Nous nous sommes installées au bord de l'eau. Là où le soleil brille toute l'année, là où nous ne connaissons pas l'hiver. Une ville portant les couleurs du monde. Là où nous pouvions voir défiler des bateaux à n'importe qu'elle heure et où nous pouvions aller en ville en apercevant une foret de mats. L'odeur du poisson nous tenait le nez prés du vieux port. Il suffisait de s'installer à une terrasse pour y voir parader la création de Dieu, si déférente qu'elle soit.. Nous allions souvent nous promener prés du Fort Saint Jean. J'aimais m'y asseoir sur ces remparts, fermer les yeux et sentir le mistral traverser mes cheveux. J'appréciais le soleil, chaud et cognant sur mes joues. J'écoutais attentivement le chant des gabians, la musique des vagues déferlantes sur les rochers, les notes de l'air du vent.

Marseille, si belle que tu sois. C'est prés de l'immensité de la mer et du charme ethnique que nous nous sommes installés au creux de la cité phocéenne.



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Il n'y a pas si longtemps, je savais qui j'étais. Je savais ce que je voulais. A présent, je n'en suis plus si sure.

Parfois, l'esprit sème un doute en nous. Il brouille les pistes. Il freine nos droits, nos devoirs. Il accélère certains systèmes. Il saute certaines quêtes, il efface des éléments de nos mémoires. Il fait ce qui lui chante.

Il faut accepter la réalité. Il faut s'y plonger. Il faut retrouver tous ces fragments oubliés.

Assise sur les pierres taillées et froides, je contemple avec attention l'horizon. J'observe cette ligne infini que dessine l’Océan. Elle a l'air si parfaite, si loin mais pourtant si proche.

Je m'immerge sur Terre. Léthargique, mon corps prends peu à peu conscience de son activité. Je ne prête plus attention à la symphonie du flot. Je me détache de cette abîme. De ce fardeau.

Mon corps en est ailé. Mon esprit en est équilibré.

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