(Avec un titre putaclic comme celui-là y a intérêt à ce qu'au moins... genre dix personnes me lisent...)

L'autre jour, j'ai craqué à la hype, et j'ai lancé le premier épisode de 13 Reasons Why. Pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle, c'est une série où, en gros, une meuf se suicide et laisse derrière elle 13 cassettes audio qui parlent des 13 raisons qui l'ont poussé à mettre fin à sa vie. Et mes sentiments sur cette série sont très partagés.

Bon je vais commencer par dire que je n'ai pas détesté la série. À vrai dire mon sentiment premier a été plutôt positif. Et je pense qu'il y a de quoi. C'est une série avec un message fort, et qui interpelle. C'est une réalité, énormément de jeunes se suicident ou tentent de se suicider, et c'est un problème très grave. Je pense que c'est important d'ouvrir le dialogue avec les jeunes, et également d'ouvrir les yeux sur une problématique cruellement vraie, et je pense que c'est ça que la série a essayé de faire: conscientiser les gens "sains mentalement", qui n'arrivent pas à comprendre pourquoi une personne qui se suicide, se suicide. Et, grâce à ça, être plus attentif aux signes potentiellement annonciateurs d'un mal-être qui pourrait pousser à de telles extrémités. Je suis sûre que cette série a pu aider des personnes, suicidaires ou pas, à voir l'autre côté du miroir. À mieux comprendre à la fois le point de vue de la personne qui se tue, et celui des proches qui doivent "subir" la perte, si violente, d'un être cher. 13 Reasons Why a comme but de freiner, idéalement stopper complètement, le nombre de suicides chez les jeunes (ce serait évidemment encore mieux si les jeunes, les adultes, les vieux, tout le monde arrêtait de se suicider, mais la série se concentre principalement sur les jeunes), et c'est tout à fait louable.
De plus cette série a énormément de points forts. La mise en scène et la narration sont typiques des "films d'ados", j'ai envie de dire, avec la cruauté de la jeunesse, ses soucis bien plus importants qu'on ne le pense, et ces points de vue d'adolescents qui ressentent beaucoup trop fort beaucoup trop d'émotions.
Le jeu d'acteur est plutôt mitigé à mon humble avis, bien que l'acteur qui joue Clay (le personnage principal) soit plutôt bon. Même vraiment bon. Son personnage, à l'écoute des cassettes, perd la boule complètement, et la manière qu'a l'acteur de représenter ça est très très bonne. Mais la meilleur reste l'actrice qui joue Hannah (la fille qui se tue, donc), elle est extrêmement doué pour une femme si jeune et si peu connue. Je ne spoile absolument pas en parlant de ce qui va suivre, parce qu'honnêtement tout le monde s'attend à une telle scène, mais la scène du suicide en lui-même est d'une violence rare, déchirante, abominable. Et pour acter une telle scène si jeune, faut vraiment avoir du talent.
Enfin, la musique. La musique est juste par-faite. "That one slow song", "cette musique lente", j'en suis tombée amoureuse tellement elle est belle. Et toutes les autres sont juste merveilleusement bien choisies. Je sais même pas quoi dire de plus, la musique est géniale, voilà!

Mais. Parce qu'il y a un mais, et même plusieurs. Bien que cette série ait de bonnes intentions à la base, je pense que la manière de l'exprimer est très maladroite. Premièrement, cette manière de laisser des accusations derrière soi avant de choisir délibérément de s'ouvrir les veines, c'est... malsain. Je comprends qu'on veuille laisser un témoignage, une explication de pourquoi on décide de faire une telle chose, mais la manière dont c'est fait dans cette série a un goût amer. Comme si Hannah, au lieu de confronter ses sentiments aux personnes qui l'ont blessée, décide de leur apprendre une bonne leçon en les accusant directement de l'avoir conduite jusqu'à la tombe. Du style "vous avez été des gros connards/connasses, maintenant vivez avec ma mort sur votre conscience". Je suis très partagée là-dessus. Parce que oui, ils ont été des gros connards/connasses, et même bien plus pour certains, mais cette manière de se venger de ça, c'est carrément trop extrême. Je sais qu'elle ne s'est pas tuée juste pour apprendre une leçon à ces personnes. Les gens qui choisissent de mettre fin à leurs jours souffre bien souvent d'un mal beaucoup plus profond que ça. Mais c'est la manière dont la série est faite qui fait penser ça. Vous voyez ce que je veux dire?
Autre chose: la romantisation. Je ne m'en suis pas rendue compte tout de suite, mais toute cette série a un côté dangereusement romantique et nostalgique. Je ne sais pas comment l'expliquer. Bien que j'aime la narration, je trouve qu'elle reste très... romantique, désolée mais je trouve pas d'autre mot. Le sentiment général de cette mise en scène, c'est presque "le suicide, c'est sexy" (d'où le titre). Il y a ce jeune homme, Clay, le personnage principal donc, qui a vécu un début de romance avec Hannah et qui, à l'écoute de ses cassettes, tombe un peu plus amoureux d'elle. Parce qu'on voit se douleur, et, étrangement, comprendre la souffrance de quelqu'un te rapproche de cette personne à un niveau émotionnel. Ce qui est le cas dans la vraie vie aussi. On ne se sent jamais si proche de quelqu'un tant qu'on n'a pas eu une de ces discussions à cœur ouvert où l'on montre un peu de sa vulnérabilité. Mais ça... C'est un peu trop de vulnérabilité.
Dans la même veine que cette romantisation malsaine, il y a un soucis à cette série que je pense être un de ses plus gros défaut: la représentation de la mort. Aussi bizarre que ça puisse sembler, il n'y en n'a pas vraiment. C'est quand même un comble pour une série qui parle de suicide. Je m'explique: Hannah laisse donc ces cassettes, chacune parlant d'une personne en particulier qui lui a fait du mal, et ces personnes doivent chacune toutes les écouter. Et, pour les écouter, Hannah leur donne des points de rendez-vous. Et toute cette mise en scène, autant l'histoire des cassettes que la mise en scène de la série, donne l'impression qu'Hannah est toujours là. Bien sûr, tout est basé sur les flashs backs, mais même lors des "retours au présent", Clay a comme des visions d'Hannah. Comme si elle était toujours là. Une scène en particulier donne cette impression (donc attention possible spoil, même si encore une fois, je ne pense pas que ce soit un trop gros spoil): Clay se parle à lui-même (ou il pense peut-être, c'est parfois difficile à dire), et dit, en parlant d'Hannah, "je l'aime", et "l'esprit" d'Hannah, semble lui répondre "alors pourquoi tu ne me l'as pas dit quand j'étais en vie?". Encore une fois, je comprends la démarche: Clay pète les plombs et voit Hannah partout, on peut interpréter ça comme s'il imaginait qu'elle lui répondait, ou même encore comme si sa propre conscience, sous la forme d'Hannah, lui faisait prendre conscience qu'il aurait dû dire ou faire certaine chose avant qu'il ne soit trop tard. Mais, encore une fois, la manière de le faire est très maladroite. Sur le coup, on oublie presque qu'Hannah est morte, et qu'elle ne peut donc pas lui répondre. Ce que j'essaie de dire, c'est que toute la série ne met pas assez en avant l'aspect définitif du suicide. Hannah est morte et bien morte. On la voit se vider de son sang jusqu'à ce que son cœur ne batte plus. Et, à part évidemment cette scène en particulier, rien ne nous fait réellement ressentir la perte d'Hannah. Car elle est toujours présente, à travers ces cassettes, et à travers ces espèces de visions d'elle. Bien sûr, on voit que les gens sont tristes, anéantis, choqués par sa mort, mais (je sais pas, c'est peut-être juste moi) peu d'éléments font réellement ressentir cette perte au spectateur. Dans les commentaires d'une vidéo, j'en ai vu un qui m'a particulièrement interpellée, c'était "Hannah better be alive next season", ou "Hannah a plutôt intérêt à être en vie dans la prochaine saison" (oui parce qu'il y en aura une deuxième).
D'ailleurs, cette deuxième saison, parlons-en rapidement: qu'est-ce qu'ils comptent faire exactement? L'histoire d'Hannah est terminée, et ils ont visiblement décidé de se pencher sur l'histoire d'un des jeunes (on comprend très bien qui et pourquoi au dernier épisode, je n'en dis pas plus), et je ne suis pas très à l'aise avec ça. Déjà, je trouve ça bizarre. Comme si les producteurs tiraient un peu sur la corde "suicide" pour avoir une autre saison, et donc plus de money. Et puis j'ai la sensation qu'une deuxième saison, ça sentirait probablement un peu trop le réchauffé.

Pour terminer, je parlerais de l'influence possible de cette série. Elle peut être bonne, pour les raison que j'ai décrites plus haut, mais aussi très mauvaise. Car, oui, la série a déjà donné des idées à certaines personnes qui ont reproduit l'histoire des cassettes avant de se tuer. C'est pourquoi j'insiste énormément sur ce point: seules les personnes matures et stables mentalement peuvent regarder cette série. Je suis très sérieuse. Bien que j'ai aimé cette série, je reste une adulte assez saine mentalement, et sans tendances suicidaires. Je dispose du recul nécessaire pour faire la part des choses, distinguer le réel du faux, et j'ai le sens critique nécessaire pour apprécier cette série sans qu'elle influence ma propre vie. Mais je pense vraiment que les jeunes, ou les personnes qui sont déjà plus vulnérables émotionnellement, auraient du mal à voir cet aspect malsain de la série. Ils ne verraient, par exemple, que le côté romantique dont j'ai tant parlé. Il y a beaucoup de scènes sensibles également (ça parle, et ça montre, du viol, du harcèlement, du sang) qui pourraient vraiment heurter certaines personnes, et je pense que les personnes mineures ne devraient pas voir ce genre de choses. Ouais, "les jeunes de nos jours" sont exposés en permanence à de la violence dans les films, dans les jeux vidéos, au journal de 19h, mais le genre de violence dont je vous parle est choquant autant visuellement qu'émotionnellement. Et donc, plus impactant.

En conclusion, je déconseille très très fortement cette série à quiconque n'ayant pas assez de recul pour comprendre le message de la série sans l'interpréter d'une manière néfaste. Et je ne dis pas ça comme si je lançais un défi, je le dis parce que le suicide est un acte horrible, qui ne met pas un terme à la tristesse mais qui la transmet. Je n'ai jamais expérimenté la perte d'un proche de cette manière, et je touche du bois pour que ça n'arrive jamais, mais je connais quelqu'un qui a vécu ça. Et bien que jamais je ne comprendrais cette détresse, je reste persuadée que c'est une des pires tristesse qu'un humain puisse expérimenter, je reste persuadée que la personne qui a perdu quelqu'un comme ça pense à cette personne chaque jour avec un goût amer en bouche et un pincement au cœur. Je veux dire, j'ai encore du mal à accepter la mort de Robin Williams, alors imaginez un peu si c'était quelqu'un que je connaissais personnellement...

Le suicide est une solution permanente à des problèmes temporaires.

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Récemment, j'ai regardé une petite vidéo (comme je le fais 99% de mon temps libre). Elle était bien cool et apparemment anodine... Jusqu'à ce que je me mange une pub dans la face. Ha non non, pas la vieille pub chiante en début ou en milieu de vidéo que YouTube place là ni vu ni connu et que tu peux passer après 5 secondes. La vidéo était une pub. Pourquoi ça me rend dingue? Si ça vous intéresse, on se retrouve dans le prochain paragraphe.

Ha chouette vous êtes encore là. Bon comme vous l'aurez capté, j'avais envie de parler de placement de produit, et plus particulièrement chez les YouTubeurs. J'aime à penser qu'ils se divisent en deux camps distincts, mais évidemment la réalité n'est pas aussi simple.
Bien sûr, on a les deux extrêmes. Le YouTubeur qui te fout une application sous le nez, tu sais pas d'où ça sort, on voit clairement que ce qu'il récite c'est un texte pensé par un copy dans une agence de pub où la moyenne d'âge est de 45 ans, et le gars n'a probablement jamais essayé le produit qu'il essaie de nous vendre avant de tourner.
Ensuite nous avons le YouTubeur qui est totalement transparent avec son public dès les premières secondes. J'entends par là énoncer à voix haute que c'est un placement de produit dans sa vidéo, mais aussi l'indiquer dans la description. Précisément, les premières lignes de la description, là où tout le monde peut le voir sans avoir à scroller ou à dérouler les barre d'info. Clair, précis, assumé.
Et, bien malheureusement, entre ces deux extrêmes, il y a tout un nuancier d'autres approches, où les limites sont plus floues, et où on s'amuse à jouer sur les mots, les montages, les images,... Tout ça tout ça. Et c'est là que j'interviens pour vous prêcher la bonne parole. Non je rigole. Vous avez le droit de penser ce que vous voulez des placements de produits. Moi j'essaie juste de donner des pistes de réflexions et j'énonce ce qui me semble acceptable et ce qui ne l'est pas quand on veut vendre un produit.

Car oui, un placement de produit, c'est aussi et surtout pour essayer de te vendre un truc. Ce qui importe pour moi, c'est les intentions qui se cachent derrière. Je suis pour les placements de produit, totalement! Ainsi que pour les partenariats, j'en ai moi même fait un avec un site de t-shirts geek et je ne m'en cache pas! On va pas se mentir. Tout le monde veut plus d'argent sur son compte, tout le monde veut recevoir des trucs gratuits, c'est plutôt cool après tout! Je trouve ça hypocrite de critiquer quelqu'un qui fait un PP (on va utiliser l'abréviation à partir de maintenant parce que je suis une grosse flemmarde) avec pour seul argument que "t'façon tu fais juste ça pour le fric". Bien sûr que tu peux parler de quelque chose sans pour autant te faire payer si tu trouves ça génial et que tu veux le partager avec ta communauté. Mais c'est encore mieux si t'es payé pour le faire! T'as besoin de plus d'explications comme t'es là. Si si, je le vois dans ton regard.
J'entends par là que les PP sont acceptables, si ça a du sens de le faire! Je crois que le minimum quand tu fais un PP, c'est au moins d'apprécier le produit, et qu'il ait du sens avec ce que tu fais d'habitude. Une YouTubeuse beauté qui fait la pub de sa marque de rouge à lèvres préféré, ça a du sens. Si elle se met à vanter les mérites d'un karsher (ou peu importe comment ce truc de merde s'écrit), ça en a moins. Accepter n'importe quel contrat juste parce que la somme est mirobolante, c'est être, en français dans le texte, une petite pute. Accepter un contrat avec une marque que tu apprécie et dans laquelle tu te reconnais, c'est déjà être plus respectueux envers toi-même et envers tes fans.

Ensuite, une fois que tu as un contrat avec une marque en laquelle tu crois, sois putain de transparent sur tes intentions avec ton public. Personne n'aime les pubs inattendues. C'est déjà middle quand on sait qu'on va en voir une, alors si en plus on le sait pas... Préviens ton public dès le début de ta vidéo. Si tu veux pas le dire tout haut, YouTube a même une option pour qu'il soit indiqué, discrètement, en bas de ta vidéo, s'il y a un PP ou une communication commerciale comme ils appellent ça. Inscris dans ta description qu'il y en aura une, et fais pas le filou en mode je le mets après touuuutes mes autres infos pour que personne ne le voit mais que t'aies quand même l'excuse du "je l'ai noté dans la description". Mets le dès la première ligne, où on peut le voir dès le premier coup d'œil, comme l'adulte responsable que tu es sensé être (si c'est pas le cas, continue de filmer des trucs de merde sur le gsm de tes parents autant que tu veux mais ne le poste pas, tu le regretteras quand tu seras plus âgé. Même Squeezie a fait cette bête erreur, mon jeune ami). En bref, il faut que la personne qui va visionner ta vidéo sache immédiatement qu'il va se prendre un PP dans la face. Si c'est pas le cas, ta vidéo devient une pub. Mes amis savent que j'aime la pub, je l'ai même étudiée cette vieille garce, mais même moi j'aime pas me prendre de pub intempestive sous le nez, peu importe à quel point elle est réussie. Je sais pas, c'est peut-être moi qui ait un soucis (non pas du tout), mais je pense que c'est faire preuve d'un minimum de respect envers ta communauté, ton audience, tes abonnés (même s'il ne s'agit que de ta mère, ton père et ta grand mère qui t'as demandé l'autre jour de lui "télécharger Internet"). Assume bon sang de bonsoir! Dans la vie comme sur internet, personne ne peut te rabaisser avec quelque chose que tu assumes à 100%.

J'avais envie de finir cet article avec la vidéo dont je parlais au début de l'article, mais je sais pas si j'ai vraiment envie de cracher sur une personne juste parce qu'elle a été un peu maladroite avec sa manière de faire un PP. J'espère juste que cette personne va se reprendre et ne plus jamais faire la même erreur, sinon là c'est clair que je vais balancer des noms... En attendant, si vous voulez voir à quoi ressemble un bon PP pour moi, allez donc voir cette vidéo de Katrin Berndt, ma YouTubeuse préférée. Je vous préviens, c'est en anglais. Ha, et il y a un placement de produit aussi. Juste pour que vous le sachiez.

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20 ans après le dernier Alien et 5 ans après Prometheus, la saga revient en force avec notre cher et tendre Ridley Scott aux commandes. Pourtant les critiques ont l'air de s'accorder sur le fait qu'il soit mauvais, peut-être même plus que Prometheus. Bah du coup laissez-moi partager mon avis avec vous.

L'histoire: un équipage de 15 membres dont un androïde sont à bord du Covenant, un énorme vaisseau qui va les emmener eux et 2000 colons en cryostase sur une planète habitable afin de, vous aurez deviné, la coloniser. Mais en chemin, ils reçoivent un signal d'origine clairement humaine d'une autre planète. Attention spoiler: ils y a des aliens sur cette planète, houlala on s'y attendait pas du tout!

Bon déjà pour commencer mon analyse de merde, Prometheus n'est pas un mauvais film, contrairement à ce que les critiques ont dit à l'époque. Voilà maintenant que les rageux sont partis, on va pouvoir s'y mettre.
Alien: Covenant n'est pas non plus mauvais en soi, à mon humble avis. Je suis personnellement une fan de la saga, j'ai kiffé tous les fims y compris Prometheus, le tout premier Alien restant mon favori. Et en tant que fan, je n'ai pas été extrêmement déçue, même pas du tout car le film revient à ses premiers amours en empruntant des éléments du premier. Malheureusement, de façon assez maladroite. Et je crois que c'est pour ça que les critiques font chier.

Pourquoi maladroit, me diriez-vous? C'est une excellente question Billy. Bon déjà, c'est pas un spoil je vous rassure, mais dans les 5 premières minutes du film, le commandant meurt. Et j'ai beaucoup de mal avec le concept de tuer un personnage si tôt dans le film. Surtout que cette mort est tragique, les autres membres de l'équipage sont effondrés par l'évènement. Et toi t'es là, tu viens d'ouvrir ton paquet de chips, et tu t'en fous complètement de ce type. Il y a une raison pour que ce type meurt, mais ça ne pardonne pas tout.
Ensuite, les autres persos, bah ils sont un peu cons... Encore une fois pas de spoil, mais le coup du "han 1 autr planaite kon avé pa vu en 10 an d'étud, si on léssé tonbé notr 1ere idé pour allé voir lol?", avec tout le reste de l'équipage qui acquiesce sans même se poser de question, alors qu'ils ont 2000 personnes sous leur responsabilité... Mouais. Fin ils auraient pu quand même poursuivre leur mission et puis revenir sur leur pas de leur côté pour aller voir non?! Qu'ils crèvent tout seuls ces enculés! Enfin bref.
Et des scènes de ce type, il y en a beaucoup dans Alien: Covenant. Rajoutez à ça le plot twist pas surprenant du tout et vous obtenez des spectateurs déçus, dégoutés, qui ont la sensation qu'on s'est un peu foutu de leur gueule. Je comprends totalement. Il y a beaucoup d'erreurs dans ce film, mais j'ai quand même aimé.

Il y a de groooooosses allusions à Alien, le huitième passager et des liens évidents avec Prometheus, d'où l'utilité d'avoir vu ces deux films là au moins avant de s'attaquer à Covenant. Et les thèmes qui sont abordés ne sont pas si horribles que cela! La question de la création, du créateur, du "d'où venons-nous, où allons-nous?", tout le monde kiffe ça nan? C'est presque une réflexion philosophique, tout en restant évidemment dans le domaine de la fiction.
C'est en lien direct avec l'intrigue de Prometheus, du coup c'est quand même malheureux que Covenant ne réponde pas aux questions engendrées par Prometheus. Qui sont ces "créateurs", et pourquoi nous veulent-ils du mal, ces deux questions n'ont absolument pas été élucidées, ce qui vraiment est triste, mais ça laisse une ouverture à l'interprétation de chacun. Et puis vu comment les gens ont pas aimé Prometheus, je peux comprendre que Ridley Scott ait décidé de planquer la misère sous le tapis.
Ensuite il y a cet androïde qui est fasciné par notre alien préféré, comme dans le premier, et qui est creepy au possible je vous préviens. C'est une machine qui ressent des émotions beaucoup trop humaines avec un énorme complexe de supériorité. Mais je ne vous en dit pas plus.

Pas mal de gens ont aussi reproché à ce nouvel opus son taux d'hémoglobine à faire pâlir Quentin Tarantino. "Gore", "sanglant", "dégueulasse" sont des mots qui reviennent régulièrement, et je vais pas vous mentir, c'est pas tout à fait faux. La première "éclosion" est particulièrement trash, mais comme je suis une psychopathe, ça m'a évidemment excitée pour la suite. À cette première naissance suit une scène qui, je pense, a mis tout le monde d'accord. Ridley Scott et ses acteurs ont réussi à capturer l'essence même de la panique pour en faire une séquence au petits ognons.
Mais oui, c'est vrai que tout le reste sonne un peu faux et on a du mal d'oublier qu'on regarde un film. COMME PAR HASARD, oh tiens je m'isole du groupe et, oh, COMME PAR HASARD, je meurs lol. Vous voyez le genre. Par contre la peur de la bête est toujours bien là, même si le suspense est moindre par rapport au premier. Mais on la connait, la bête, ça fait cinq films qu'on la voit la bête, on sait à quoi elle ressemble, la bête. Mais je me suis quand même chié dessus (au sens figuré espèce de crétin) à une ou deux reprises.

Et enfin... Il va falloir que j'en parle les gars, c'est obligé. Cet ersatz d'Ellen Ripley est pas trop mal, mais c'est PAS Ellen Ripley. Personne au monde ne peu arriver à la cheville de Ellen Motherfucking Ripley. Cette femme est l'incarnation même de la badasserie, de la meuf qui n'a peur de rien et qui prend ses ovaires en main comme une madame. Et cette fausse Ripley, on voit qu'il y a de la volonté, on apprécie l'effort. Elle est plutôt cool aussi hein, je dis pas, elle fait des trucs badass aussi et elle porte ses ovaires aussi hein. Mais je sais pas. C'est pas encore trop ça. Désolée, héroïne-dont-tout-le-monde-a-déjà-oublié-le-prénom Daniels.

Et la fin les amis... Je vais spoiler donc je propose à ceux qui ne veulent pas en savoir plus de passer au prochain paragraphe, merci. Cette fin, je l'ai trouvé cool au possible, je sais pas vous. Pourquoi? Déjà parce que j'aime bien les films qui se finissent bien, mais j'adore les films qui se finissent mal. Cette scène finale entre "Walter" et Daniels est d'une cruauté abominable! Je pouvais pas m'empêcher de me mettre à sa place à elle, quand elle a vu ce presque imperceptible froncement de sourcil et qu'elle a compris, et qu'elle était totalement impuissante. Quelle mort horrible! Oui, ok, elle est pas morte, mais c'est tout comme! Si David décide de la réveiller un jour ce sera pour lui mettre un bébé xénomorphe dans le ventre donc elle est quasiment morte. Et je trouve que c'est une fin insupportable. Et oui, j'ai kiffé ma race. Vous pouvez me trouver bizarre.

Donc en conclusion, Alien: Covenant n'est pas un mauvais film. Je comprends totalement la déception de certains, mais ça reste un film divertissant, avec des thèmes bien plus intéressants qu'ils n'en ont l'air, et surtout la fameuse créature que tout le monde adore craindre. En temps que grande fan et plutôt bon public, je recommande aux gens comme moi d'aller voir le film, vous allez pas passer un mauvais moment. Mais c'est clairement pas le film de l'année.

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The Last Guardian est un jeu sur PS4 sorti en décembre 2016. Vous y jouez un jeune garçon qui découvre une bête immense, au milieu de ruines encore plus immenses. Ensemble, vous allez devoir apprendre à vous apprivoiser afin de sortir de ces ruines. En gros.

Bon, ok, avant de commencer... Je n'y ai pas joué. En vérité j'ai regardé mon copain y jouer. MAIS, avant que vous ne montiez sur vos grands chevaux en mode "comen tu pe fair 1 kritik si ta pa jouet lol", je l'ai regardé jouer du début à la fin, je n'ai littéralement pas manqué une seule seconde du jeu. J'ai cherché les solutions avec lui, et puis surtout j'ai vécu l'histoire avec lui. J'avais pas la manette en main, mais je voyais très bien si quelque chose marchait et si autre chose ne fonctionnait pas. Ok, on peut continuer? Bon.

Donc, pour entrer un peu plus dans les détails, dans The Last Guardian vous incarnez un garçon qui se réveille à côté d'un animal fantastique. Quelque part entre le chat, le chien, l'oiseau, et vachement grand, la bête, que vous allez renommer Trico, est d'abord méfiante envers vous. Et tout le jeu va tourner autour de ce gain de confiance, de cet apprivoisement de l'un et de l'autre. Vous allez vous entraider pour sortir des ruines anciennes où vous vous trouver et découvrir les mystères qui y sont liés. Comme dans les vieux jeux, vous ne savez absolument rien de l'histoire, vous allez tout comprendre au fur et à mesure des lieux que vous découvrirez et des épreuves que vous traverserez. Vous croiserez certains ennemis et allez devoir vous-même trouver un moyen de les éliminer, étant donné que vous ne possédez aucune arme. AUCUNE. Tout ce qu'on vous donne au début, c'est un miroir rond (je vous laisse découvrir son utilité par vous-même), et encore, vous allez le perdre (tout ça se passe au début du jeu donc pas de spoil je vous rassure). D'où l'intérêt de se comprendre avec Trico, qui est évidemment bien plus puissant que vous (il fait quand même quelques mètres de plus que vous).

Pour ce qui est de l'aspect technique, c'est là que ça devient marrant. Il ne s'agit pas là d'un jeu à la Uncharted avec les bordures qui brillent pour vous montrer le chemin. C'est plus du niveau de Portal (à mon humble avis), où il faut analyser et réfléchir pour trouver la sortie. Quand au contrôle de Trico, là non plus, c'est pas du gâteau. Vous avez la possibilité à un moment du jeu de lui donner des ordres pour qu'il mette ses pattes quelque part ou qu'il détruise quelque chose par exemple. Mais c'est exactement comme apprendre des tours à un chien. Les premières fois, Trico ne comprend pas ce que vous voulez de lui, il va falloir lui répéter plusieurs fois jusqu'à ce qu'il comprenne, jouer avec une méthode de récompense etc etc. Plus vous allez l'entrainer et lui donner des ordres, plus il comprendra et obéira vite. J'ai lu pas mal d'articles qui disaient que quelques joueurs avaient eut de très gros soucis avec ce système, au point de rester coincés une bonne demi-heure au même endroit. Il y a de quoi être frustré. Et c'est probablement à cause de ça que le jeu reçoit un accueil très mitigé dans le monde des gamers. Moi-même j'étais parfois lassée de voir mon homme faire et refaire la même commande pendant de longue minutes avant que Trico fasse ce qu'on lui demande. Et encore, quand il faisait ce qu'on lui demande, où on le demande. Mais c'est aussi ce qui, à mon avis, fait un bon jeu. Il faut que le jeu résiste un peu, qu'il te challenge. Sinon, comme pour Uncharted, il est terminé en quelques heures et on n'a pas trop la sensation d'avoir "accompli" quelque chose.
Pour en rester aux commandes, même si je n'avais pas la manette en main, j'ai été exaspérée par le personnage du petit garçon, qui a une maniabilité discutable. Au début je croyais juste que Johan faisait n'importe quoi ou se trompait dans les boutons. Et puis il a refait ça plusieurs fois, jusqu'à ce que je comprenne qu'en fait c'est le perso qui fait n'importe quoi. Difficultés à viser, à sauter au bon endroit, à monter sur des trucs, ou même à communiquer avec Trico. Le jeu reste jouable, mais il y a des moments où cette maniabilité va vous donner envie de noyer le gamin et de le donner en pâture à la bête.

Au niveau du graphisme, c'est honnêtement un des plus beau jeu que j'ai vu. J'aime la différence de design entre les personnages: le jeune garçon est plutôt lisse, avec des couleurs fortes et contrastées, tandis que Trico a des couleurs plus neutres et est tout en détails. Les plumes, les yeux, les pattes de la bête sont juste magnifiques. Et le décor est à couper le souffle. Aucune salle ne ressemble à une autre, on est parfois dedans et parfois dehors. Ces ruines étranges où la nature reprend peu à peu ses droits, c'est un environnement magnifique qui va donner de la profondeur à l'histoire. L'ambiance et l'univers est tout simplement une réussite.

Et enfin pour ce qui est de l'histoire... Comme je l'ai expliqué plus haut, c'est une histoire qui se découvre petit à petit, et il y a pas mal de chose que vous devrez comprendre par vous-même. Où êtes-vous? Pourquoi y êtes-vous? Quel est cet animal? Qui sont ces ennemis? Pourquoi vous attaquent-ils? Pourquoi certains obstacles semblent-ils insurmontables pour Trico? Et j'en passe. C'est un aspect du jeu que j'ai personnellement adoré. Plus encore que le cassage de tête pour trouver la sortie, il y a le cassage de tête pour comprendre le pourquoi du comment du quand du quoi. Je ne tiens pas à rentrer trop dans le détail de l'histoire en elle-même, car elle est tellement passionnante et pleine de rebondissements, je ne voudrais pas gâcher tout ça pour vous. Je peux néanmoins vous dire de préparer vos mouchoirs, parce qu'autant Johan que moi, on a pleuré des litres et des litres à la fin. Tellement les personnages sont attachants, et tellement l'histoire est prenante et intrigante.

Bref, si vous voulez un jeu qui est beau, poétique, et puis aussi un peu casse-tête, il n'y a pas de meilleur jeu pour vous. Je l'ai personnellement trouvé géniallissime, j'aurais bien dit "parfait" s'il n'y avait pas quelques soucis techniques, mais pour ce qui est du reste, c'est un 10/10. J'y rejouerais (moi-même cette fois-ci) volontiers.

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Le minimalisme, c'est le nouveau style de vie que nombre de youtubeuses adoptent. Le principe est simple. Non vraiment, toute l'idée du minimalisme, c'est la simplicité. J'ai rassemblé pour vous les points forts de cette nouvelle mode.

Moi aussi, en lisant "minimalisme" dans une vidéo d'une de mes youtubeuses préférées, j'ai tout de suite pensé au genre artistique, et du coup je ne voyais pas trop le rapport avec le thème de la vidéo: faire le tri dans ses fringues. En réalité, c'est un tendance qui commence à se faire une place parmi les youtubeuses mode et beauté, il y en a même quelques unes dont la chaîne est consacrée exclusivement à ce style de vie. Mais au fond, c'est quoi, le minimalisme?

Hé bien c'est très simple, mon cher. Le but du minimalisme est d'avoir une vie plus simple, se débarrasser des choses pour privilégier les expériences. Selon cette idéologie, il faut commencer par jeter/donner tous les objets dont on n'a pas réellement besoin et garder uniquement l'essentiel. Pour certaines, c'est un moyen d'économiser de l'argent, et/ou avoir moins de ménage à faire. Pour beaucoup, c'est un moyen de faire le ménage dans sa vie, autant matériellement que psychologiquement. Et enfin pour d'autres, ça va encore plus loin. Ne garder que les choses essentielles permettrait d'atteindre un idéal, une vie plus simple et donc plus heureuse. Ça, c'est ce que je pourrait appeler la définition de cette tendance. Ce pourquoi certaines personnes se lancent dans l'aventure.

Maintenant au niveau pratique, qu'est-ce que ça donne? La première étape serait de faire un énorme tri dans toutes ses affaires, ce que les youtubeuses anglophones appellent le "decluttering" (littéralement "débarrassage"). Ce qui nous vient directement à l'esprit c'est évidemment faire le tri dans ses vêtements, vous pouvez d'ailleurs retrouver dans cet article ma technique personnelle pour ne garder que les vêtements auxquels vous tenez réellement. Mais le decluttering ne s'arrête pas seulement à votre penderie. Tout y passe: chaussures, maquillage, médicament, ustensiles de cuisine, draps, affaires de toilette,... Il y a des objets, en dehors de votre garde-robe, qui prennent inutilement de la place. Le minimalisme vise à faire le tri dans absolument toutes ses possessions, dans toute sa maison, pour ne garder que les choses qu'on utilise et qu'on aime réellement. Certaines personnes se lancent même dans le challenge de ne posséder que 100 objets. Ça semble complètement dingue de ne posséder que 100 objets, mais je suis presque sûre que vous utilisez déjà uniquement 100 objets. Si ça vous intéresse de voir ça plus en détail, il existe des kyrielles de vidéos sur Youtube et pleins de tableaux sur Pinterest pour vous aider à faire un grand decluttering de printemps.

Personnellement, j'étais d'abord sceptique vis-à-vis de cette nouvelle mode. Je vis encore chez ma mère, et dans cette maison, c'est souvent le désordre. Ma mère est la reine du "au cas où", elle garde systématiquement tout ce qui est cassé pour le réparer ou lui trouver une nouvelle utilité. Ma soeur est une jeune ado, et donc faire le ménage dans sa chambre, c'est pas tous les jours la joie, comme pour n'importe quel enfant. Mon beau-père quant à lui est adepte du "on jette tout", si ça traine, poubelle (cela dit, il a un atelier dans le garage qui est loin d'être rangé). Et moi, j'ai grandi dans l'optique du "au cas où", alors j'ai tendance à faire pareil. Je garde des objets que je n'utilise littéralement jamais, au cas où. Je garde des documents, des tickets, des feuilles volantes, au cas où. Je ne peux pas me séparer d'objets qui m'inspire un souvenir, car j'ai peur de regretter de les avoir jeté une fois que je serais plus vieille. Tout le monde fait ça, c'est pour ça que le minimalisme n'est pas à la portée de tout le monde. Il faut être vachement sûr de soi pour simplement jeter/donner des livres qu'on ne lira pas. Perso c'est la partie qui me freine totalement quand je regarde des vidéos de decluttering: je me sens capable de me séparer de mes vêtements inutiles, de mon maquillage inutile, de tous ces "attrapes-poussière" inutiles, mais me débarrasser de mes livres, ça jamais.

Maintenant, comme n'importe quel autre mouvement Lifestyle, le minimalisme peut avoir pour chaque personne sa définition propre. Il y a des personnes qui veulent le faire à fond au point de même se débarrasser de meubles en trop ou d'emménager dans une maison plus petite. C'est pour ça que ça peut faire peur. Mais pour moi, je l'ai compris comme une manière différente de voir notre consommation. Pas la peine de se séparer d'un objet si on ne veut absolument pas s'en débarrasser. Chacun peut y trouver son compte: certains veulent que l'intégralité de leur maison soit en tons neutres, d'autres ne voient pas d'inconvénient à avoir de la couleur. Pour moi, c'est surtout une manière de faire un énorme tri et virer tous ces objets qu'on utilise de toute façon jamais, et ensuite de faire des économies. Car oui, en plus de ranger sa baraque, c'est aussi réfléchir à chacune de ses dépenses pour ne pas recommencer à accumuler des choses sans intérêt. J'aime cette idée, et j'ai bien envie de me pencher vraiment sur la question quand je déménagerais. J'ai toujours vécu dans le désordre, mais avoir une maison au style scandinave, simple et neutre, m'a toujours séduite. Je vous écrirais un article quand j'aurais vraiment changé de maison pour vous tenir au courant de ce projet.

En attendant, si le minimalisme vous intéresse, il n'est jamais trop tard pour s'y mettre. Si vous comprenez bien l'anglais je vous recommande Sarah Nourse et Zoey Arielle, leurs vidéos sont vraiment très utiles et intéressantes pour se lancer dans le minimalisme. Pour les francophones, Vivre avec moins vous aidera à mieux comprendre et à mettre en pratique tout ce que je viens de vous dire, ainsi que la série Vers le minimalisme de la chaîne Un soupçon de rose. Pour celles et ceux d'entre vous qui ont Pinterest, tapez simplement "minimalism" et vous trouverez des tas d'idées pour commencer dès aujourd'hui à declutter votre appartement/maison. Il existe aussi des livres sur le sujet, pour le moment je n'en ai vu qu'en anglais mais je suis sûre que si ça vous intéresse vraiment vous trouverez votre bonheur sur Amazon.

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