune. Ces versions sont sorties le 17 novembre 2017.

Il a également été annoncé que ces versions seraient les dernières prenant pour support la Nintendo 3DS et que les prochains jeux utiliseront la Nintendo Switch, plus puissante et offrant de nouvelles possibilités40.

Médias

À l'origine, la franchise était uniquement constituée des deux jeux sortis au Japon. Elle s'est également exploitée sous forme d’anime, de mangas, et de jeux de cartes à collectionner10. Quel que soit le support, le concept reste toujours le même41,42.

Jeux vidéo

Articles détaillés : Pokémon (série de jeux vidéo) et Liste des jeux vidéo Pokémon.

Photo d'une Game Boy mauve avec un câble link jaune en forme de Pikachu.

Une Game Boy Color avec un câble link Pikachu.

La série de jeux vidéo Pokémon, commencée en 1996 au Japon avec Pocket Monsters, contient à ce jour près d'une soixantaine de jeux sortis sur Game Boy, Game Boy Color, Nintendo 64, Game Boy Advance, GameCube, Wii, Nintendo DS, Nintendo 3DS et Wii U. Le premier duo de jeux, Pokémon Rouge et Pokémon Bleu, a été vendu à plus de 30 millions d'exemplaires, ce qui en fait, à l'époque, la seconde meilleure vente21,43,44.

L'idée d'un jeu en ligne massivement multijoueur a été évoqué en 2009, néanmoins, Junichi Masuda rappelle que « L'échange est un concept central de Pokémon. Donc, quand vous faites un échange, vous rencontrez un ami et décidez de quel Pokémon vous allez vous échanger réciproquement. Il faut mettre l'accent sur la communication réelle entre les joueurs. Vous ne vous voyez pas quand vous êtes tous deux en ligne », ce qui est incompatible avec le MMO45.

En octobre 2010, selon les statistiques officielles de Nintendo, la série de jeux vidéo s'est vendue à 215 millions d'exemplaires à travers le monde46.

En juillet 2016 sort le jeu Pokémon Go sur smartphones et tablettes tactiles. Il propose un gameplay adapté au mobile et basé sur une architecture massivement multijoueur. Le jeu demande aux joueurs de rechercher des Pokémon dans le monde réel à l'aide de la géolocalisation. Une fois trouvés, ceux-ci apparaissent sur l'écran en réalité augmentée. Le succès de ce jeu est phénoménal et planétaire : en quelques jours, le jeu devient l'une des applications les plus utilisées (dépassant par exemple le nombre d'utilisateurs quotidiens actifs de Twitter aux États-Unis47).

Le développement de l'e-sport dans les années 2000 a aussi entraîné avec lui toute la vague Pokémon. Les premiers tournois ont débuté avec la série et nombreuses sont les communautés sur internet qui s'intéressent au métagame complexe des jeux vidéo Pokémon.

Séries et films

Articles détaillés : Pokémon (série télévisée), Pokémon Chronicles et Liste des films Pokémon.

La série télévisée animée Pokémon a été créée au Japon à la suite de la popularité du premier jeu vidéo, et fut diffusée pour la première fois sur TV Tokyo le 15,19,48. La série fut introduite à l'étranger à partir de 1998, et fut en grande partie responsable du programme télévisé Kids' WB, sur The CW Television Network19. La série continue le concept des jeux vidéo, suivant les aventures de Sacha et son ambition de devenir un jour maître Pokémon49. La série est maintenant diffusée sur Cartoon Network, et connaît en 2017 sa vingtième saison50. Ces vingt saisons peuvent être séparées en six cycles : Pocket Monsters (saisons 1 et 2), Voyage à Johto (saisons 3 à 5), Advanced Generation (saisons 6 à 9), Diamant et Perle (saisons 10 à 13)51, Noir et Blanc (saisons 14 à 16) , XY (saison 17-18-19) et Soleil et Lune (saison 20).

Une série diffusée en parallèle à la série principale, Pokémon Chronicles, est diffusée en tant que spin-off depuis 2002. Connue sous le nom de Ho-So Pokémon au Japon, la série consiste en 22 épisodes mettant en scène les personnages secondaires de la série principale52. En France, ces épisodes furent diffusés pour la première fois en septembre 2006 sur la chaîne Gulli53. Pour plus d'informations, consulter la liste des épisodes de Pokémon.

Deux téléfilms ont également été diffusés. Ils incluent Le Retour de Mewtwo (Mewtwo Returns) en 2001, et Le Maître des mirages (The Mastermind of Mirage Pokémon) en 200654

De plus, vingt longs métrages dérivés de la franchise sont sortis, dont certains uniquement au Japon. Le premier, Pokémon, le film : Mewtwo contre-attaque est sorti en 1998 au Japon et en 2000 en France. Celui-ci fait 2 224 456 entrées au cinéma en France55. Tout comme la série animée, les films racontent les aventures du dresseur Sacha et de ses compagnons.

Cartes à jouer et à collectionner

Article détaillé : Pokémon Trading Card Game.

Le jeu de cartes à collectionner Pokémon a été créé par Tsunekazu Ishihara, propriétaire de Creatures, à la suite du succès de Pocket Monsters en 19965,15,56. Le jeu de cartes a été exporté avec les autres jeux et la série à l'étranger à partir de début 1999, et a été édité par Wizards of the Coast20,57. Après la sortie de Pokémon Rubis et Saphir, Nintendo a récupéré la propriété des cartes et commencé à se charger de la distribution à travers sa société The Pokémon Company56. Le jeu de cartes Pokémon est pratiqué dans de nombreuses conventions et tournois au Japon, aux États-Unis et en Europe27. En 2007, un jeu de figurines à jouer et à collectionner a été lancé, et accueilli avec enthousiasme par les fans américains56.

Mangas

Depuis ses débuts, la franchise Pokémon s'est déclinée en de nombreux mangas, qui adaptent de manière plus ou moins libre l'univers du jeu vidéo ou du dessin animé. Ils sont publiés au Japon par Shōgakukan et traduits en anglais par VIZ Media et Chuang Yi. Deux séries se distinguent par leur longévité puisque originellement parus à l'époque de Pokémon Rouge et Vert, elles continuaient à être publiées lors de la sortie de Pokémon Noir et Blanc.

D'une part, Pocket Monsters (ポ ケットモンスター, Poketto Monsutā?), de Anakubo Kōsaku, est une série humoristique assez éloignée de l'intrigue classique de Pokémon, mettant en scène un dresseur du nom de Red et ses deux Pokémon, un Mélofée (ClefairyN 9) grossier et insupportable et un Pikachu. La série est extrêmement populaire au Japon, où les ventes atteignent 3 millions d'exemplaires ; les personnages du manga font même une apparition sous forme de dessin animé dans une courte séquence de l'épisode 362 de la série télévisée58.

D'autre part, Pocket Monsters Special (ポケットモンスタースペシ, Poketto Monsutā Supesharu?) scénarisé par Hidenori Kusaka et dessiné Satoshi Mato puis Yamamoto Satoshi, est une série d'aventures qui reprend au plus près l'intrigue des jeux vidéo : à chaque nouveau jeu correspond un nouvel arc narratif mettant en scène un nouveau héros qui porte le nom de la version (Red, Yellow, Gold, etc.)59. Chacun des chapitres de la série a pour titre le nom d'un Pokémon précédé de la mention « VS. »60.

Seules trois séries de manga ont été traduites en français et publiés par Glénat entre 1999 et 2002 : Pokémon : Attrapez-les tous ! de Miho Asada, Pikachu Adventures ! de Yumi Tsukirino et Pokémon La grande aventure !, traduction de Pocket Monsters Special61. En 2011, la maison d'édition Kurokawa a repris l'édition de la série Pocket Monsters Special avec l'arc Pokémon Noir et Blanc62, avant de publier les arcs Rouge, Bleu et Vert, Jaune, ainsi que Rubis et Saphir en 201463,64. Mais également l'arc Or et Argent, qui a été finalisé en Octobre 2016 et l'arc X et Y dont le sixième et dernier tome est sorti en mai 2017.

Accueil

Article détaillé : Pokémania.

Pokémon eut un impact culturel très important dans les pays où il a été introduit, dont le Japon, les États-Unis, et plusieurs pays européens65. Les média ont appelé cette frénésie envers les Pokémon, la Pokémania66,67. Pokémon est un exemple-type de la mondialisation par les Japonais dans l'industrie vidéoludique68,69.

Marketing

Photo d'une Toyota aux couleurs de Pikachu.

Une automobile Toyota aux couleurs et à la forme de Pikachu.

Bien que Satoshi Tajiri soit considéré comme le créateur des premiers jeux, Tsunekazu Ishihara, des studios Creatures, est souvent vu comme l'homme derrière la stratégie marketing des médias Pokémon5. Pocket Monsters, sorti au Japon en 1996, avait d'abord reçu peu d'attention, mais a grandi en popularité grâce au bouche à oreille. Le jeu était vendu en deux versions, Rouge et Vert. Certaines sortes de Pokémon n'étant disponibles que dans une des versions, le joueur se voit obligé d'échanger avec un joueur ayant l'autre version, ce qui ne pouvait être fait qu'avec le câble link vendu séparément5,16.

Les produits dérivés prennent rapidement une importance majeure pour la licence70. Pour promouvoir les jeux, Nintendo s'arrangea avec Shōgakukan pour que des mangas reprenant l'univers du jeu vidéo paraissent dans le magazine Koro-Koro, lu à l'époque par environ un enfant japonais sur quatre5,71. Certaines de ces bandes dessinées furent traduites en anglais et vendues en Amérique du Nord. Shōgakukan créa également la série animée qui, grâce à sa popularité au Japon, augmenta les ventes des jeux5. Des longs métrages, des CD, des cassettes et autres produits dérivés furent vendus en parallèle à la série, et la franchise Pokémon se réserve tous les droits de sa marque de commerce5. La licence pour le jeu de cartes à jouer Pokémon Trading Card Game est concédé à Wizards of the Coast, leader mondial dans le domaine70. Ce jeu fait appel à la fois aux concepts de collection et de duel présents dans les jeux vidéo et incite le client à s'acheter de nouveaux paquets en incluant une carte puissante dans chaque paquet de dix cartes5. Lors de la sortie de Pokémon Rouge et Bleu en Europe, en octobre 1999, les produits dérivés représentaient un chiffre d'affaires mondial de 4,5 milliards de dollars, soit le triple de celui des jeux vidéo, alors que ces recettes ne représentent généralement que 50 % du chiffre d'affaires pour un autre jeu vidéo70. Entre 1999 et 2012, en France, la franchise Pokémon rapporte un chiffre d'affaires variant de 40 à 90 millions d'euros selon les années72.

Photo d'un avion All Nippon Airway, en vol, décoré de différents Pokémon.

Un avion ANA Boeing 747-400 décoré de différentes sortes de Pokémon dont Pikachu.

À l'origine, Nintendo avait des craintes quant au succès de Pokémon aux États-Unis, notamment à cause de différences culturelles73. Étant donné que Pokémon n'était pas seulement une série de jeux vidéo mais un phénomène culturel, son implantation en Amérique du Nord fut planifiée minutieusement5,74. Bien que les décisions majeures eurent lieu en 1997, les plans concrets d'adaptation culturelle et linguistique furent mis au point au début de 1998. Pikachu étant un personnage clé de l'image de la franchise, son nom original fut utilisé dans tous les marchés, tandis que la majorité des autres noms furent traduits5. C'est pendant cette arrivée aux États-Unis que la franchise commença à utiliser officiellement le terme Pokémon, ayant utilisé Pocket Monsters auparavant. L'utilisation d'un accent aigu sur le E, présent dans tous les pays utilisant l'alphabet latin17, indiquait que la voyelle devait être prononcée, mais les anglophones eurent du mal à savoir quelle était sa prononciation exacte5. La série, quant à elle, a été traduite et éditée pour l'alléger de connotations japonaises5. Contrairement au Japon, la stratégie employée aux États-Unis consistait à sortir les jeux vidéo, la série et les autres produits dérivés simultanément et de promouvoir la franchise en général plutôt que des produits individuels. La série fut lancée aux États-Unis le suivie par les jeux vidéo le 28 septembre5 ; le phénomène gagna rapidement l'Amérique avec le slogan « Gotta catch 'em all! », traduit en français par « Attrapez les tous16,75,76. » Une stratégie semblable fut employée un an plus tard lors de la sortie de Pokémon Rouge et Bleu en France, avec la mise en avant des produits dérivés lors d'une campagne de communication de grande ampleur qui coûta quelque 20 millions de francs (3 millions d'euros) à Nintendo70.

Impact culturel

Photo de cosplayeur en Pikachu, Sacha et Ondine.

Trois personnes en cosplay de Pikachu, Sacha et Ondine de la série animée Pokémon.

Pokémon eut un impact culturel très important dans de nombreux pays où il fut importé. Au Japon, Pokémon devint populaire, vendant plus d'un million d'exemplaires de Pocket Monsters en 1996, sans que Nintendo ait eu besoin de financer sa publicité44. Au Tokyo Game Show de 1997, les joueurs pouvaient obtenir le Pokémon Mew en le téléchargeant sur leur jeux. La file d'attente était de 4 kilomètres, et certains campèrent devant le salon44,17. En arrivant aux États-Unis, les versions Rouge et Bleu se vendirent à plus de 200 000 unités en quinze jours, puis continuèrent à se vendre à une moyenne de 800 000 unités par mois44. Ces deux versions devinrent les jeux les mieux vendus par Nintendo, puis les jeux les mieux vendus dans l'histoire du jeu vidéo, et Pokémon Pinball fut le jeu Game Boy s'étant vendu le plus rapidement, avec plus de 262 000 unités vendues en 20 jours21,43,5,77. La série et les jouets distribués par Hasbro furent eux aussi des succès commerciaux, tant que la série fut l'émission pour enfants la plus demandée par les chaînes de télévision et que Hasbro dépassa son concurrent principal, Mattel, en 200078. Les jeux furent tellement populaires que Hasbro était incapable d'assembler suffisamment de jouets pour satisfaire la demande5. Wizards of the Coast eut le même problème avec le jeu de cartes à collectionner, et a vendu plus de 50 millions de cartes entre janvier et mars 19995. Une patrouille de trois Coccinelles personnalisées pour ressembler à Pikachu fut utilisée pour la promotion de la sortie du jeu de cartes les 9 et 10 janvier20. En juillet 1999, Pokémon avait généré plus de 5 milliards de dollars73,77 et 152 milliards d’euros en 200579.


Le phénomène, nommé Pokémania toucha aussi des pays européens, comme la France, où les versions Rouge et Bleu furent les jeux les plus vendus de 1999, et le million d'exemplaires vendus fut atteint en juin 2000, moins d'un an après son lancement en France44. La série animée fut l'émission pour enfants la plus regardée dans plusieurs pays, dont les États-Unis, l'Australie, le Japon, et le Canada44. Après son arrivée en Europe et aux États-Unis, Pokémon s'affirma en tant que phénomène culturel majeur, apparaissant dans la version américaine et française de Qui veut gagner des millions ? ou encore dans South Park73. Divers produits dérivés furent vendus, dont des chewing-gum, des bonbons, des vêtements, des porte-clefs, et des stylos. All Nippon Airways exemplifia aussi l'importance du phénomène en peignant des Pokémon sur neuf Boeing 74744.

La rivalité de la franchise Digimon a été marquée avec celle des Pokémon durant sa sortie. Décrit comme « l'autre « mon » » par Juan Castro d'IGN, Digimon n'a pas eu le même succès international que celui des Pokémon, mais la franchise possède cependant un très grand nombre de fans à travers le monde80. Lucas M. Thomas d'IGN explique ce moindre succès par la complexité des plus nombreuses évolutions et rétro-évolutions possibles (la digivolution) par rapport aux évolutions des Pokémon sans régressions et rendues lisibles par le principe de constantes compétitions et comparaisons81. Certaines similitudes conceptuelles et stylistiques ont été notées entre les deux franchises par certains sites tels que GameZone82. Un débat parmi les fans des deux partis existe concernant des discussions éventuelles sur laquelle des deux franchises est apparue en premier83. Dans l'actualité, les deux premiers médias Pokémon, Pokémon Rouge et Bleu, sont initialement parus le 27 février 1996 au Japon84 alors que le premier média de Digimon, le virtual pet n'est paru que le 26 juin 199785.

Critiques et controverses

Depuis son succès en 1996, la franchise Pokémon fut plusieurs fois critiquée. Certaines écoles aux États-Unis choisirent de bannir les jeux et cartes Pokémon car elles considéraient qu'ils provoquaient une attitude obsessionnelle et violente chez certains enfants86.

Nintendo s'est censuré pour éviter des controverses : la position des bras de Registeel est différente en Allemagne, car elle ressemblait à un salut nazi87.

Violence chez les enfants

Bien que les médias de la franchise envoient un message de tolérance et de non-violence, certains considèrent que Pokémon est responsable de nombreux comportements violents chez les enfants77,86. Les médias ont ainsi rapporté des cas d'enfants âgés de neuf à quinze ans qui faisaient usage de la violence physique ou du vol à l'étalage pour se procurer des cartes Pokémon, et certaines cartes rares pouvaient même se négocier autour de 100 dollars77,88. Dans un cas extrême, à Long Island en 1999, un enfant de 11 ans a même poignardé un de ses camarades qui essayait de lui voler ses cartes17. Les critiques du jeu de cartes avancent l'hypothèse que ce jeu est une forme de jeu de hasard pour enfants, et devrait donc être interdit par la loi77. Certains pointent du doigt la nature combative des matches Pokémon et son influence sur le comportement des enfants, bien que les Pokémon ne meurent pas pendant les combats et qu'aucun sang n'est montré77. Les jeux vidéo et la série animée n'ont pas été liés à des violences particulières, bien qu'un homme en Caroline du Nord ait agressé un employé de Burger King car il n'avait pas reçu de jouet Pokémon avec son repas77,88.

Épilepsie photosensible

Article détaillé : Dennō Senshi Porigon.

Le , un épisode de la série animée fut diffusé au Japon et provoqua des malaises et convulsions chez plus de 700 personnes, principalement des écoliers89,90,91,7. Plus de 200 personnes restèrent hospitalisées pendant plus de 24 heures pour cause de symptômes épileptiques89. Les symptômes présents étaient ceux d'une crise d'épilepsie ainsi que ceux d'une hystérie collective91. Après investigation, il s'est révélé que ce qui avait déclenché ces symptômes était une scène de l'épisode où un éclair clignotant en rouge et en bleu apparaissait pendant cinq secondes lors d'un combat entre Pikachu et Porygon89,90. L'épisode fut banni au Japon et dans le reste du monde, et marque la dernière apparition de Porygon dans la série animée90. Il n'a jamais été prévu de diffuser l'épisode en dehors du Japon90. Cependant le titre de l'épisode en question, Dennō Senshi Porigon (でんのうせんしポリゴン), a été traduit en français par « Le soldat virtuel Porygon ! ». À la suite de cela, Pokémon n'a pas été diffusé durant un an92.

Utilisation du svastika

Représentation d'un svastika.

Un svastika, symbole de fortune en Asie, mais une fois mis à l'envers le svastika ressemble au symbole du nazisme en Occident à l'envers.

Lors de la sortie de la franchise en Occident, la présence du manji sur une carte japonaise du Pokémon Trading Card Game93,94 a été à l'origine d'une controverse, notamment avec la communauté juive7. En effet, ce symbole évoque directement le svastika, surtout connu en Occident car les nazis l'utilisait, à l'envers comme symbole. Ce symbole avait été incorporé uniquement dans les cartes japonaises, ne possédant pas la même connotation en Asie, et c'est par le biais de la vente illégale que ces cartes se sont retrouvées aux États-Unis93. Nintendo a estimé qu'il s'agissait d'un problème culturel, le svastika étant utilisé en Asie comme symbole de bonne fortune par le bouddhisme7,93,95.

Critiques religieuses

Pokémon a fait l'objet de condamnations des religieux fondamentalistes de diverses confessions, qui le considérait comme contraire à leur foi. Le fait que les Pokémon « évoluent » a notamment été visé par des religieux prônant une lecture littérale des textes religieux décrivant la création du monde (créationnisme) et refusant la théorie de l'évolution 96. La manière dont les Pokémon se battent a aussi été corrélée avec le principe de survie du plus adapté97. L'évolution des Pokémon est en fait une métamorphose, au même titre que l'enfant devient adolescent et l'adolescent un adulte ; de plus l'évolution au sens de la biologie est bien plus lente que toutes les utilisations de cette idée en science-fiction98. Les critiques contre l'évolution des Pokémon sont même devenues un sujet de plaisanterie chez les adversaires des créationnistes99.

Certains groupes protestants ont vu dans Pokémon une inspiration satanique96. Certains parallèles sont faits entre Pokémon et le satanisme, le paganisme, ou encore l'occultisme7,100. Des exemples sont l'utilisation de pierres « magiques » pour faire évoluer certains Pokémon, l'utilisation de symboles sataniques, comme la corna sur certaines illustrations, la récurrence de concepts issus de traditions asiatiques que certains groupes chrétiens considèrent comme des rites païens86,96. Certains voient les Pokémon comme des démons invoqués par leur dresseur pour leur rendre des services96.

En Arabie saoudite, une fatwa du grand mufti Abdul Aziz ibn Abdillah Ali ash-Shaykh a interdit l'ensemble des produits Pokémon dans le pays en 2001. Il les assimile notamment à des jeux d'argent, interdits par l'Islam, les accuse de « posséder les esprits » des enfants, de promouvoir le darwinisme et dénonce la présence sur les cartes de jeux d'« étoiles à six branches, symbole du sionisme international et de l'État d'Israël » et de « croix sous différentes formes »101,102. À Oman, au Qatar, à Dubaï, en Jordanie et en Égypte, de nombreux guides musulmans ont déclaré que Pokémon était « religieusement inacceptable » et des rumeurs dans de nombreux pays arabes affirmaient que « Pokémon » signifiait « Je suis juif » en japonais ; plus généralement, beaucoup ont évoqué une conspiration juive7,103.

Le Vatican a en revanche approuvé Pokémon, via Sat 2000 (it) (la chaîne de la Conférence épiscopale italienne104), comme un jeu qui stimule l'imagination des enfants et « sans effets secondaires indésirables sur leur moralité » tout en étant basé sur « des liens amicaux intenses »105.

Notes et références

Notes

  1. Pokémon est l’abréviation de Pocket Monsters, un wasei-eigo voulant dire « monstres de poche ». Le nom de la marque prend un accent aigu sur le e dans toutes les langues employant l’alphabet latin.
  2. Le mot espèce serait impropre, puisque les Pokémon changent de sorte en évoluant, que différentes sortes de Pokémon sont les contreparties de sexes opposés de Pokémon différents, et à cause de diverses règles de reproduction.
  3. Plus précisément, toutes les syllabes de leur nom : Pikachu peut prononcer « Pika Pika, Pikachu ! » ; certains Pokémon ne prononcent même pas leur nom et se contentent de grogner, comme Dracaufeu.
  4. Quelques Pokémon communiquent en langage humain par télépathie plutôt que par des sons, comme Mewtwo.
  5. Noté dans les jeux vidéo Pokémon « électrik ».
  6. Le mot ne doit pas être pris au sens de l'évolution en biologie.
  7. Trois fois si les méga-évolutions sont considérées comme des évolutions.
  8. Également nommés Métal et Obscurité dans certaines éditions du jeu de cartes.
  9. Les noms entre parenthèses sont les noms anglais, également utilisés au Québec.

Références

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Articles connexes

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Bibliographie

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Jean-Jacques Goldman, né le dans le 19e arrondissement de Paris, est un auteur-compositeur-interprète français, également producteur, de variété et de pop rock principalement.

Après avoir joué dans le groupe des Red Mountain Gospellers, il fonde The Phalansters, puis intègre Taï Phong. Toutefois, c'est principalement sa carrière solo qui lui permet de s'imposer comme l'un des chanteurs les plus populaires de sa génération, avec des titres comme Il suffira d'un signe (1981), Quand la musique est bonne (1982) ou Je te donne (1985). De 1990 à 1995, il fait partie du trio Fredericks Goldman Jones avec le Franco-Gallois Michael Jones et l'Américaine Carole Fredericks, avant de reprendre une carrière solo. Au total, il a vendu plus de 30 millions de disques1.

En plus de ses propres chansons, Jean-Jacques Goldman écrit et compose pour de nombreux autres artistes, parmi lesquels Céline Dion et Johnny Hallyday, mais aussi pour des bandes originales de films et génériques d'émissions télévisées. C'est aussi un artiste qui s'est considérablement engagé auprès d'œuvres humanitaires ou caritatives, notamment les Restos du Cœur, via les Enfoirés dont il est l'un des fondateurs, qu'il a parrainés pendant six ans et dont il reste le membre le plus assidu.

De à , il est élu sans discontinuité personnalité préférée des Français2,

Sommaire

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Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Goldman naît à Paris dans le 19e arrondissementn 1, troisième d'une famille juive de quatre enfants4. Sa mère, Ruth Ambrunn, (1922-2008) ; son père, Alter Mojze Goldman (1909-1988) communiste, né à Lublin (Pologne), a participé à la Résistance française5. Son frère cadet Robert est auteur-compositeur sous le pseudo J.Kapler, et sa sœur Évelyne, née en 1950, est médecin.

Il avait également un demi-frère, Pierre Goldman, militant d'extrême gauche très soutenu par de grandes figures telles Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir ou encore Simone Signoret, auteur de trois braquages qu'il a reconnus, et pour lesquels il a été condamné à 12 ans de réclusion effectués ; condamné à perpétuité en 1974 pour l'affaire de la pharmacie du boulevard Richard-Lenoir et acquitté en 1976 pour les mêmes faits, il est assassiné en 1979. L'acte, revendiqué par un mystérieux groupe clandestin d'extrême droite, Honneur de la Police, demeure à ce jour non élucidé.

Alors que ses parents tiennent un magasin d'articles de sport à Montrouge, il passe une enfance assez heureuse mais solitaire jusqu'à ce qu'il s'ouvre aux autres dans un groupe parisien des Éclaireuses Éclaireurs de France, association laïque du scoutisme français, qu'il fréquente pendant 10 ans6. De 1958 à 1968, il prend des cours de piano puis de violon mais il est surtout passionné par la guitare qu'il a découverte au coin du feu chez les Éclaireurs.

Malgré des études médiocres au collège de Montrouge puis, à partir de 1966, au Lycée François-Villon parisien, il décroche son baccalauréat D avec mention en 19697. Après la prépa HEC, il intègre en 1970 l'EDHEC (une école supérieure de commerce à Lille), dont il sort en 1973. En parallèle, il s'inscrit en faculté de sociologie pour deux ans8.

Avec son frère Robert, qui est d'ailleurs devenu son manager, il fonde la maison de production JRG.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Goldman se marie le avec Catherine Morlet, psychologue, avec qui il a trois enfants : Caroline (1975), Michael (1979) et Nina (1985). Caroline devient psychologue pour enfants, comme sa mère ; Michael Goldman est depuis 2007 cofondateur et président du label My Major Company et Nina est pédiatre9.

Divorcé en 1997, il se remarie en octobre 2001 avec une fan, Nathalie Thu Huong-Lagier10, née en 1979, franco-vietnamienne, alors étudiante en mathématiques. Elle obtient l'agrégation de mathématiques en 200311, puis un doctorat de mathématiques pures en juin 200712. Ils ont trois filles : Maya (2004), Kimi (2005) et Rose (2007)13.

Nathalie étant originaire de Marseille, il s'installe avec elle dans un appartement à Plan-de-Cuques, et, à partir de 2011, dans une villa du Roucas-Blanc, un quartier chic de la cité phocéenne13. En octobre 2016, « pour des raisons familiales14 » et pour « prendre du recul par rapport à la situation politique (en France) et aux éventuelles conséquences pour le pays15 », il s'installe dans une maison d’une banlieue résidentielle de Londres16.

Carrière[modifier | modifier le code]

Les Red Mountain Gospellers[modifier | modifier le code]

À quatorze ans, Jean-Jacques Goldman entre dans la chorale de l'église de Montrouge, les « Red Mountain Gospellers » (traduction littérale de « chanteurs de gospel de Montrouge »), formation musicale dans laquelle il joue du tout nouvel orgue électrique acquis par la paroisse et s'impose rapidement comme le leader17.

Ses premiers pas dans un studio d'enregistrement se font en 1966, au sein de ce groupe paroissial constitué de sept membres. Le disque est auto produit par le père Dufourmantelle, prêtre et directeur de la chorale. Les Red Mountain Gospellers enregistrent un 45 toursde gospel complété d’une reprise de Donovan : Colours. Jean-Jacques, qui a alors 18 ans, y joue de la guitare, de l'harmonica et de l'orgue. Il existe 1 000 exemplaires de ce 45 tours collector, coté 800 euros en 201418.

The Phalansters[modifier | modifier le code]

Dans ses années lycée, Jean-Jacques Goldman découvre le rock et les protest songs de Bob Dylan. Il joue comme guitariste dans plusieurs groupes dans les bals et les discothèques. Il fonde alors « The Phalansters » dont le nom lui est inspiré par les travaux du philosophe Charles Fourier. Alex et Chris Gibson (futurs Gibson Brothers ) en font partie. Le groupe se produit même au Golf Drouot, tremplin du rock français, mais le groupe ne survit pas à son départ pour Lille en 1971 pour y intégrer l'EDHEC19. À cette époque, il se produit dans des foyers d'étudiants et des MJC et interprète des chansons d'Elton John, du folk et du blues.

Taï Phong[modifier | modifier le code]

En 1975, après avoir effectué l'année précédente son service militaire dans l'armée de l'air, sur la base de Villacoublay, Jean-Jacques Goldman commence sa carrière au sein du groupe Taï Phong. Au départ, il ne devait pas chanter avec le groupe, mais remplace le chanteur, alors malade. Le succès est bientôt au rendez-vous avec la chanson Sister Jane, mixée par Andy Scott, tirée du premier album du groupe.

En 1976, c’est le véritable commencement ; après avoir assisté à un concert de Léo Ferré, il déclarera :

« Et là, je me suis retrouvé cloué sur ma chaise. Je n'ai pas compris ce qui m'arrivait. Et puis j'ai compris que c'était possible en français, qu'il y a des mots qui peuvent tuer. Il m'a vraiment eu. Il est inhumain. Devant Ferré, qui que tu sois, tu es un petit garçon. Tous les mots comme poésie, mysticisme, dont quinze ans d'Éducation nationale avaient réussi à me dégoûter, je les ai compris. La force des mots, le choc des notes20 ! »

Goldman est alors persuadé que l’on peut chanter en français et, en 1976, sort un premier 45 tours en solo qui contient deux titres : C’est pas grave papa et Tu m'as dit. Il sort un deuxième 45 tours en 1977 : Les Nuits de solitude et Jour bizarre. En 1978, Goldman ne souhaitant pas participer à une tournée de Taï Phong, c’est un nouveau qui débarque pour le remplacer : Michael Jones. Il sort en revanche un troisième 45 tours en solo avec Back To The City Again et Laëtitia.

En 1979, Taï Phong se sépare ; « Le groupe s’est arrêté parce que les groupes, ça meurt » déclarera Goldman21.

Il suffira d'un signe[modifier | modifier le code]

En 1981, Jean-Jacques Goldman sort son premier album solo. Il souhaitait appeler cet album Démodé, mais la maison de disques ayant refusé ce titre, il restera sans nom.

C’est avec la chanson Il suffira d'un signe que Goldman commence à connaître le succès. Le second extrait de l'album, Quelque chose de bizarre, sera toutefois un échec commercial. Le chanteur envisage encore de tenir le magasin familial Sport 2000 avec son frère Robert en cas d'échec par la suite, et continue d'y travailler jusqu'en décembre 198222.

Quand la musique est bonne[modifier | modifier le code]

En 1982, sa maison de disques, Epic, presse Jean-Jacques Goldman de sortir un autre album, toujours sans nom (son titre officieux est Minoritaire, mais ce nom-ci fut aussi refusé par la maison de disques car « pas assez positif »), avec des titres comme Quand la musique est bonne, Comme toi, Au bout de mes rêves ou encore Je ne vous parlerai pas d’elle. L'album se vend à plus de 200 000 exemplaires.

Après les tubes de l’album, il persévère et donne enfin un titre officiel à son troisième disque, qu'il intitule Positif, par réaction au refus des noms des deux premiers albums par la maison de disques. L'album, qui contient les chansons Encore un matin, Envole-moi et Long Is the Road (Americain), se vend à plus d'un million d'exemplaires23.

Pour sa tournée, il fait appel à un musicien qu’il connaît : Michael Jones. C’est à partir de ce moment que la complicité entre les deux artistes commence réellement, alors que les deux se connaissaient depuis les années Taï Phong. En effet, Goldman ne voulait pas quitter son travail pour partir en tournée avec le groupe et c'est Jones qui l'a remplacé après les auditions.

Je te donne[modifier | modifier le code]

En 1985, le titre Je marche seul annonce un nouvel album : Non homologué.

Cet album contient un duo français/anglais avec Michael Jones : Je te donne, qui reste huit semaines au sommet du top 50. L'album contient également le tube Pas toi que Goldman a hésité à sortir en single, compte tenu du succès phénoménal de l'album qui se vend à 1,3 million d'exemplaires23. Pas toi figurera dans les cinq premières places du top 50.

Cet album sera joué en tournée et entraînera la sortie du 1er album enregistré en public de l'artiste dont le single La vie par procuration s'imposera comme le premier titre enregistré en public à atteindre les cimes du Top 50. C'est au cours de cette tournée que l'on découvre Carole Fredericks, alors choriste de studio (elle continuera notamment pour François Feldman). Elle donne notamment de la voix sur Long Is The Road (Américain).

Cette même année , Jean-Jacques Goldman écrit et compose entièrement l’album Gang de Johnny Hallyday. De nombreux titres de l'opus deviennent des tubes : Je t'attends, J'oublierai ton nom, Je te promets, Laura (en hommage à sa fille Laura Smet), L'Envie.

Entre gris clair et gris foncé[modifier | modifier le code]

En 1987, Jean-Jacques Goldman sort un double album, Entre gris clair et gris foncé, avec des titres comme Elle a fait un bébé toute seule, Puisque tu pars, Il changeait la vie, ou encore, en duo avec Sirima, Là-bas (Goldman et Sirima enregistreront deux ans plus tard un duo en anglais, I Need To Know, paru sur l'unique album de Sirima24).

Entre gris clair et gris foncé contient notamment des chansons écrites depuis le milieu des années 1970.

C'est aussi le premier album pour lequel Goldman collabore avec Carole Fredericks : elle prête sa voix, alors uniquement en tant que choriste, sur le premier titre du double vinyle, (intro) À quoi tu sers, ainsi que sur Quelque part, quelqu'un. L'album se vend à plus de 2 millions d'exemplaires23.

Fredericks Goldman Jones[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Fredericks Goldman Jones.

À la suite de la tournée Entre gris clair et gris foncé, au cours de laquelle Jean-Jacques Goldman met en avant ses musiciens, il enchaine sur la création de l'album suivant.

Lors du processus de création de l'album, ce sont des chansons à plusieurs voix qui s'imposent naturellement. En 1990, débute une nouvelle phase dans la carrière de l'artiste : il s'entoure en effet de ses amis Carole Fredericks et Michael Jones. Ils signent un premier album à leurs noms : Fredericks Goldman Jones, qui devient par extension le nom du trio. Le titre initial envisagé était Récréation, à entendre sous la sonorité « Re-création ». L'album, qui contient des titres comme À nos actes manqués, Un, deux, trois, C'est pas d'l'amour ou encore Né en 17 à Leidenstadt, se vend à plus de 2 millions d'exemplaires23.

En 1993, paraît l'album Rouge. Le trio profite de la chute du rideau de fer pour aller enregistrer une partie de son album à Moscou. Outre la chanson titre, l'album contient les chansons Juste après et Fermer les yeux. Il se vend à près de 1,3 million d'exemplaires23.

Les tournées du trio Fredericks Goldman Jones alternent des concerts avec plusieurs milliers de personnes au Zénith et d'autres avec seulement une petite centaine dans des salles de province. L'enregistrement, qui suivra cette deuxième tournée du groupe, donnera naissance à l'album Du New Morning au Zénith, qui retrace les ambiances bien différentes des spectacles.

En passant[modifier | modifier le code]

En 1997, Jean-Jacques Goldman revient à des mélodies brutes, acoustiques et blues. Son nouvel album solo, En passant, connaît un succès retentissant avec des chansons comme On ira, Nos mains, Sache que je ou Bonne idée.

Album résolument intimiste, il traite en partie de la question de l'existence (On ira, En passant, Bonne idée) et de l'amour (Sache que je, Quand tu danses, Les Murailles). On y retrouve quelques allusions personnelles (rares chez Goldman) comme dans Les Murailles ou Quand tu danses.

La tournée qui suit est, elle aussi, beaucoup plus intimiste et plus acoustique que la tournée précédente Rouge. On peut noter comme principaux titres enregistrés en public : Ne lui dis pas, Le Rapt (chanson du 1er album), Là-bas, À nos actes manqués, Au bout de mes rêves, Sache que je et Pour que tu m'aimes encore (ultime chanson du spectacle).

Chansons pour les pieds et dernière tournée[modifier | modifier le code]

En 2001, Jean-Jacques Goldman se veut « musicien pour les pieds » (en d'autres termes, un auteur de chansons faites pour danser) avec des succès comme Ensemble, Et l'on n'y peut rien, Les Choses et Tournent les violons.

L'album acoustique aux percussions plus recherchées qu'était En passant fait place à un disque très simple musicalement, mais avec des arrangements différents à chaque chanson, chaque nouvelle danse. Zouk, gigue, disco côtoient les traditionnelles ballades du chanteur. L'album se vend à 1,6 million d'exemplaires23.

En 2002, il rappelle sa troupe de musiciens pour ce qui est sa dernière tournée en date. On retrouve sur scène les musiciens de toujours, Michael Jones (guitares) et Claude Le Péron (basse) mais également Christophe Nègre (Saxophone-Clavier-Flûtes), Jacky Mascarel (claviers) et Christophe Deschamps (batteur). Au son, on retrouve Andy Scott et aux lumières Frédéric Pévéri. Il s'agit de la même formation que lors de la tournée En passant en 1998-1999.

L'après Chansons pour les pieds[modifier | modifier le code]

En 2004, Jean-Jacques Goldman compose une chanson en l'honneur de Michael Jones sur l'album de ce dernier, Le Frère que j'ai choisi. En fin d'année, sort le single La Chanteuse de bal, chanson écrite et composée par Goldman pour Liane Foly. Il participe la même année aux Francofolies de la Rochelle et au concert « Les vendanges du cœur » à Ouveillan.

En 2005, il compose trois titres (textes et musique) et deux textes pour l'album de Patrick Fiori, Si on chantait plus fort.

En , le quotidien belge La Dernière Heure/Les Sports a prétendu que Goldman s'apprêtait à arrêter sa carrière et que l'annonce en serait faite dans un livre signé de Fred Hidalgo (directeur du magazine Chorus). L'auteur a démenti la sortie d'un livre et Goldman, à travers un démenti publié auprès de l'AFP, a déclaré : « Je commence à lire des articles dans la presse prétendant que j'arrêterais la chanson, c'est faux. »

En 2006, il signe les paroles de Viens me chercher dans l'album de Garou intitulé Garou. En 2007, sort 4 Mots sur un piano, un titre composé et chanté par Goldman, accompagné de Christine Ricol et Patrick Fiori.

Le , dans une interview au quotidien Le Figaro, Jean-Jacques Goldman dément toute préparation d'album. Dans le même entretien, il déclare ne pas savoir quand il reviendra sur scène et que ce ne sera « en tout cas pas dans les années à venir ».

En 2009, il adapte deux chansons de Michael Jones, Comme un père et D'hôtel en hôtel. Le 26 juin de la même année, il rend hommage à Michael Jackson sur les ondes de RTL, au micro de Laurent Boyer. En décembre, il participe au concert de Patrick Fiori à Aix en Provence.

En 2010, il compose quatre titres et un texte sur le nouvel album de Patrick Fiori, L'Instinct masculin, dont Peut-être que peut-être disponible en radio à la fin d'août. En novembre 2010, il interprète La Promesse, en duo avec Grégoire, sur l'album de ce dernier, intitulé Le Même soleil. En trente ans de carrière, c'est la seconde fois que Goldman interprète un duo sur une chanson originale qu'il n'a ni écrite, ni composée. C'est d'ici que je vous écris est le premier extrait du best of de Calogero, V.O/ V.S, sorti le 22 novembre 2010. Ce titre inédit a été écrit par Goldman et composé par Calogero. Il s'agit de la deuxième collaboration entre les deux chanteurs, après C'est dit, sortie en 2009.

Initialement prévu à la composition de la bande originale du long métrage Titeuf, le film, (sorti en avril 2011), Goldman n'a finalement ni écrit ni composé. Il a malgré tout eu un rôle clé, puisqu'il a réussi à inciter Zep à composer lui-même la musique, avec l'aide de Robert Goldman, Nicolas Neidhardt et Thierry Blanchard. On le retrouve tout de même sur le titre Les filles à quoi ça sert ?, accompagné par Bénabar, Francis Cabrel et Alain Souchon.

En , Jean-Jacques Goldman annonce que son retour en solo n'est pas à l'ordre du jour, et qu'aucun album n'est prévu dans les années à venir25. À l'occasion du concert donné par Rockaway à l'Olympia le pour l'association ELA, Goldman interprète Border Song d'Elton John. Le , il donne un concert à Ouveillan pour « les Vendanges du Cœur » en compagnie de Patrick Fiori, parrain de la manifestation, et de Mickaël Miro.

Génération Goldman et « personnalité préférée des Français »[modifier | modifier le code]

En , sort un album de reprises intitulé Génération Goldman, fondé par le Label My Major Company. Il se vend à plus 800 000 exemplaires et devient l'un des albums les plus vendus des dernières années. Il relance l’intérêt de la jeune génération pour les chansons de Jean-Jacques Goldman. En décembre de la même année, il écrit et compose le single des Enfoirés : Attention au départ, sorti le .

En , un sondage du journal Le Parisien Magazine consacre Jean-Jacques Goldman « personnalité préférée des Français » parmi un choix de réponses spontanées2, et ce malgré la complète absence d'album et de concert depuis une dizaine d'années26. Ce classement est notamment à mettre en parallèle avec la sortie de l'album Génération Goldman qui est un grand succès.

En , il participe à une action visant à promouvoir les activités de la communauté de l'Arche, qui accueille des personnes handicapées mentales27.

Début , Le Journal du dimanche publie le résultat de son classement des « 50 personnalités préférées des Français », en réintégrant le nom de Jean-Jacques Goldman parmi les 58 propositions faites aux sondés. Le chanteur avait été retiré de la liste il y a 10 ans, à sa propre demande. Le résultat du sondage le propulse à la première place du classement28, position qu'il gardera pendant les trois « top 50 » suivants.

En , Jean-Jacques Goldman reste la personnalité préférée des Français pour la 6e fois consécutive29.

Soutien aux œuvres humanitaires[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Goldman a depuis longtemps mis son talent au profit d'œuvres humanitaires, notamment :

En 1993, il chante Petite Marie avec Patrick Fiori et Jay dans l'album Les enfants de la Terre.

En 1995, en compagnie des vignerons d’Ouveillan, un petit village audois, il crée « les Vendanges du Cœur »30 ; associant deux divinités mythiques, Apollon et Bacchus, ce geste de solidarité organisé chaque été au profit des « Restos du Cœur » débuta par un concert béni de Zeus. Goldman fait d'ailleurs partie des personnes importantes participant aux actions annuelles des « Restos du Cœur », en tant qu'initiateur et comme l'un des organisateurs de la soirée des Restos du Cœur, Les Enfoirés, qui rencontre chaque année un succès colossal et qui constitue 20 % (vente CD/DVD incluse) des recettes annuelles de l'association31. De 1986 à 1992, il est le parrain de l'association, avant de passer le flambeau à Muriel Robin.

Le , sort le single des Enfoirés : Encore un autre hiver, coécrit par Goldman en collaboration avec Grégoire et composé par ce dernier. À l'été 2012, sort le premier single du groupe Circus, Sur un fil ; le groupe se compose des chanteurs Calogero, Stanislaset Philippe Uminski, ainsi que d'Elsa Fourlon et Karen Brunon. Le titre est composé par Calogero et Stanislas, et le texte est signé Jean-Jacques Goldman.

Le , sort Toute la vie, nouveau single que Goldman a écrit pour les Enfoirés. La chanson provoque un début de polémique en France au début du mois de 32. Selon certaines critiques, le clip vidéo et les paroles de la chanson opposent les générations et donnent une image fausse de la jeunesse, ce qui conférerait à la chanson un côté « réactionnaire »33. Goldman, surpris par les réactions négatives, répond à la polémique de manière décalée34.

En 2016, après trente ans passé comme « chef d’orchestre » du spectacle des Enfoirés, Jean-Jacques Goldman quitte la troupe « pour vivre d’autres aventures ». Il se juge désormais « trop âgé pour continuer à représenter l’esprit des Enfoirés35 », indiquant à ce propos : « On prépare la relève depuis quelques éditions aux Enfoirés. (…) Une équipe rajeunie prend de plus en plus les choses en main et de jeunes artistes s’impliquent. (…) À 65 ans et après trente ans d’Enfoirés, je crois qu’il est temps de passer la main. Je n’ai plus la créativité, les idées, la modernité que nécessite une telle émission35. »

Influences[modifier | modifier le code]

Pendant ses études à Lille, il craque pour Léo Ferré en allant voir le groupe Zoo qui fait sa première partie. « J'ai compris que c'était possible en français… La force des mots, le choc des notes. Ferré m'a eu ! » dira-t-il36.

Jean-Jacques Goldman est également un fan du groupe de boogie-rock anglais Status Quo37, en hommage desquels il écrira la chanson The Quo's in Town Tonite sur l'album Chansons pour les pieds.

Il a été également influencé par Aretha Franklin et notamment la chanson Think à laquelle il fait référence dans la chanson 1,2,3 qu'il interprète avec Carole Fredericks et Michael Jones.

En 2012, dans un documentaire de France 5, Jean-Jacques Goldman témoigne de l'importance qu'eut le scoutisme dans sa jeunesse. C'est là qu'il empruntera pour la première fois une guitare, qu'il apprendra à accompagner un groupe qui chante38.

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Jean-Jacques Goldman.

Au sein du groupe Taï Phong[modifier | modifier le code]

Au sein du trio Fredericks Goldman Jones[modifier | modifier le code]

Carrière solo[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Albums live[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Chansons sorties en singles ou diffusées en extrait promo[modifier | modifier le code]

Entre parenthèses, le nom de l'album où se trouve le titre (sauf indication, album de Jean-Jacques Goldman).

Chansons hors albums[modifier | modifier le code]

En 2004 il participe au CD Agir Réagir en faveur des sinistrés du séisme qui a secoué la région d'Al Hoceïma, au Maroc le 24 février.

Participations[modifier | modifier le code]

  • Chanson d'amour sur l'album Maronnage de Malavoi (1998) (en duo avec Edith Lefel)

Chansons écrites pour d'autres[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Goldman a écrit et composé pour de très nombreux artistes ; il a particulièrement collaboré avec Johnny Hallyday pour qui il a entièrement écrit et composé l'album Gang en 1986, puis produit Lorada en 1995, et avec Céline Dion sur D'eux en 1995, S'il suffisait d'aimer en 1998 et Une fille et quatre types en 2003.

Outre les chansons écrites et composées pour les groupes dont il a fait partie, Jean-Jacques Goldman a ainsi depuis 1980 (co)écrit et/ou (co)composé 125 chansons (éventuellement sous des pseudonymes, voir plus bas), pour les interprètes Céline Dion (29 chansons), Johnny Hallyday (12), Patrick Fiori (10), Patricia Kaas (8), Carole Fredericks (5), Florent Pagny (4), Khaled (4), Marc Lavoine (4), Maurane (4), Garou (3), Christophe Willem (3), Anne-Marie Batailler (2), Dan Ar Braz (2), France D'Amour (2), J.L.B. (2), Lââm (2), Liane Foly (2), Michael Jones (2), Calogero (2), Audrey Sara (1), Catherine Ferry (1), Christine Ricol (1), Christophe Deschamps (1), Christopher Thompson (1), Danielle Messia (1), Elli Medeiros (1), Émile et Images (1), Émilie Bonnet (1), Gérald de Palmas (1), Gildas Arzel(1), Idir (1), Jane Surrey (1), Janic Prévost (1), Jeane Manson (1), Jean-Marie Bigard (1), Joe Cocker (1), Julie Zenatti (1), Linda Singer (1), Lorie (1), Maxime Le Forestier (1), Philippe Lavil (1), Poetic Lover (1), Ray Charles (1), Richard Cocciante (1), Robert Charlebois(1), Roch Voisine (1), Rose Laurens (1), Sabrina Lory (1), Stephan Eicher (1), Yannick Noah (1)39, Hélène Ségara40 et Zaz (1).

Certaines des chansons qu'il a écrites pour les autres ont été faites en collaboration avec J. Kapler, pseudonyme de son frère Robert Goldman, notamment pour les chansons de Florent Pagny.

On peut y ajouter la Chanson des Restos, écrite et composée en 1986 pour Coluche et les Restos du Cœur41, l'adaptation de Ici les Enfoirés en 200942, ainsi que plusieurs chansons écrites et composées pour le scoutisme ou une chorale.

Jean-Jacques Goldman a écrit la plupart de ces chansons en utilisant son propre nom, mais il a parfois fait usage de pseudonymes, dans le but, comme il le confiera, de s'effacer et de donner toute leur place à la chanson et aux interprètes43. De 1979 à 2004, Il a ainsi écrit sous les noms de44 :

  • « Sweet Memories » : deux chansons également interprétées par lui sous ce même pseudonyme en 1979, puis six autres chansons pour cinq interprètes de 1982 à 1984 ;
  • « First prayer » : deux chansons également interprétées par lui sous ce même pseudonyme en 1980 ;
  • « Sam Brewski » : sept chansons pour sept interprètes de 1991 à 2004 ;
  • « O. Menor » : trois chansons pour Marc Lavoine en 1993 (ce pseudonyme est une transcription phonétique de « homme en or », jeu de mots avec la traduction de l'anglais gold man ; Marc Lavoine utilisa d'ailleurs pour l'occasion le pseudonyme « M. Oats », oatssignifiant « avoine » en anglais).

Compositions[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Goldman a composé plusieurs bandes originales de films :

Il a également composé les génériques de plusieurs émissions :

  • Taratata (une version ré-arrangée du solo de guitare figurant au milieu de la chanson Rouge) ; on notera à ce propos que, lors du 2e numéro de l'émission, Goldman est venu au secours de son ami Nagui en remplaçant l'invité principal, William Sheller, qui s'était décommandé à la dernière minute45,46 ;
  • Les Aventures du bien.

La musique utilisée lors des meetings de la campagne présidentielle de Lionel Jospin en 1995 était une version ré-arrangée de la partie instrumentale de Il changeait la vie et Ensemble sur la campagne 2002.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Note : le classement en Belgique francophone n'étant en fonction que depuis avril 1995, les ventes des titres antérieurs ne sont pas évaluées avant cette date.

[afficher]Liste des titres classés

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vidéographie de Jean-Jacques Goldman.

  • Carnet de route 1981 à 1986 (1987)
  • Vidéoclips 1981/1989 (1989)
  • Traces (1989)
  • Au New Morning (1995)
  • Tours et détours (1995)
  • En passant tournée 98 (1999)
  • Souvenirs de tournées (2000)
  • Du New Morning au Zénith (2000)
  • Intégrale des clips 1981/2000 (2000)
  • Chronique d'un album (2001) (DVD promotionnel interdit à la vente, inclus dans le programme de la tournée 2002)
  • Un tour ensemble (2003)
  • Comment tournent les violons (2004) réalisé par Gilbert Namiand (DVD promotionnel interdit à la vente)
  • Jean-Jacques Goldman, de Coluche à Céline Dion (2017), portrait documentaire réalisé par Véronick Dokan et co-écrit par Laurent Boyer & Laurence Gerbi.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il est né dans l'appartement familial3.

Références[modifier | modifier le code]

  1. ELB, « Jean-Jacques Goldman : Sa vie, son oeuvre, en quelques chiffres ! », Télé-Loisirs,‎ (lire en ligne [archive])
  2. a et b « Jean-Jacques Goldman, personnalité préférée des Français », L'Obs,‎ (lire en ligne [archive])
  3. Bernard Violet, Jean-Jacques Goldman : Un homme bien comme il faut, J'ai Lu (ISBN 9782290031971), chap. 1 (« Chinois »), p. 15.
  4. Didier Varrod et Christian Page, Goldman : portrait non conforme, Lausanne, Suisse, P.-M. Favre, , 206 p. (ISBN 978-2-82890275-9), p. 201.
  5. Hervé Hamon et Patrick Rotman, Génération 1. Les années de rêve, Éditions du Seuil, collection « Points – essais », 2008, p. 148-150.
  6. Voir notamment son interview dans le magazine Oze des SGDF en 2013, image disponible sur https://fr.scoutwiki.org/Jean-Jacques_Goldman [archive].
  7. Céline Fontana, La chanson française, Hachette pratique, , p. 171.
  8. Patrick Amine et Michael Jones (avant-propos), Jean-Jacques Goldman : Un monde à part, Paris, Bartillat, , 175 p. (ISBN 978-2-841-00396-9 et 2-841-00396-5, OCLC 78712792), p. 154
  9. Éric Le Bourhis, Le mystère Goldman. Portrait d'un homme très discret, Éditions Prisma, , p. 121.
  10. « Notice Bibliographique de thèse : « Lagier, Nathalie Goldman (1979-….) » » [archive], sur Idref.fr.
  11. « Agrégation de Mathématiques : Resultats » [archive], sur Agreg.org (consulté le7 octobre 2015).
  12. [PDF] Thèse de Mathématiques : « Terme constant de fonctions sur un espace symétrique réductif P-adique » [archive], Nathalie Lagier, Université de la Méditerranée, Faculté des Sciences de Luminy, thèse soutenue le 13 juin 2007 - sur le site univ-mrs.fr (consulté le 20 mars 2015).
  13. a et b Jean-Louis Beaucarnot et Frédéric Dumoulin, Dictionnaire étonnant des célébrités, First Éditions, , p. 74.
  14. Il est parti avec sa femme et sa dernière fille, pour rejoindre ses trois autres filles, scolarisées dans une école française de la capitale britannique. Cf. « Jean-Jacques Goldman a quitté la France pour Londres » [archive], sur ouest-france.fr, .
  15. « Jean-Jacques Goldman a quitté Marseille pour s'installer à Londres » [archive], sur leparisien.fr, .
  16. Luca Andreolli, « Goldman à Londres. Les raisons de son exil », VSD, no 2046,‎ (lire en ligne [archive]).
  17. Patrick Amine, Jean-Jacques Goldman : un monde à part, Bartillat, , p. 45.
  18. Éric Le Bourhis, Le mystère Goldman. Portrait d'un homme très discret, Éditions Prisma, , p. 47.
  19. Patrick Amine, Jean-Jacques Goldman : un monde à part, Bartillat, , 175 p.(ISBN 9782841003969), p. 46.
  20. Chansons, no 10, été 1984.
  21. RFM, 8 octobre 2000.
  22. Éric Le Bourhis, Le mystère Goldman. Portrait d'un homme très discret, Éditions Prisma, , p. 51.
  23. a, b, c, d, e et f « Les meilleurs Vendeurs d'Albums (33 T. / CD / Téléchargement) avec toutes leurs collaborations (Duo...) ou Pseudonymes... » [archive], Infodisc.fr (consulté le 16 mai 2016).
  24. Site consacré à l'album de Sirima, avec les crédits des différentes chansons [archive].
  25. « Jean-Jacques Goldman dément tout projet d'album » [archive], 20minutes.fr, 5 janvier 2011.
  26. « Jean-Jacques Goldman, personnalité préférée des Français » [archive], Le Monde.fr, (consulté le 18 mai 2014).
  27. Loup Besmond de Senneville, « Jean-Jacques Goldman participe à un clip en faveur de L’Arche » [archive], La Croix.fr, (consulté le 20 mars 2013).
  28. « Top 50 : le grand retour de Goldman » [archive], Arnaud Focraud, Le Journal du dimanche.fr, 3 août 2013 (consulté le 16 mai 2016).
  29. « Jean-Jacques Goldman, personnalité préférée des Français pour la 6e fois consécutive » [archive], Europe 1.fr, 2 janvier 2016 (consulté le 15 février 2016).
  30. « Les vendanges du coeur » [archive], sur www.lesvendangesducoeur.com (consulté le8 janvier 2017)
  31. « Les chiffres » [archive], Restosducoeur.org.
  32. (en) « ‘Toute La Vie,’ Song for French Charity, Strikes Discordant Note » [archive], sur The New York Times.com (consulté le 16 mai 2016).
  33. « "Toute la vie" : malaise avec la nouvelle chanson des Enfoirés » [archive], Cécile Bouanchaud, Europe 1.fr, 26 février 2015 (consulté le 16 mai 2016).
  34. « "Toute la vie" des Enfoirés : Goldman répond aux critiques » [archive], Benoist Pasteau, Europe 1.fr, 5 mars 2015 (consulté le 16 mai 2016).
  35. a et b « Jean-Jacques Goldman annonce qu'il quitte les Enfoirés » [archive], La Dépêche du Midi.fr, 14 mai 2016 (consulté le 16 mai 2016).
  36. Jean-Michel Fontaine, « Goldman Story (?, 1994) » [archive], sur www.parler-de-sa-vie.net(consulté le 8 janvier 2017)
  37. Philippe Duponteil, CAMION BLANC: STATUS QUO La route sans fin, CAMION BLANC (ISBN 9782357794320, lire en ligne [archive]).
  38. Le documentaire complet de France 5 sur le scoutisme http://www.youtube.com/watch?v=wFZJM1tFYRo [archive] (voir de 0 min à 1min12s et de 30min08s à 30min53s).
  39. Paroles données [archive], sur le site parler-de-sa-vie.net [archive].
  40. Clip de "Tout commence aujourd'hui" : Hélène Segara radieuse pour son comeback [archive]
  41. La Chanson des Restos [archive] sur le site officiel des Enfoirés [archive].
  42. Ici les Enfoirés [archive] ainsi que le single 2012 Encore un autre hiver composé entièrement par lui sur le site officiel des Enfoirés [archive].
  43. Dr Jean-Jacques, Mister Goldman : Ces chansons derrière lesquelles se cache la plume de Jean-Jacques Goldman [archive], sur le site www.cestunechanson.fr [archive], août 2013.
  44. Pseudonymes [archive], sur le site parler-de-sa-vie.net [archive].
  45. « VIDEOS. Taratata fête ses 20 ans: les meilleurs souvenirs de Nagui », LExpress.fr,‎ (lire en ligne [archive])
  46. « [Y!] Les grands moments de l’histoire de Taratata | Esprit Musique Caisse d'Epargne », Esprit Musique Caisse d'Epargne,‎ (lire en ligne [archive])
  47. a, b, c, d, e, f, g et h « Jean-Jacques Goldman dans les classements internationaux » [archive], sur ultratop.be [archive] (consulté le 28 mars 2014).
  48. http://artisteschartsventes.blogspot.fr/2014/10/jean-jacques-goldman.html [archive].
  49. « Céline Dion et Jean-Jacques Goldman numéros 1 du Top Single en 3 jours ! » [archive], Jordan Landreau, Closer.fr, 28 mai 2016 (consulté le 28 mai 2016).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1986 : Tout sur Goldman, Philippe Deboissy, Éditions Hyperstar
  • 1987 : Goldman - Portrait non conforme, Christian Page et Didier Varrod, Éditions Pierre-Marcel Favre, Collection Presses Pocket
  • 1988 : Goldman, Claude Gassian, Éditions Paul Putti – Éditeur
  • 1991 : Jean-Jacques Goldman, Claude Gassian (avec des légendes de Didier Varrod), Éditions Jean-Pierre Tailandier
  • 1991 : Jean-Jacques Goldman : le parcours d'une star, Catherine et Michel Rouchon, Éditions Rouchon
  • 1992 : Jean-Jacques Goldman : il change la vie, Frank Andriat, Albine Asselman, Cathy Avai, Nicolas Franckx, Véronique Gilson, Yasmine Grebeude, Laurent Mammerickx, Agnès Mathieu, Richard Piret, Lina Prassas, Valérie Raye, Manuel Sanchez, Éditions Pré aux Sources
  • 1993 : ROUGE, Sorj Chalandon / Jean-Jacques Goldman / Lorenzo Mattotti, Éditions Jean-Pierre Tailandier
  • 1995 : Jean-Jacques Goldman, Patrick Amine, Éditions Albin Michel
  • 1998 : Jean-Jacques Goldman - En Passant, Éditions Hit Diffusion
  • 1999 : Les pères ont des enfants, Alain Etchegoyen / Jean-Jacques Goldman, Éditions Seuil
  • 2002 : Jean-Jacques Goldman de A à Z, Mathias Goudeau, Éditions L'Express, Collection MusicBook
  • 2002 : Chansons pour les pieds, Éditions Hit Diffusion
  • 2003 : Voyage en guitare - Jean-Jacques Goldman, Éditions Hit Diffusion
  • 2003 : Jean-Jacques Goldman - Tout simplement, Annie et Bern